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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 20:02

Il y a peu, lors d’un des JT de 20 heures, un journaliste nous a entretenu de la dette grecque et nous avons ainsi appris qu’en Grèce on reparlait avec insistance de la dette jamais acquittée par l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce.

Grece_pt75173.jpgCes frais de guerre ont même été chiffrés et s’ils ne couvrent bien évidemment pas le montant de la dette actuelle, il est permis d’avancer que si en temps et heure les frais de guerre avait été versés, la situation économique et financière de ce pays s’en serait trouvée améliorée et la crise actuelle, à défaut d’avoir été évitée en aurait été amoindrie.

 

Mais alors pourquoi l’Allemagne n’a jamais versé ce qu’elle devait ?

La réponse est tombée, sans appel !

Parce qu’elle en a été dispensée du fait des frais que la réunification a entraînés !

Il m’a fallu quelques jours pour réagir.

Les infos s’enchaînent et se balaient les unes les autres.

En fait cela va si vite que nous n’avons pas le temps de creuser, d’analyser les faits, en bref de réfléchir à ce que l’on nous assène, mais c’est voulu, c'est de la manipulation… il m’a fallu 3 jours pour me poser certaines questions :

  1. En quoi la réunification peut elle être une excuse ? La guerre s’est terminée en 1945 et la réunification a débuté 45 ans plus tard !
  2. Pourquoi dans le laps de temps écoulé, les dommages de guerre n’ont pas été réglés ? Essayez de faire traîner le remboursement d’une dette, au-delà de 3 rappels, c’est l’huissier et tout le toutim !
  3. De quel droit certains ont décidé pour la Grèce ? Est-ce vous qui décidez si votre voisin doit ou non rembourser ses créanciers ? 

C’est quand même pas juste !

Do

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 20:12

http://www.copyrightfrance.com/phtml/copyright.php

    copyrightfrance-logo13

 

Voilà !

Parce que certains faits sont pour nous deux une réalité tangible…

Parce que nous avons été confrontées à des situations hors norme et que cette anormalité est devenue la norme…

Parce que la vie a mis sur notre route des personnes qui nous ont fait partager leur vécu et que nous nous sommes reconnues dans leurs histoires…

Parce qu’un jour notre Grand-Oncle, qui s’apprêtait à nous quitter, nous a offert l’Eternité, effaçant notre peur de l’Après…

J’ai voulu écrire cette histoire qui n’est pas une fiction.

Sarah existe, Patrice aussi !

L’invisible sait se rendre visible, nous pouvons en témoigner.

Cette nouvelle est un message d’espoir que je vous livre.

 

Sarah

Je m’appelle Sarah, j’ai 5 ans et j’ai pas de frère ou de sœur, de toute façon j’ai pas de papa, alors !

Je vais à l’école et j’aime ça parce que ma maîtresse, elle est super géniale !

Avec elle c’est chouette, on fait plein de trucs et même qu’elle fait tout comme nous. On danse ensemble, elle fait la peinture avec nous et elle a des idées géniales ! Quand on va à la BCD et qu’on traverse la cour, en restant bien derrière elle, faut pas la doubler, elle fait exprès d’accélérer puis de ralentir, alors on se tamponne, c’est rigolo ! Dans la cour, elle fait même la queue avec nous pour avoir une patinette. Et après on fait la course !

Mais moi ce que je préfère c’est quand elle est assise sur le banc pour nous surveiller. Elle ne le dit pas mais je sais bien qu’elle est contente comme tout quand on vient s’asseoir à côté d’elle. Moi, je viens à tous les coups, alors elle dit « Tiens, voilà ma sécotine chérie ! ». Mais y’a une maîtresse que j’aime pas, c’est celle des moyens. On a pas le droit de l’appeler maîtresse ou par son prénom, il faut dire « madame » ! Quand elle sort dans la cour et qu’elle vient s’asseoir sur le banc, hop, elle nous fait partir !

Je sais bien que ça ne lui plait pas à ma maîtresse, elle me fait un petit clin d’œil avant de me dire « allez ma louloutte, va te dégourdir les gambettes ! ».

A l’école, y’a aussi un maître. Il n’est pas là tout le temps, y vient pour parler avec les bagarreurs mais aujourd’hui la maîtresse a prévenu que Patrice allait parler avec nous, chacun à son tour. Avec mes copines, on sera les premières !

Je l’aime bien Patrice, mais je sais pas ce que je vais lui dire !

P’t être que ça sera comme avec maman et qu’y va trouver que ce que je dis c’est bête !

Maman, quand je suis à la maison, elle me dit toujours de me faire oublier parce qu’elle a du travail par-dessus la tête. C’est pour ça que cette année c’est bien, je mange à la cantine et je vais à la garderie, comme ça j’ai des copains pour parler. Eux y trouvent leurs parents chiants. Fais pas ci, fais pas ça, et hop, une baffe ! Moi, jamais, mais j’sais pourquoi. Ma mère, elle s’en moque de moi. Grand-mère elle l’avait bien dit un jour que je boudais parce qu’elle m’avait grondé « quand on aime bien les enfants, on les punit ! ». Enfin un truc comme ça. Moi, maman, elle me punit jamais, c’est bien la preuve !

