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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:22

Une fois encore nous nous sommes retrouvées traquant les pierres écrites !

Une obsession allez-vous penser !

Serrabone.JPGOui et nous assumons, des instincts d’archéologues sommeillent en nous depuis toujours !

Samedi 14 mai nous avons grâce à Mathé, notre voisine, bouclé la boucle, celle qui relie les différents sites de pierres écrites dans les Aspres.

Il faudra d’ailleurs que nous vous parlions de notre trouvaille à la Chapelle de la Trinité mais ce sera pour un prochain article, cette merveille le mérite.

Nous avons mis le cap sur le prieuré de Serrabone et avons démarré sur les chapeaux de roues, la météo étant assez pessimiste.

C’est pourtant, sous le cagnard, que nous avons attaqué le chemin qui s’élève en direction du Col des Arques entre les touffes de thym, de fougères arborescentes. L’absence d’ombrage a petit à petit changé notre look, Frédo arborait un air de bédouin en plein désert.

 

« Rouges avec une tomate », pour reprendre un mot d’enfant, en atteignant le premier col, nous avons choisi de zapper le crochet jusqu’au Puits à Neige. Même si son état est à ce point épatant qu’il pourrait reprendre du service, il y avait comme un doute qui planait sur le nôtre en l’atteignant ?

Nous avons donc viré à gauche sur le col des Arques et cheminé en crête sus au Cimetière des Maures !

De cimetière, point et encore moins de Maures.

Cette appellation « maure » très fréquente un peu partout, désigne en fait tout lieu, toute construction que les anciens ne pouvaient dater, qui intriguaient, inquiétaient par leur différence !

C’est ainsi qu’il y a la « Balma del Moro », le « Mas Moreu » (Mas du Maure), la « Cova de l’Alarb » (grotte de l’Arabe), le « Château des maures » sur la Via Domitia ...

Impact des invasions arabes ?

A coup sur, mais cela interpelle !

Penser que depuis 732 et Charles Martel, l’opinion publique se cherche finalement toujours les mêmes boucs émissaires pour désigner ce qui l’inquiète laisse rêveur. Les choses n’évoluent guère !

 

Cimetière des MauresAu cours de la montée nous avons repéré une pierre écrite non répertoriée, il semble finalement qu’il y en ait partout où le pastoralisme a existé dès l’Antiquité et nous avons trouvé sans peine la dalle gravée du « Cimetière des Maures ».

Un tant soit peu blasées, il faut dire que celle de Glorianes que nous voyions à l’œil nu depuis notre perchoir du jour, nous étions sur la ligne de crête voisine, est tellement extraordinaire, nous ne nous sommes guère attardées et avons continué de cheminer sur la crête pour nous restaurer auprès de l’Orry du Col des Arques.

 

CistesLe pique-nique avalé nous avons poursuivi de col en col jusqu’à retrouver l’antique chemin qui relie Boule d’Amont à Serrabone. Cette descente, pour plagier une certaine Alix, a été tout bonnement « délicieuse » au travers des cistes en fleurs, rythmée par le chant des rossignols.

Par contre la dernière demie heure a été vivement avalée, l’orage s’annonçant.

A peine le temps d’admirer un des portails du Prieuré que les premières gouttes nous éclaboussaient et c’est sous une belle avalasse que nous avons atteint notre voiture.

La douche a été brève, du coup sur le chemin du retour et sous un soleil retrouvé nous nous sommes arrêtées un peu avant Bouleternère sur le site de Sant Nazari de Barbadell. Lové dans une prairie au bord du Boulès, existait ici un village. De ces quelques feux, il ne reste qu’une église mais quelle église !

 

SN-de-B.jpg

 

De loin, le visiteur ne voit qu’une petite chapelle, ce n’est qu’en arrivant aux abords immédiats que l’on découvre son impressionnante hauteur. Un groupe de bénévoles lui a redonné vie, sauvant le site de l’abandon !

Eglise préromane du IX ème siècle de tradition wisigothique, elle a été surélevée et dotée d’une belle voûte empierrée couverte de schistes au XI ème siècle, tout cela pour finalement servir d’édifice agricole depuis le début du XXème siècle !

 

 

P1010584.JPG

 

Qu’est-il arrivé à ce village ?

Qu’elle est l’origine de ce nom, Barbadell ?

Une seule chose est sûre : la racine pré indœuropéenne « Bar-b » qui signifie torrent or il en est un, le Boulès, qui coule à 2 pas et qui devait rythmer la vie du village.

Si vous avez une explication pour la seconde partie du nom « dell », nous sommes preneuses ?

Nous avons quitté pleine de sérénité ce très beau site car si Serrabone est un endroit fort et majestueux, Sant Nazari de Barbadell est d’une belle sobriété, on sent que des hommes y ont vécu simplement !