La dernière fois, je l’ai dit à ma maîtresse, elle m’a pas crue, elle m’a dit qu’une maman aimait toujours ses enfants ! C’est pareil, elle m’a regardée avec des yeux tout ronds quand je lui ai dit que ma grand-mère venait me voir tous les soirs. Pourtant, c’est vrai !

Elle vient quand maman a fermé la porte de ma chambre !

Elle dit rien, elle me regarde et elle me sourit. C’est bien mais j’aimais mieux quand elle me lisait une histoire avant de m’endormir. P’t être qu’elle sait pu lire ?

Y’a pas longtemps j’ai demandé à maman, si Grand-mère savait encore lire, elle m’a envoyée promener. Elle a crié « mais qu’est-ce que j’ai fait pour avoir une fille pareille ? « , et puis elle a pleuré ! Je voudrais bien lui dire pour Grand-mère quand elle vient le soir, mais elle me croira pas.

Ma Grand-mère, c’était mon grand amour et moi j’étais son p’tit amour, mais elle est morte ! Comme ça, tout d’un coup !

Maintenant je n’la vois que le soir, elle me parle avec le cœur, pas avec sa voix. J’entends rien mais je comprends tout. Elle me dit que je n’dois pas être triste, qu’elle nous protège. Elle vient pour maman aussi mais elle, elle la voit pas !

 

Le maître est venu comme la maîtresse avait dit. D’abord elle lui a parlé puis on est parti avec lui. Y’avait mes copines, Margaux et Zoé. Il est beau Patrice, il est tout frisé avec une grosse moustache qui chatouille quand il nous fait le bisou.

Il a commencé par nous raconter une histoire de fantômes trop drôle*. Ça se passe dans un château et les fantômes entendent des gros boums. Alors ils descendent dans la cave pour chercher d’où vient le bruit. Le plus rigolo, c’est quand ils mangent. Si c’est de la soupe au potiron, ils deviennent tout orange. Si c’est du gruyère, ils sont plein de trous !

A la fin de l’histoire, on était mortes de rire. Après, Patrice nous a demandé si on croyait aux fantômes ; mes copines, elles ont dit non mais moi j’étais pas d’accord ! Il nous a laissé un petit moment pendant qu’on dessinait ce que nous avons aimé le mieux dans l’histoire mais il est vite revenu pour demander à Zoé de retourner en classe finir un travail. Margaux a raconté son dessin pendant que je finissais le mien et elle partit aussi. Moi c’était long parce que c’est pas facile de dessiner un fantôme qui sort d’une malle !

Patrice m’a dit de pas m’presser et on a parlé. C’est drôle mais quand je lui ai raconté que j’aimerais bien que Grand-mère soit aussi drôle que la Tata Gligli de l’histoire, il a pas eu l’air de trouver ça bête ! Y m’a posé des questions sur elle, y m’a même dit que je pouvais lui dire de partir pour aller où elle devait aller. Mais je peux pas lui dire ça à Grand-mère, elle peut pas partir encore !

J’ai bien compris qu’elle attendait que maman ait compris qu’elle était toujours là même si on la voit pas !

Patrice a été drôlement chouette, y m’a parlé anglais, y m’a dit « no problem, Darling » ! Ce mot là, je le connaissais pas, c’est lui qui m’a expliqué. En me raccompagnant en classe il m’a demandé si je voulais qu’il parle à maman. Ben oui, ça je veux bien !

 

Le maître a donné rendez-vous à maman pendant que j’étais à la garderie et j’avais un peu la trouille quand maman est venue me rechercher. Grand-mère m’a dit que je devais avoir confiance mais qu’est-ce qui va se passer si elle ne croit pas Patrice !

Quand on a quitté l’école et que maman m’a demandé si je voulais aller manger au restau, j’ai tout de suite compris que Grand-mère avait raison !

Il est quand même vachement fort le maître !

Dans la voiture, quand j’attachais la ceinture de sécurité, maman s’est retournée et elle m’a dit un truc dingue. « Alors, comme ça, il paraît que je suis la maman d’une petite fille  formidable ? ». Moi, j’ai rien répondu, je savais pas quoi dire !

Quand on est arrivées dans le restaurant, on s’est installées l’une en face de l’autre, comme si on était deux grandes personnes, on a choisi dans le menu et pendant qu’on attendait, maman m’a demandé si je voulais bien lui parler de Grand-mère. Alors je lui ai tout dit ! A la fin, maman s’est mise à pleurer. Le serveur est venu lui demander si ça allait mais elle lui a dit que c’était des larmes de bonheur ! A moi, elle m’a demandé si je voulais bien que ce soir elle vienne dans ma chambre pour voir Grand-mère.