Do

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 16:07

ÇA

(« It » Viking Penguin Inc, New-York, 1986)

 

STEPHEN KING

 stephen-king-ca-livre-1-.jpg

(Ed. Albin Michel, 1988, traduction française de William Desmond ; 2 tomes)

 

 

C’est un roman impressionnant (dans tous les sens du terme) comme seul ce grand  auteur américain de littérature fantastique sait nous en offrir. « ÇA » nous tient en haleine sur 1 500 pages. On vibre, on frissonne avec Bill, Mike, Beverly, Richie, Eddie, Ben et Stan, sept ados vivant à Derry, petite ville du Maine. Eux-mêmes se sont baptisés « le club des ratés » et durant l’été 1958,  alors qu’ils entrent dans l’adolescence, des évènements dramatiques (disparitions, assassinats d’enfants) se produisent. Ils nomment « Ça » le monstre qui alimente leurs peurs, le responsable de tous ces drames ; jurent de le tuer. « Ça » vit dans les entrailles de la ville et prend pour chacun des formes différentes, le plus souvent celle d’un clown. « Ça » peut avoir d’autres noms et chacun d’eux (de nous) a un « Ça » dans sa tête.

Comme tous les romans de Stephen King, il est difficile de résumer cette œuvre foisonnante de façon rationnelle. Le récit alterne les périodes de l’été 58 et celle où, devenus adultes ils se retrouvent à Derry 27 ans plus tard, comme ils s’en s’ont fait le serment, en cas de danger. 

L’écriture, se situe à plusieurs niveaux et mêle habilement classique et fantastique, imaginaire et réalité, l’auteur joue avec nos nerfs et nos propres angoisses – on s’attache et s’identifie à ces sept ados et à leurs peurs (par la voix de l’un d’eux, Stephen King avance une hypothèse : « Ce sont les adultes les véritables monstres ») et aussi dans sa dédicace : « Enfants, la fiction n’est que la vérité que cache le mensonge « Faut redevenir un même, seule façon de ne pas devenir cinglé, faut redevenir un môme » et la vérité cachée dans ce récit est suffisamment simple : la magie existe ».

L’ouvrage est aussi, sur 30 ans, une extraordinaire fresque sociale de l’Amérique.

Le roman qui a remporté de nombreuses récompenses dont le Prix British Fantasy en 1987 est un des livres les plus vendus aux États-Unis en 1986 (il sera durant 14 semaines en tête des ventes).

 

Stephen King est né en 1947 à Portland dans le Maine, région dans laquelle il vit encore aujourd’hui. Il a écrit quelquefois sous le pseudonyme de Richard Bachman. Auteur de quelques 50 romans, nombreux ont été adaptés au cinéma (« Carrie », « Shining » ou « Dolorès Claiborne » pour n’en citer que quelques uns).

YOn peut avoir un coup de cœur pour un livre ancien, qu’on a raté au moment de sa sortie, des auteurs qu’on n’a jamais osé aborder ou plus simplement pour un livre qu’on découvre tardivement.

 

  

  

  

 

 

 

9782081208179-1-.gifKATIBA

 

 

Jean-Christophe RUFIN

(Flammarion, Paris, 2010)

 

Pour ceux qui l’ignorent, « Katiba » désigne un camp de combattants islamistes dans l’Afrique de l’Ouest. Le roman de J.C. Rufin débute par l’assassinat de quatre touristes italiens en Mauritanie, une « bavure » puisqu’ils devaient devenir des otages.

L’héroïne, Jasmine, est une jeune femme moderne et ambigüe, veuve d’un diplomate, elle travaille au Quai d’Orsay. Son chemin croise des médecins, des islamistes, des agents doubles, des cyniques, des tendres, des sans foi ni loi ; qui manipule qui ?

Le roman, véritable thriller géopolitique, nous fait pénétrer en parallèle au cœur des diverses ramifications liées aux renseignements ainsi qu’au sein d’un groupe opérant au Sahara, le mode de recrutement, les réseaux. C’est passionnant et terrifiant à la fois.

Avec ce roman, Jean-Christophe Rufin nous lance sur la piste d’islamistes, de vrais et de faux terroristes. L’écriture est simple, et on ne boude pas ce plaisir simple aussi : se faire manipuler

 

Jean-Christophe Rufin a plusieurs vies, plusieurs casquettes ; médecin de formation, il est un des membres de Médecins Sans Frontières, président d’Action contre la faim, nommé ambassadeur au Sénégal en 2007, il démissionne en 2010, écrivain : Prix Goncourt du premier roman en 1997 avec « l’Abyssin », Interallié en 1999 pour « Les causes perdues », et Goncourt 2001 pour « Rouge Brésil », il signe son autobiographie « Un léopard sur le garrot » en 2008 ; il est élu à l’Académie Française la même année.