Dans la voiture, en revenant, j’ai demandé à maman ce que Patrice lui avait dit. Elle m’a répondu que j’étais un peu petite pour tout comprendre et qu’elle pouvait juste me dire que lui aussi un jour, il avait vu quelqu’un qui était mort. C’était son papa et cela l’avait beaucoup aidé quand lui, Patrice, était malade.

Du coup, j’ai demandé à maman où il était le mien, de papa. Elle m’a dit qu’il était parti avant ma naissance et qu’elle ne savait plus rien de lui mais qu’elle me monterait des photos. En tout cas, c’est sûr qu’il est vivant parce que je ne l’ai jamais vu comme Grand-mère !

Quand j’ai répondu ça, maman a donné un grand coup de frein avant de se garer, puis elle m’a demandé si je voyais souvent des fantômes. Elle a eu du mal à faire redémarrer la voiture quand je lui ai dit que oui.

 

Le soir, elle est venue avec moi pour attendre Grand-mère. J’avais peur qu’elle ne vienne pas, mais non ! Maman n’a rien vu, elle a juste senti un frottement sur son bras quand Grand-mère s’est approchée d’elle pour la caresser.

Tout ce que Grand-mère m’a dit avec le cœur je l’ai répété à maman. Elle se taisait mais elle n’arrêtait pas de faire oui de la tête. Je n’ai pas bien tout compris ce que je répétais, comme quand je lui ai dit qu’elle devait s’aimer et se pardonner ses erreurs, mais bon ! Je ne savais pas que les parents faisaient eux aussi des bêtises. En tout cas Grand-mère a eu raison de dire à maman qu’elle avait le DEVOIR d’être heureuse et qu’elle le serait si elle avait le courage de faire ce qu’elle avait toujours eu envie de faire. Je le connais le rêve de maman !

Son rêve, c’est de s’occuper d’une jardinerie, c’est le métier qu’elle a appris mais qu’elle n’a pas pu faire quand je suis née. C’est beau de s’occuper de la Nature.

Grand-mère m’a dit aussi qu’elle allait bientôt nous laisser parce qu’elle était rassurée. Je ne suis pas triste parce qu’elle m’a promis que son esprit viendrait souvent nous faire des petits coucous.

Quand Grand-mère est partie, maman m’a dit tout à coup « tu sens le parfum de ta Grand-mère ? ». Et c’est vrai, dans ma chambre ça embaumait Opium comme quand elle était là !

Ce soir là, maman a fait une chose qu’elle avait jamais fait avant, elle a dormi dans ma chambre ! Et on s’est dit tous nos secrets !

Moi, le mien c’est de m’occuper des bêtes parce que les bêtes, je les comprends. C’est comme avec Grand-mère. Eux ils ne me parlent pas mais ils me montrent des images que je VOIS DANS MA TÊTE. Parfois c’est très triste.

En entendant mon secret, maman m’a serré fort et elle m’a dit « merci, oh merci, ma puce ». Quand je lui ai demandé de quoi elle me remerciait, elle a dit «de m’agrandir le Monde ».

En tout cas, c’est ma maîtresse qui avait raison de dire que les mamans aiment toujours leurs enfants ! C’est juste que parfois les gens y sont trop malheureux !

Do

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 21:22

Il y a peu la 2 consacrait tout un reportage au « copier-coller ».

Nous y entendions des profs affligés constater que leurs élèves ne savent plus analyser, synthétiser bref qu’ils ont tendance à ne plus réfléchir par eux-mêmes.

Et la faute à quoi, la faute au « copier-coller ».

Les élèves pêchent sur Internet le contenu de leurs exposés, dissertations … qu’ils assaisonnent peu ou pas du tout à une sauce à peine personnelle (tout est question de timing, s’ils sont surbookés ou pas par des profs un peu trop demandeurs) !

La 2 nous a même montré un prof qui s’est équipé d’un logiciel afin de traquer le plagiat dans les devoirs de ses élèves ! A cet instant, comme nous sommes d’une naïveté grave, nous nous sommes imaginées la somme de boulot que ce prof devait avoir pour pouvoir « convertir » les copies de ses élèves et les soumettre à la sagacité de son logiciel !

Quelle bêtise !

Nous venons de découvrir à quel point c’est facile pour lui ... et tordu !

Une amie a vendu la mèche.

Tout est parfaitement orchestré !

Des élèves incités par leurs profs à faire leurs recherches sur le Net depuis des années, des CDI avec connexion Internet, un ordi pour tous les lycéens de seconde presque partout en France au jour d’aujourd’hui … et des élèves qui ont la possibilité de rédiger leurs devoirs à leur rythme (si les contraintes de leurs profs ne leur conviennent pas) et de les envoyer par émail au dit prof !!!

Autrement dit les élèves n’ont pas le choix, PAS DE COPIE PAPIER, L’ORDI !

Et après le corps enseignant s’étonne que les élèves usent du « copier-coller » ! Peut-être que pour remédier à cet état on va bientôt apprendre que les autorités « compétentes » ont décidé de sécuriser l’accès aux encyclopédies en ligne de tout poil !