 

 

 

 

LES BRUMES DU PASSÉ410jR9QOZmL._SL500_AA300_-1-.jpg

« La Neblina del ayer » (Tusquets Editores, Barcelone, 2005)

 

Léonardo PADURA

(Ed. Métailié, 2006 - Traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas)

 

(Et Points Policier, Paris, 2011)

 

 

Le roman se présente comme une nouvelle enquête de l’inspecteur Mario Conde, personnage récurrent de l’écrivain cubain Léonardo Padura. Ce livre n’est, en réalité, pas un roman policier au sens strict du terme, mais plutôt une promenade mélancolique et nostalgique dans La Havane d’hier et d’aujourd’hui. Anciens riches, pauvres de toujours, tous affamés, chacun à Cuba se débrouille comme il peut… certains vendent leurs livres pour manger comme d’autres vendent leur corps. C’est ainsi que Mario Conde, ancien flic devenu acheteur/vendeur de livres, découvre une bibliothèque contenant des trésors de la littérature cubaine. Dans un livre, la  photo de Violeta del Rio, chanteuse de boléro, symbole des années 50 le lance dans une enquête personnelle et une peinture de la vie à La Havane du temps de Batista.

Si Léonardo Padura est indéniablement critique sur l’état actuel de son pays, il ne se livre jamais à un réquisitoire anti Castro ; il nous fait pénétrer par petites touches dans le quotidien des Havanais aujourd’hui (sans rien cacher des réalités de l’île, mêlant histoires personnelles et Histoire cubaine). A la lecture de ce livre, une seule certitude : Padura aime Cuba d’un amour profond et indestructible, et nous aussi ; c’est une déclaration d’amour à son pays, sa ville, les livres, la culture. L’écriture de Padura est subtile, douce-amère, remplie des odeurs, des couleurs, de la musique de Cuba.

La Havane de Padura est hantée par les brumes du passé, un paradis imparfait mais perdu, un paradis où tout le monde, aujourd’hui, a la faim au ventre et la gueule de bois.

 

Léonardo Padura est né à La Havane en 1955, il y vit toujours. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénari pour le cinéma. Il est l’auteur d’une tétralogie intitulée « Les Quatre Saisons ».

« Electre à La Havane » a reçu les Prix Café Gijón en 1997 et Hammett en1998.

« L’automne à Cuba » le Prix Hammett en 1999.
« Passé parfait » Prix des Amériques Insulaires en 2002.
« Les Brumes du passé » Prix Brigada 21 du meilleur roman noir 2006.

 

 

  MI

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:24

Journal de 20 heures, France 2, ce soir...

  

On nous présente un livre qui vient de sortir: "

 

je voulais tuer Chirac".

 

Son auteur s'exprime longuement pour

 

expliquer son geste...

 

Voilà, lui, il n'a pas eu de problème pour se

 

faire éditer!

  

Conclusion: "qui c'est-y que je vais pouvoir

 

zigouiller?!!!..." (je pense à quelqu'un, mais

 

bon...)

 

Fredo

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:40

Redescendues de Glorianes, notre journée était loin d’être terminée. Vu le temps incertain, nous avons décidé de faire du tourisme. Ce qui parait incroyable c’est que après plus de 40 ans passés dans les Pyrénées Orientales, à parcourir le département en long en large et en travers, nous arrivons encore à trouver des villages que nous ne connaissions pas. Pour notre plus grand bonheur…

P1010520.JPGJamais nous ne nous étions encore arrêtées à Rigarda, joli petit village lové autour de son église Sainte Eulalie, du Xème siècle…

P1010533.JPGJamais nous n’avions mis les pieds à Joch, village déjà plus important, dressé sur un promontoire en surplomb de la vallée de la Têt… Nous nous sommes régalées à parcourir ses ruelles tortueuses et ses passages couverts jusqu’à l’ancien château… Mais c’est à Baillestavy que nous avons passé le plus de temps…

 

 

 

 

 

 

 Si vous lisez « Canigou », vous découvrirez que Baillestavy ou Vallestavia, en catalan, est un des hauts lieux de l’exploitation du fer dans le massif. A l’entour, on trouve des mines, des forges, des fours où l’on faisait « griller » le minerai extrait beaucoup plus haut, à la Pinosa ou à Batère… P1010553.JPG

Garées à l’entrée du village, au lieu dit « la Farga » (la forge), nous avons commencé notre visite en franchissant la Lentilla par un vieux pont de pierre médiéval, pour accéder au haut village, par un chemin pentu et empierré datant vraisemblablement de la même époque. P1010537.JPGLe point culminant en est l’église et sa tour clocher, unique vestige de l’ancien château. Ruelles tortueuses et demeures anciennes font de cette visite un moment fort et envoûtant. Le mobilier religieux de l’église Saint André est parait-il riche et très ancien… On le croit sur parole, l’église étant fermée comme les autres, hélas.