Peut-être que vous ou moi ne pourrons plus accéder à Google sans un code (qu’il faudra acheter) lorsque nous aurons besoin d’un renseignement quelconque et tout cela pour empêcher les étudiants de pomper !!!

Sans compter que l’on ne tient pas compte du correcteur automatique d’orthographe : même plus la peine de connaître la grammaire, de mémoriser du vocabulaire.

Mais bon sang, nous ne sommes pas voyantes extra lucides, Frédo et moi, mais je peux vous assurer qu’il y a belle lurette que nous l’avions envisagé ce pompage d’informations auquel se livrent les enseignés.

Ha ! Au fait ! Notre amie nous a appris que les lycéens, au moins ceux d’un certain lycée dans le 89, avaient à leur disposition un code d’accès pour prendre connaissance de leur dossier !

Pour le coup, je vais jouer « madame Soleil » et vous prédire que sous peu, nous aurons des profs qui viendront s’épancher sur la 2 et nous parler de leur détresse parce que leurs élèves trafiquent leurs dossiers persos via le Net !

Et tenir un crayon, vous croyez qu’ils vont encore bientôt savoir le faire ?

Et ben voilà, ça va faire encore des chômeurs, les graphologues !

Do

Ps. Bon, il n'y aura pas d'illustration parce que depuis très peu nous devons faire attention à n'employer que des images libres de droit et comme je n'ai rien de personnel, que je ne suis pas intéressée par un PV ou une peine d'emprisonnement, vous n'aurez pas d'image, NA !

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:34

Bon, si nous avons quand même rapporté quelque chose de positif de Biarritz, c’est bien la recette du chocolat chaud… Par les temps qui courent, c’est quelque chose d’appréciable. Alors à vos casseroles : nous allons vous en faire profiter !

 chocolat_chaud_tout_simple-1-.png

Pour 6 à 8 tasses…

 

25 cl d’eau

80 g de cacao pur en poudre (100 % cacao !)

1 litre de lait

Un peu de sel (j’oublie toujours…)

2 à 3 g de cannelle (facultatif)

2 à 3 g de vanille liquide (facultatif)

 

Faire bouillir l’eau et ajouter le cacao,

Continuer de remuer avec un fouet jusqu’à ébullition, pendant 5 à 8 minutes,

Ajouter une pointe de sel, la cannelle et la vanille liquide,

Verser le tout dans le litre de lait bouillant… Faire frémir le tout entre 3 et 30 minutes sans bouillir,

Sucrer avec 80 g de sucre roux, ou plus selon les goûts.

 

Ce chocolat peut être réservé dans le réfrigérateur durant 3 jours.

 

Deuxième recette... Désolée, j'ai oublié de prendre des photos!!!

 

Si, comme nous, vous commencez à en avoir assez de la viande (nous ne sommes pas encore végétariennes, mais ça viendra, c’est sûr !) voici une idée pour accompagner un bon plat de légumes :

Les galettes de lentilles corail et riz

C’est délicieux avec une ratatouille, par exemple, ou plus simplement avec des carottes.

Pour 4 galettes :

 

100 grammes de lentilles corail (boutiques bio)

100 grammes de riz (au choix : complet, basmati, panaché…)

1 oignon rouge

2 œufs

1 pincée d’épices au choix : paprika, rasranout, cumin, poudre de Colombo…

sel, poivre

huile d’olive

 

·       Porter un bon volume d’eau à ébullition. Ajouter les lentilles et le riz. Cuire 15 minutes environ.

·       Pendant ce temps, éplucher et émincer finement l’oignon.

·       Egoutter les lentilles et le riz et réserver dans un plat, saladier ou casserole.

·       Faire revenir l’oignon quelques minutes dans une poêle.

·       Mélanger l’oignon, les lentilles et le riz ; ajouter les œufs.

·       Saler, poivrer, ajouter  une cuillérée à café de l’épice de votre choix…

·       Il est possible de rajouter du fromage râpé. Personnellement, j’ai rajouté de la tome de Savoie… C’était délicieux !

·       Faire chauffer une poêle avec un peu d’huile d’olive. Former 4 portions du mélange, les façonner en galettes, et les cuire dans la poêle bien chaude, quelques minutes sur chaque face.

 

Bon appétit ! Frédo...

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:12

 

           Peut-être que je vous « enquiquine » un peu avec mes petites phrases ?... Sans retour, j’avoue que je me pose des questions, mais bon… Jamais deux sans trois, alors je vous en livre une autre. Peut-être la dernière.

« Hâte toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie »…

Sénèque.

Encore un qui nous dit qu’il faut savoir profiter de l’instant présent, arrêter de ressasser le passé et de se projeter dans un futur incertain !  Et c’est bien vrai. « Au cœur du moment présent, ni l’ennui, ni la peur, ni la colère ne peuvent déployer leurs ailes », enseigne le bouddhisme. C’est assez séduisant, quand même !

Mais comment fait-on, pour vivre pleinement l’instant présent ? Parce que c’est difficile d’arrêter de cogiter ! Pour moi, en tout cas. Je remercie Psychologie magazine dont la lecture m’a apporté quelques solutions… Et en particulier deux petits exercices qui me font vraiment du bien.

Le premier vise à développer la pleine conscience de ce qui nous entoure… « Lorsque nous prêtons vraiment attention à ce qui nous entoure, les rouages de notre mental ralentissent et les émotions s’apaisent. » Pour cela, nous avons besoin de réapprendre à solliciter nos cinq sens. Car bien souvent, on regarde sans voir, on entend sans écouter… On mange sans vraiment goûter…  On touche sans sentir…

Alors fermez les yeux, laissez venir à vous tous les sons… Laissez un moment émerger les pensées, les souvenirs, les fantasmes qu’ils évoquent… Puis revenez à l’exercice… Restez focalisé sur le son dominant… Restez concentré le plus longtemps possible sur ce son… Et savourez la sensation de ne plus faire qu’un avec lui. Bingo ! Vous y êtes : « ici et maintenant ».

Le même exercice est réalisable avec les autres sens…

« Fastoche », non ?

 

Au travers de mes lectures, j’ai découvert aussi la respiration consciente, ou essentielle… La plupart du temps, je respire à l’économie… Machinalement, superficiellement. Je l’avoue : je néglige complètement ma respiration ! Pourtant…

Héraclite affirmait que l’âme se renouvelle et se régénère en puisant l’énergie vitale dont elle a besoin dans la respiration. Une des branches du Yoga, le Pranayama Yoga, voit dans la maîtrise du souffle le moyen de rester en bonne santé physique et spirituelle.

Avez-vous remarqué à quel point une longue inspiration suivie d’une expiration lente et prolongée fait du bien ? Alors, pourquoi se priver ?

Voilà un exercice de respiration à pratiquer partout… à toute heure… Immobile ou en marchant… A accommoder à sa propre sauce, quoi…

En inspirant, pensez « inspire » afin d’avoir une conscience plus vive de l’air qui pénètre dans  le corps… En toute logique, pensez « expire » en expirant ! Faites ça six, sept fois, puis changez pour « profondeur » (sur l’inspiration) et « lenteur » (sur l’expiration)… Toujours six, sept fois, avant de passer à « calme » - « bien-être »…  puis « sourire » - « apaisement »… et enfin « instant présent » - « instant merveilleux ». Voilà. Moi, ça marche… J’arrive à empêcher les pensées de tourner (pour un temps) et l’effet est vraiment relaxant.

Allez-y : ça ne coûte rien d’essayer !

Il y a aussi la méditation… Tout le monde en parle. On la pratique même à titre thérapeutique. Je ne parle pas de la méditation pour entrer en contact avec l’au-delà mais simplement d’un moment de calme et d’immobilité au cours duquel on essaye de se recentrer sur soi-même, à l’écart de l’agitation quotidienne, pour faire la paix en soi.  

Un moment de calme, d’inactivité ? Hop ! On ferme les yeux et on se concentre sur les sensations que l’on ressent, en veillant à se détendre à fond … Tout simplement…

Zénitude 

Voilà, être dans l’instant, c’est ça… Et finalement, ce n’est pas si compliqué. Il suffit de s’exercer et de savoir tordre le cou à nos mauvaises habitudes et surtout à la pire : se dépêcher.

 

CARPE DIEM !!!

 

Fredo

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 20:00

Un nouveau "truc" dans ma pharmacie de campagne !

L'argile verte !

Ce produit est souverain pour de nombreux maux à l'exclusion de plaies ouvertes et saignantes.

L'argile permet de désintoxiquer l'organisme et de réduire les inflammations.

Nous avons fait disparaître ainsi une grosse bosse au coude violacée suite d'une chûte, que le médecin voulait inciser, en appliquant un cataplasme d'argile pendant plus de 15 jours. Une plaie atone (violacée et qui ne guérit pas) a évolué bénéfiquement avec le même traitement et lorsque j'ai souffert de crises de péri-artrite, la bienfaisante chaleur que dégage ce cataplasme soulage d'abord avant de traîter.

Une tendinite en sera améliorée lentement mais sûrement tout comme des douleurs rhumatismales.

 

Le mode d'emploi est simple :

Prendre un tube d'argile verte, un morceau de film étirable et de quoi maintenir le pansement.

Mettre un beau "colombin" sur le morceau de film étirable et l'apposer sur la partie à traîter.

Maintenir avec une bande (ou sparadrap) et laisser le plus longtemps possible en place.

je laisse toute la nuit en ce qui me concerne.

Rincer abondament.

C'est long mais non toxique et efficace.

Do

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:46

Voici une recette idéale par ces temps de frimas, elle s’est transmis en famille et il ne serait pas étonnant qu’elle ait cheminé depuis l’Autriche via l’Alsace !