 

 

 

 

 

 

  

P1010544-copie-1.jpgCe n’est pas le cas de la deuxième église Saint André de Baillestavy, que nous avons découvert en redescendant, suivant le circuit de découverte du village qui emprunte un petit bout du GR 36… L’ancienne église Saint André, édifiée sur un habitat antique du premier siècle avant JC – en témoignent les pièces de monnaies et les restes de vaisselles retrouvés sur place-, se dresse près du cimetière du village, au bord de la rivière, en aval du vieux pont. Abandonnée en 1762 au profit de la nouvelle église érigée à la place du château, sa toiture a été partiellement éventrée mais on ne s’en rend compte qu’à l’intérieur. La voûte est équipée de vases acoustiques. P1010546.JPGPratique ! Pas besoin de sono ! Les ruines ont été consolidées ; le lieu est paisible et touchant. Dans le cimetière, les mêmes noms reviennent sans cesse… « Guerre »… « Maynéris »... ces noms que l’on retrouve dans le livre de Joseph Ribas.

Ecoutez le nous parler de Joséphine Guerre, dite « Fina », figure légendaire du village :

« Fina partait avant l’aube du village, montait à pieds aux mines de la Pinosa, deux heures et demie de marche ; là, elle prenait sa charge et revenait sur Valmanya par un sentier abrupt jusqu’à la Farga de Llech où on lui payait vingt sous, un franc, le voyage. Sept heures de portage harassant ! Elle rentrait le soir à Vallestavia par le col de Teixo ; deux heures à pieds plus bas ».

A titre indicatif, la charge dont il est question consiste en 44 kilos de minerai posés sur un coussinet, le « sacpall », noué sur le front et couvrant la nuque…

Laborieux petit peuple du Canigou (et d’ailleurs !). Et dire qu’aujourd’hui on est incapable de faire dix mètres à pieds pour emmener ses enfants à l’école !

Nous avons reçu les premières gouttes de pluie au moment de retrouver la voiture. Nous reviendrons à Baillestavy où le randonneur est si bien accueilli par des itinéraires de randonnée plastifiés mis à disposition sur le parking…

Nous sommes rentrées à Saint Génis en passant par Valmanya, un autre site chargé d’histoire (tragique) que nous découvrirons une autre fois… La Bastide… St Marsal… et enfin Amélie les bains… Superbe trajet, sauvage et sinueux… Assez peu de kilomètres que le spectre de la panne d’essence nous ont rendu bien longs à parcourir !

« Montanyes regalades son las del Canigó… »

 

Fredo

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:20

     Temps gris et bas, ce samedi 7 mai, mais nous avons constaté depuis longtemps qu’il ne fallait pas changer ses projets. Nous avons décidé d’aller à Glorianes, nous irons.

P1010514.jpgGlorianes, petit hameau niché sur les flancs du Canigou, tout au bout d’une route étroite et sinueuse… Sujets au vertige, s’abstenir ! Heureusement, nous ne croiserons qu’un seul véhicule en montée, et un seul en descente. Ouf !

Pourquoi Glorianes ? Qu’y a-t-il de si intéressant dans ce petit coin perdu ? Hé bien, beaucoup de choses, si l’on en croit Joseph Ribas, auteur d’un intéressant ouvrage intitulé « Canigou »,  et paru aux éditions Loubatières. L’histoire de Glorianes débute à l’époque préhistorique. On y trouve notamment un dolmen, des pierres dressées et une dalle gravée fort intéressante, le « roc de l’Amoriador ».genere-miniature-1-.gif

    Voilà ce que nous sommes allées traquer à Glorianes : la fameuse dalle de schiste ornées de gravures rupestres (célèbre, mais pas vraiment bien indiquée... Peut-être ne s'en porte-t-elle que mieux!). Du hameau, on peut aussi s’en aller gambader sur la crête jusqu’aux ruines d’une chapelle romane, Sainte Anne… Mais là, c’est clair, le temps ne nous le permettra pas. Ce sera pour une autre fois, peut-être…

    Nous nous garons près de la fontaine ; il n’y a pas trop le choix. Le site est magnifique… Nous tournons un peu autour de l’église, puis nous attaquons la grimpette. Sitôt parties, nous rencontrons un autochtone charmant qui nous confirme que nous sommes bien sur la piste qui mène à Ste Anne et à la pierre gravée, « pas facile à trouver », ajoute-t-il. Nous pourrions aussi emprunter le sentier qui passe juste derrière chez lui, plus court, mais non balisé. Nous préférons la piste, plus sûre, nous semble-t-il.

Hop, c’est parti ! Nous butons très vite sur une barrière… Privé… Chien interdit. Demi tour… Ça commence bien !

    Il ne nous reste plus qu’une solution : le sentier que l’on nous avait indiqué plus tôt. L’homme qui nous avait renseigné est toujours là... Il n’avait pas pensé au chien… On pourrait passer, mais le berger n’est pas commode. Manquerait plus qu’il ait un patou… On s’abstiendra, merci !

Nous attaquons la sente assez raide, pas toujours visible… Et nous arrivons presque aussitôt à une porte… Un petit symbole éloquent nous fait comprendre que, là non plus, les chiens ne sont pas les bienvenus !

    Alors là, c’est le comble ! Nous ne sommes tout de même pas venues jusque là pour repartir sans avoir vu notre dalle, non ? Nous passons quand même. Ras le bol. Et nous grimpons. Nous avons la carte, mais nous y allons aussi un peu au jugé car si dans les premiers mètres, un panneau indique le col des Arques, très vite, il n’y a plus rien. Et nous avons beau avoir une petite idée de la direction à prendre, il y a partout des amorces de chemins, tracés par le bétail, qui nous trompent. Bientôt, nous nous rendons compte que nous tirons trop vers la droite et nous décidons de couper à travers la végétation… Virgile, qui déjà se faisait tirer car il n’aime pas trop les côtes surtout lorsqu’il est attaché, s’arrête tous les trois pas pour se débarrasser des brindilles, des feuilles, qui s’accrochent à ses poils… Et comme il est très aimable, il cherche à nous « niaquer » si on essaye de l’aider. Quel caractère ! A la fin, nous voilà obligée de le porter ! Bref, la galère…

    Enfin, nous arrivons à récupérer la piste sur laquelle nous étions censées monter et qui, de la crête, nous nargue depuis le début… Nous passons deux barrières et parvenons à un petit col. D’après la carte, nous sommes juste au dessous du « camp de l’homme mort ». Brrr… C’est là qu’il faut chercher. Le vent souffle très fort et les nuages commencent à descendre sur le Canigou dont les cimes encore bien enneigées paraissent toutes proches. Il ne fait pas chaud. Toutefois, la vue est superbe… S’il faisait beau, sûr que nous pourrions voir jusqu’à la mer !

    Nous regardons autour de nous et presque aussitôt, nous repérons un promontoire rocheux qui pourrait bien correspondre à ce que nous cherchons. C’est un peu comme s’il nous parlait. On y va.

P1010490.jpgIl nous aura fallu peu de temps pour la trouver… Sa taille, environ trois mètres sur deux, son orientation vers le sud, sa face plane, légèrement inclinée, attirent le regard de loin. Nous nous en approchons fébrilement en nous faufilant entre les ronciers et en escaladant quelques rochers… Très vite, les gravures nous apparaissent… Eurêka ! Nous l’avons trouvée !P1010496.JPG

Nous avons lu quelque part que cette dalle compte plus de 70 gravures… Toutes ne sont pas préhistoriques… Certaines datent même du XIX ème siècle et ont été gravées par les bergers qui cherchaient à exorciser ces lieux que l’on disait hantés… Nous distinguons de nombreuses croix, des spirales, un signe en « phi », un oiseau, des fleurs…  P1010492.JPGEt même des humanoïdes dont un nous parait vraiment trop bien fait pour remonter à la préhistoire. Avec son drôle de chapeau, pour ma part, je trouve qu'il ressemble à une bretonne !

- De retour chez nous, nous partirons à la recherche de plus amples explications… Pour Jean Abelanet, ancien conservateur du musée de Tautavel, grand spécialiste des pierres gravées des Pyrénées Orientales, ma bretonne est un brigadier de l’empire, gravé au XVIII ème siècle !- Mais qu’est-ce qu’il est allé faire là, ce brigadier ? Vous me direz qu'une bretonne, c'était aussi bizarre...

Avant de redescendre, avec la satisfaction du devoir accompli, nous traînons un peu dans ces lieux chargés d’histoire… Nous ne trouverons pas le dolmen, mais plusieurs pierres dressées et une jolie cabane de berger en pierres sèches… J’aurais bien aimé être berger dans ce panorama sublime !P1010502

    Deux heures plus tard, nous sommes de retour à notre point de départ. Entre temps, dans le champ en contrebas de la fontaine, une brebis vient juste de mettre bas deux petits agneaux titubant sur leurs longues jambes toutes neuves… Première têtée, émouvante de maladresse… La maman lèche amoureusement ses deux petits ; elle nous regarde et nous lui promettons solennellement de ne plus JAMAIS manger d’agneau !

Fredo

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:28

Voici une recette qui a toujours remporté un vif succès: les boereks (prononcer beurèk).

Rapportée de Turquie il y a maintenant bien longtemps, elle ne connait pas de saison et ces petits roulés au fromage se déclinent de nombreuses façons, à l'apéritif, en entrée et même en plat principal, tout dépend de l'appétit !

 

220px-Buregdzinica_dario.gifIngrédients:

un paquet de feuilles de Brick*

200g de Féta

200g de Kashkaval ** pour les puristes, à remplacer par la même quantité de Gruyère ou d'Emmenthal (pas de Comté, trop gras) .