Je ne vous donnerai pas de quantité définie car tout dépend de l’appétit de chacun, mais en ce qui nous concerne nous adorons le chou donc nous ne lésinons pas sur les quantités d’autant que réchauffé c’est délicieux !

 choucroute

Pour 5 personnes prévoir 1.5 k minimum de chou cru, une saucisse de Morteau, une ou deux saucisses de Montbéliard, de la palette ou un jambonneau, des saucisses de Francfort (une minimum par convive), du lard fumé, du lard frais !

Penser à faire dessaler si nécessaire au moins 24 heures en renouvelant l’eau de temps à autre.

Vous pouvez ajouter un bon saucisson à l’ail si vous en trouvez.

En fin de cuisson il est aussi possible de mettre des pommes de terre.

 

DSCN5820.JPGPremière étape, mettre dans un grand faitout de l’eau à bouillir et dès les premiers bouillons y jeter le chou cru. Au bout de 10 minutes maxi, égoutter dans l’évier. Un conseil, passez le chou sous l’eau froide pour plus de confort car ensuite il faut essorer le chou petit à petit et le conserver dans un grand saladier après l’avoir « effiloché » pour bien l’aérer !

Prendre une cocotte en fonte (celle dont le couvercle a  un réceptacle pour l’eau) et tartiner le fond et les parois de saindoux. Moi, avant de commencer à mettre les ingrédients, j’habille le fond avec des bandes de couenne que j’ai demandé au charcutier pour éviter que cela n’attache. Les mettre le coté gras vers le fond !

Commencer à remplir la cocotte avec le chou et à mi hauteur mettre les saucisses de Morteau et Montbéliard, la palette ou le jambonneau, le lard. Recouvrir du restant de chou en prévoyant de la place pour les Francfort et les patates (nous n’en mettons pas).

Arrosez copieusement d’un bon vin d’Alsace, le Riesling c’est le Top !

Ps. N’oubliez pas de saler le chou !

DSCN5817.JPGFaire cuire à feu moyen au moins 2 heures et demie (à vous d’ajuster, en général lorsque la maison commence à embaumer, je baisse un peu mais il faut entendre la cocotte « chantonner »)  puis ouvrir pour ajouter les Francfort et les patates.

Pendant toute la cuisson, rajoutez de l’eau dans le couvercle à chaque fois que c’est nécessaire et lestez le avec ce que vous aurez sous la main. A chacun son truc ! Cela doit mitonner à l’étouffée.

 

Un conseil, au moment de mettre les saucisses, gouttez le chou qui doit commencer à être moelleux et éventuellement rajoutez un petit coup de vin. Une demi-heure plus tard, c’est tout bon.

 

Il faut savoir que plus cela cuit à feu doux longtemps meilleur c’est.

Vous l’accompagnerez de ce qu’il vous plaira. Jeannine et Frédérique préfèrent la Bière que j’ai en horreur. Moi, c’est le Riesling mais je ne déteste pas le champagne !

Bon appétit !

Do

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:47

 http://www.copyrightfrance.com

copyrightfrance-logo13  

 

Elle referme la porte sans faire de bruit, mais elle sait déjà qu’elle n’aurait jamais dû l’ouvrir… cette image vient de s’imposer à Sophie. Un électrochoc qui la cloue sur place tant elle se sent happée par le souvenir d’un passé récent.

 

Si seulement elle avait écouté son intuition, tenté le tout pour le tout afin d’amener son compagnon à renoncer à ses fantasmes.

 

Elle était certaine d’être dans le vrai en s’opposant au projet de rénovation de Pierre mais ses arguments n’avaient pas convaincu.

 

« Timorée, passéiste » Sophie avait entendu de tout.

 

Certes, les nouvelles technologies n’étaient pas sa tasse de thé et sans vivre à l’âge de pierre, elle aimait bien le jeu de mots, elle était du genre méfiant. Son téléphone portable n’avait aucune autre application et il en serait ainsi tant qu’elle trouverait dans le commerce des appareils basiques.

 

Apprivoiser l’informatique lui avait réellement coûté même si elle faisait aujourd’hui figure de pro aux yeux de ses amis et collègues avec son blog !

 

Dans le projet de Pierre, ce qui l’avait retenu de foncer était de savoir pertinemment qu’une fois celui-ci concrétisé, elle ne maîtriserait plus grand chose, or si Sophie était convaincue du bienfondé de savoir déléguer, encore fallait-il qu’elle ait une idée précise de ce qu’elle attendait de l’autre.

 

Malgré la déconfiture actuelle, en repensant à cet instant où elle avait poussé la porte du bureau d’études, un sourire détendit néanmoins ses traits.

 

Elle revoyait le commercial jubiler en lisant le contrat signé par elle et Pierre puis lui faire remarquer, l’air cauteleux, que tout était parfait si ce n’était l’oubli du volet financement. Quelle satisfaction en lui assénant que, non, ce n’était pas un oubli !

 

Elle n’était plus naïve et savait très bien que crédit rime avec prime ! En refusant leur offre de financement, quelques milliers d’euros passaient sous le nez du bonhomme !

 

Si Sophie ne maîtrisait pas la technologie, côté finances, elle était au « Top ». Demeurée inflexible, elle était allée jusqu’à lui asséner que c’était à prendre ou à laisser ! Pas de crédit ou il disait adieu au chantier !!!

 

Le commercial avait opté pour le chantier mais négligé la poignée de mains du départ !

 

 

 

Pierre s’était retrouvé aux commandes d’un habitat à la pointe de l’innovation comme il le souhaitait.

 

Comme un gamin, il avait réalisé son rêve !

 

Leur gite était devenu le lieu branché où de prétendus amis de la Nature accouraient pour se ressourcer, seule Sophie n’arrivait pas à afficher le même engouement.

 

La cuisine ressemblait au poste de pilotage d’un supersonique, même chose pour la chaufferie ! Impressionnée, elle s’était aménagée un coin cuisine amélioré dans une ancienne étable investie partiellement par le local technique de la piscine. Elle avait réalisé seule l’isolation de son antre, installé un poêle en fonte, récupéré son ancienne cuisinière et ne daignait s’approcher de la cuisine que pour le strict nécessaire. De toute façon avec un « mari » cuisinier, elle n’avait pas souvent l’occasion de s’y exprimer.

 

Elle avait marqué son premier point contre Pierre, lorsqu’il avait réalisé que les plans de travail à induction ne toléraient pas les anciens ustensiles, qu’elle avait récupérés. Il avait fallu tout renouveler, ce qui n’était pas une mince affaire lorsque l’on tient table d’Hôtes !

 

Au village la population voyait Pierre comme un extra terrestre. Où était-il allé pêcher de telles idées de grandeur. La rénovation de « la Solana » et son inauguration en grandes pompes avait laissé plus d’un villageois abasourdi !

 

Un spa, des salles de bains avec jacusis, était-ce nécessaire en plus de la piscine ! Que dire de la wifi dans toutes les chambres, des volets roulants motorisés et de la climatisation réversible !

 

Même la chaufferie écolo au bois, pour les parties communes les avait étonnés.

 

-         « Ecolo, écolo et si y’a une panne de courant mon gars, t’y as pensé ? » grommelait le vieux Bartomeu.  

 

-         « C’est que j’ai un groupe électrogène, le père ! » avait répondu le maître des lieux.

 

 

 

La saison estivale avait été glorieuse, les réservations s’étaient succédées sans que jamais une chambre ne reste vide. Aux commandes de sa cuisine Pierre jubilait et se moquait gentiment de Sophie qui rongeait son frein.

 

Faisant preuve de mauvaise volonté, elle avait mis un point d’honneur à réaliser ses confitures et ses conserves sur son ancienne cuisinière et pour bien enfoncer le clou elle était allée jusqu’à refuser de les remiser dans la chambre froide. Coulis de tomates, chutneys et ratatouilles avaient donc été cuisinés puis stérilisés à l’ancienne dans sa cuisine d’été, à 2 pas de la piscine !

 

Elle avait remporté un vif succès auprès des vacanciers, par les odeurs alléchés, impressionnés aussi par la quantité phénoménale de cèpes mis à sécher.

 

Il faut bien avouer que Sophie avait une technique qui lui était très personnelle. Ancienne chineuse, elle avait conservé pour d’hypothétiques vide-greniers des cadres plus ou moins rococos. Lassée de les voir s’entasser inutilement, Sophie les avaient tous équipés d’un grillage au maillage serré. Chaque été ils reprenaient du service, recouverts, au gré des cueillettes de champignons, de fines lamelles odorantes.

 

Elle concédait à Pierre quelques spécimens qu’il congelait pour ses futurs exploits culinaires. Le sot, ce n’était certes pas avec sa méthode de conservation que s’exprimait la délicieuse odeur poivrée de ses bolets !

 

Fort de son succès, Pierre avait émit l’hypothèse d’ouvrir le gîte en hiver. Certes, il n’y avait pas de pistes de skis dans les environs immédiats mais compte tenu de l’altitude, l’enneigement n’était pas négligeable. Il misait sur la possibilité d’attirer les amateurs de raquettes, tout un réseau de randonnées couvrant la région !

 

Sophie s’était retenue de le mettre en garde contre les conséquences de possibles aléas climatiques préférant lui faire remarquer qu’elle aurait plutôt eu envie de douillettes retrouvailles sous la couette ou devant la cheminée.

 

Pierre avait invoqué des impératifs financiers, ajoutant perfidement qu’il ne touchait pas de confortable salaire à date fixe, lui !

 

Sophie s’était alors décidée à s’offrir un petit « brake », aucun chantier ne requérant sa présence. Travaillant essentiellement en extérieur à la restauration de statues monumentales, le début janvier traditionnellement consacré à l’élaboration des plannings, offrait un court répit.

 

Sophie prit donc seule le large pour les cieux plus cléments de la Guadeloupe, non sans avoir secondé Pierre pour la période des fêtes !