1 oeuf

Estragon ou Coriandre

Une belle échalote

* S'il est un produit dont le prix est une belle arnaque, c'est bien les feuilles de Brick. Jadis elles étaient présentées par paquet de 10 feuilles, au mieux maintenant pour le même prix il y a en a 8 (Intermarché) voir 6 (Carrefour) !

**Le Kashkaval est un fromage à pâte dure de Turquie.

Préparation:

Mélanger la Féta écrasée à la fourchette, le Kashkaval rapé (ou similaire), l'oeuf entier et les aromates dans un saladier.

Etaler les feuilles sur la table et sur chacune déposer dans la partie supérieure un peu du mélange (répartir équitablement pour que chaque convive ait la même quantité !!!)

Rouler en cigare comme indiqué sur l'emballage du paquet de feuilles.

Mettre de l'huile en bonne quantité dans une poèle (on peut ajouter un peu de beurre, ça ne nuit pas) et faire cuire à feu VIF sans que cela brûle.

Dégustation:

Les boereks se mangent chaud, ne supportent pas d'être réchauffés mais le produit cru se congèle très bien (dans ce cas il faut les laisser dégeler avant de les faire cuire).

Une bonne salade de crudités les accompagne toujours avantageusement.

 

Nb. si par malheur vous aviez envisagé de faire des boereks et avez oublié les feuilles de brick, tout n'est pas perdu !

Il suffit de préparer le même mélange de fromages et d'aromates, de répartir la mixture dans des moules à soufflé de taille moyenne (pas les petits mais pas le grand modèle), d'ajouter un oeuf par moule et de mettre à cuire au four jusqu'à ce que le mélange soit fondu et l'oeuf juste cuit. Un régal !

Bon appétit.

Do

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:28

Kicou !

Si vous n'avez rien de mieux à faire le 21 mai, venez nous retrouver dans les parages circonvoisins de la Mairie de Saint André.

Il y aura Frédo et son bouquin et quelques unes de mes toiles !

Et puis nous ne serons pas seules, il y aura plein d'autres "artistes" à découvrir.

A bientôt

Do et Frédo

 

Copie-de-L-art-vu-dans-la-rue.png

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:21

La nature souillée même à sa porte, cela fait mal.

Ce type de découvertes en rando, ce n’est pas le top.

Devant ces trouvailles il y a plusieurs attitudes possibles : râler, râler et laisser en place, râler et ramasser, regarder au loin pour ne plus voir. Nous avons pratiqué les 3 premières pour finalement opter pour un ramassage hebdomadaire systématique dans un périmètre défini !

Défini parce que, quand même, nous ne sommes pas, tout à fait, zinzin !

 

Pendant un temps nous fûmes pleines d’illusions d’autant que nous avions fait des émules.

Les opérations de ramassage étaient plus rapides et nos sacs bien moins lourds. Nous en étions arrivées à rêver d’organiser avec quelques bonnes volontés du quartier une opération nettoyage de plus grande envergure.

Aujourd’hui nous doutons.

Trop, c’est trop !

Déjà il y eu la découverte dans notre rue d’un tas de déchets verts, sur le bord du chemin ! La déchetterie est à 2 pas et celui qui les avait déposés là avait fatalement un jardin. Pourquoi ne pas les stocker dans un coin !

Quelques jours plus tard, dans la Ciurède que nous avons plusieurs fois appropriée, quelqu’un s’est soulagé sur le petit chemin, à la vue de tous et en laissant là la marque de son indélicatesse !

Même en pleine nature notre chien a l’idée de se mettre à l’écart pour faire ses besoins et il n’est pas le seul, le labrador de notre amie agit de même.

Comment peut on se comporter pire qu’un animal ?

Ebony-et-Virgile.JPG

En fait il n’ y a pas que les vaches qui laissent des bouses au milieu du chemin !

Nous ne sommes pas repassées par le petit bois, les déchets y ont prospéré mais l’herbe y a poussé. Si d’autres personnes « ont posé culotte », envisager un nettoyage n’est pas sans risque !

 

Jusqu’où peut on considérer que l’on fait ce qui doit être fait ?

Allons nous continuer à collecter les déchets ou renoncer ?

 

190px-McDonald_svg.pngAvec l’afflux touristique nettoyer devient trop compliqué et je tire mon chapeau à ceux qui ont en charge le nettoyage des promenades maritimes. En quelques jours, vacances de Printemps obligent, les pelouses d’Argelès sont devenues de vrais dépotoirs.

Il me vient une idée tout en écrivant : et si l’on faisait payer une éco taxe à tous ceux qui achètent chez « Mac Do », « Quick », « Big Burger » et autres fast food ?

Et si l’on étendait la mesure à tous ceux qui consomment de la Bière, fument puis balancent leurs canettes et emballages de cigarettes après usage ?

 

Cela permettrait peut être de créer des emplois !

 

En ce qui nous concerne, sans doute allons nous dans le meilleur des cas surseoir et attendre que l’été, même si cela fait long, soit terminé pour reprendre nos éco-randonnées.

 

Do

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:07

Voilà un article qui m’a donné bien du mal, d’où le silence entre deux publications. Il n’est pas aisé de coucher ainsi son ressenti !

Dès son plus jeune âge l’enfant est confronté à la collectivité et tout au long de son développement ses éducateurs, investis d’une mission de socialisation, devront faire preuve de beaucoup d’esprit d’initiative et d’imagination afin de l’amener à savoir vivre en harmonie avec ses paires.

Y arrive t’on ?

Je serais tentée de répondre à cette question par la négative avec une précision : je ne place pas du côté des jeunes enfants plutôt du côté des adultes, car là, c’est quand même une autre histoire !

La tolérance semble s’émousser avec le temps et du coup nous entendons partout revendiquer le « droit à la différence ».

Cette expression est quand même curieuse !

Être différent n’est pas un droit puisque c’est, en apparence, un fait incontournable !

Le respect qui est dû à tout ce qui vit devrait donc suffire pour que chacun puisse exister tel qu’il est et être accepté !

Pour ma part il me semble que plus on insiste sur ce droit à la différence plus se créent des inégalités.

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On stigmatise le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie etc. mais du coup on a l’impression, comme le disait Coluche, que certains, à force d’en faire un peu trop, sont plus égaux que d’autres …

Je ne sais pas si vous me suivez ?

 

 

 

Je m’explique.

 Je ne suis pas « black », surtout ne pas dire noir, mais je suis femme et dans certaines circonstances j’ai vraiment conscience de ne pas être traitée à l’égal des hommes. Encore laisserai-je de côté toutes ses pubs où la femme est réduite à l’état de décérébrée, le genre de celle qui entreprend de faire des trous dans le gruyère !

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Par exemple deux femmes dans un camping-car, ça étonne, ça dérange même ! C’est un peu comme si nous étions toutes vertes avec des antennes.

Comme dans toutes les circonstances où les rôles sont bien définis, même si nous notons quelques petites avancées, lorsque nous, les femmes, endossons un rôle masculin, nous devons impérativement pouvoir nous débrouiller seules. En plus la solidarité des sexes ne joue pas, nous sommes bien souvent regardé par nos consoeurs comme de potentielles rivales !

18794439_jpg-rx_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20070803_02514.jpgQue penser aussi de cette expression péjorative que chacun ressort à tout propos à propos des « blondes ». A la longue ça indispose. Il y a peu nous fûmes spectatrices, puis actrices, d’un conflit entre un usager de la Poste et un employé. Venu pour râler pour un problème de courrier mal distribué, ce monsieur s’est cru spirituel en précisant que la factrice qui pourtant n’était pas blonde, était stupide ! En tant que blonde, je l’ai remercié, ce qui ne l’a guère affecté !

Mais bon sang pourquoi ne parle t’on jamais des blonds ?

N’est-ce pas de la discrimination ordinaire ?

 

Je continue à étayer mon propos.

S’il est devenu banal de vivre entre personnes du même sexe, voir même normal, encore faut il qu’il n’y ait aucun lien de sang car pour ce qui est de vivre en famille, là, c’est coton.

Alors qu’un couple, marié, pacsé, en concubinage … ne souscrit qu’un contrat d’assurance pour son habitation, nous, nous avons dû batailler pour ne plus payer 2 polices pour la même demeure. Ce qui est normal pour un couple normal ou homo était totalement impensable pour 2 frangines vivant ensemble. Nous avons donc quitté la MAIF où nous étions perçues comme des « créatures immorales », cela nous a très clairement été signifié, et avons galéré avant de trouver LA société qui accepterait de n’assurer qu’un toit pour nous 2.

Discrimination !

 

Si j’avance que certains semblent être plus égaux que d’autres, voici une dernière anecdote qui précise ma pensée.

Un jour, dans Paris, confrontée à un problème, comme je n’avais pas de portable, il m’a semblé logique de rentrer dans un des café de la rue du Temple pour téléphoner.

Avant d’avoir réalisé ce que j’avais bien pu faire de si grave, j’ai été reconduite à la porte « manu militari » sans arriver à m’expliquer. Horreur !

J’étais rentrée malencontreusement dans un café Gay ! Une femme dans les lieux, l’outrage était total !

De la part de personnes qui réclament le droit de pouvoir vivre comme tout le Monde, c’est mal passé, c’était un peu fort !

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Alors oui, je m’insurge contre cette idée de droit à la différence car il y a dans la vie de tous les jours des « laisser pour compte » ordinaires qui ne sont ni juifs, ni arabes, ni homos, ni noirs … qui vivent très mal un racisme ordinaire, ce racisme qui consiste tout simplement à ne pas VOIR l’autre !

En fait et peut être penserez-vous que je me contredis, si nous sommes tous différents, nous sommes tous parents, ce fut l’intitulé d’une très belle exposition à Paris.

Il n’y a que l’ « habit » qui change, sous l’apparence nous sommes tous identiques. Je suis « vous », vous êtes « moi » !

Do

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:34

 

Nous avons pris le Ptibus pour quelques jours : cap au nord !

Mais pour où exactement ?

Voici ce qui pourrait passer pour des indices !

Chaussures de rando aux pieds nous avons dévalé des chemins creux bordés de pierres moussues. A la recherche de menhirs, de dolmens dans des landes fleuries d’ajoncs, nous aurions pu nous croire en Bretagne.

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Mais ce n’est pas si simple car nous avons aussi retrouvé les pommiers fleuris et le Bocage normand, la forêt vosgienne aux profondes forêts de sapins, les châtaigneraies cévenoles

ou de Castagniccia, les chaos rocheux de Fontainebleau et tout cela à quelques encablures du Petit Nice !

Ce voyage a été un condensé de paysages de France.

 

Alors, on donne sa langue au chat ?

Le Tarn, pas celui des gorges mais le Tarn au fil de l’Agout ou presque !

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Notre découverte a commencé par un passage à gué, très, douloureux pour les pieds !

De statues menhirs en statues menhirs, « les déesses muettes » comme on les nomme ici, nous avons croisé les brebis de Lacaune, de celles à qui l’on doit le Roquefort !

Nous avons aussi emprunté un des multiples chemins qui mènent à Compostelle, celui qui part de Arles.

Tout ceci au fil de l’Agout et de ses affluents.

 

Les villages que nous avons découverts, se suivent et ne se ressemblent pas.

Burlats qui a connu des jours glorieux. De cette splendeur passée il reste entre autre le pavillon d’Adélaïde. Comtesse de Toulouse, Adélaïde une belle aux yeux violets vivait au temps des Troubadours et a donné à « l’Amour courtois » ses lettres de noblesse. Les monuments portent dans la pierre la marque de ce temps où l’on chantait la guerre mais aussi les fées, les créatures mi humaines mi bêtes.

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A quelques kilomètres se trouve Gijounet, un nom coquin pour un village nettement plus rural dont l’église pourrait répondre au nom de Notre Dame des courants d’air. Une sérieuse réfection s’impose pour cet édifice perché tout en haut d’un éperon rocheux couvert de lilas en fleurs.

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Nous avons aussi déambulé avec bonheur dans Lacaze qui possède comme tout village qui se respecte sur les chemins de St Jacques, son vieux pont qu’empruntaient les pèlerins. Lacaze, compromis de Burlats et de Gijounet possède de belles maisons en encorbellement et à pans de bois, un château mais aussi un habitat rural typique du coin. Curieux effet que ces façades couvertes de grandes plaques d’ardoise anthracite.

Mais c’est à Lacaune qu’est allée notre prédilection. Outre le fait que nous y avons rencontré des hollandais sympathiques, Lacaune est célèbre pour la qualité de sa charcuterie et on confirme, c’est délicieux.

 Nous avons quitté notre perchoir avec la découverte du petit Nice, autre nom pour désigner Roquebrun, superbe village de l’Hérault qui marquait notre retour dans la plaine.

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Enfin un gros coup de cœur avant de revenir à Saint Genis : Cruzy !

Si vos pas vous y mènent ne manquez pas de pousser la porte sans prétention de son musée. Vous y serez accueilli GRATUITEMENT par des chercheurs, bénévoles, qui ne regardent pas à donner de leur temps pour faire partager leur passion. Une impressionnante collection d’ossements de dinosaures, retrouvés dans le Biterrois, permet de comprendre la vie de ces disparus, leur vie mais aussi le processus de leur extinction. L’immense majorité des scientifiques s’accorde pour retenir la thèse du météorite, dont la présence est avérée dans le Golfe du Mexique, comme cause de leur disparition qui pour brutale à l’échelle des temps géologiques, a quand même été progressive.

L’impact environnemental du météore, qui a signé son passage sur notre Terre d’une couche d’iridium, a progressivement altéré les conditions de la Vie sur Terre. Le taux de fécondité de ces animaux a baissé comme le prouvent les nombreuses découvertes de nids d’œufs stériles, la faute a un régime alimentaire de plus en plus drastique. Le désastre écologique occasionné a modifié durablement et de manière irréversible les conditions de la vie terrestre.

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Une note personnelle pour finir : si il y a 65 millions d’années (crétacée) un météorite a signé la fin des dinosaures, ne devrions nous pas nous inquiéter de l’impact des activités humaines de nos jours quant à la survie de notre espèce ?

Autre temps, autre danger !

A jouer les apprentis sorciers et à ne pas prendre en compte les signaux que la planète nous adresse, ne risquons nous pas de disparaître !

Do 

 

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