 

 

 

Le premier février, cuite au soleil des tropiques et ragaillardie par des retrouvailles familiales, elle débarquait à l’aéroport de Perpignan en pleine tourmente !

 

Si elle s’était préparée à un atterrissage musclé pour cause de « tram » violente, elle n’avait pas imaginé une seconde trouver la neige !

 

Pierre, n’était pas au rendez-vous et dès qu’elle entendit retentir dans le vide la sonnerie de téléphone de La Solana, une désagréable sensation lui comprima le plexus. Immédiatement, Sophie vit le pire, l’accident !

 

Compte-tenu de la quantité de neige en plaine, les routes de montagne devaient ressembler à une patinoire !

 

Une tentative infructueuse pour joindre la mairie du village la calma un tant soit peu. Les lignes devaient être perturbées par les conditions météos !

 

Dans le hall de l’aérogare régnait une franche pagaille, taxis et bus brillant par leur absence. Ne s’imaginant pas une seconde bivouaquer à la Llabanère, Sophie sortit de l’aérogare chercher l’inspiration. Voyant un gros 4/4 s’acheminer vers les barrières du péage, sans plus réfléchir elle suivit la même direction prête à intercepter le véhicule. Le chauffeur, peut être étonné de la soudaine apparition, n’ayant pas eu d’objection à la déposer dans le centre de Perpignan, Sophie se laissa aller contre le dossier tout en priant le ciel pour que la relative accalmie neigeuse perdure encore un peu.

 

L’équipée dura quand même 2 heures et en ville la situation était assez dantesque. Déposée place de Catalogne par son chauffeur improvisé, elle gagna le premier hôtel afin de se débarrasser de ses bagages puis entreprit de rallier son lieu de travail. Elle pourrait au moins récupérer dans son casier quelques vêtements plus en accord avec les conditions météos, sa doudoune étant restée aux bons soins de Pierre !

 

De retour à l’hôtel quelques heures plus tard Sophie avait le sentiment d’habiter sur autre planète que celle quittée début janvier. Sur le boulevard plus rien de circulait, les liaisons téléphoniques avec la montagne étaient toujours interrompues et le courant électrique battait de l’aile. Il faut dire que, cerise sur le gâteau, l’orage tournait en rond au-dessus du Roussillon. Pragmatique, Sophie s’offrit un bon gueuleton et s’écroula de bonne heure, assommée par le matraquage médiatique que servaient en boucle les chaînes d’infos.

 

 

 

Le lendemain matin enchantée par la vision de Perpignan enfouie sous sa couette blanche, elle se mit en demeure de rallier la montagne, via « son bureau ». Sous l’œil estomaqué du gardien qui veillait sur les ateliers, elle balança ses bagages sur la banquette arrière de sa voiture de fonction, un vieux 4/4 idéal pour les chantiers ruraux, et mis cap à l’ouest. Les rues étaient quasiment désertes mais elle s’aperçut que quelques téméraires profitaient de ses traces pour se lancer à l’assaut du bitume enneigé. Vaille que vaille Sophie atteignit la Nationale 116 dont la seule voie déneigée lui permit de rallier Prades à une vitesse d’escargot. Indécise sur la conduite à tenir, elle s’arrêta à la Gendarmerie pour avoir un aperçu réaliste de ce qu’elle risquait de trouver au-delà. Découragée par le constat, elle se résolut à différer son départ et pour avoir séjourné dans les environs le temps d’un chantier de restauration, elle téléphona à la famille Margall qui tenait un gîte à Sirach !

 

Cet intermède s’éternisa et ce n’est que le surlendemain qu’elle arriva en vue de Mont-Louis. Sur quelques kilomètres le 4/4 progressa normalement, lui dopant le moral jusqu’à ce qu’elle tombe sur 2 véhicules encastrés dans les congères qui bordaient la route.

 

A ce stade de l’aventure Sophie ne se voyait pas une seconde renoncer à savoir ce que devenait Pierre à La Solana. Une longue marche-arrière la ramena à l’entrée de Saint Pierre où elle largua le 4/4. Sac au dos et raquettes en bandoulière, elle eut vite fait de se retrouver auprès du groupe d’existés qui s’activaient près des véhicules en détresse.

 

Comment avaient-ils pu envisager de prendre la route sans le moindre équipement ?

 

D’où pouvaient bien venir ces « nordistes » ?

 

Hélée fort peu cavalièrement par l’une des femmes, Sophie s’approcha. Un déluge verbal lui tomba dessus. Chacun y allait de sa demande, les griefs pleuvaient !

 

Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase !

 

Après avoir répondu à leurs « He, Ho » par un bonjour exagérément mondain, elle leur asséna qu’à la montagne certaines précautions s’imposaient, à commencer par mettre des chaînes, puis, ravie de leur perplexité, elle les planta là s’éloignant à grandes enjambées. Les petits mots doux fusaient dans son dos lui donnant des ailes.

 

Les derniers 500 mètres furent très éprouvants, elle avait le souffle court et un sentiment d’urgence la prenait aux tripes.

 

Parvenue à destination, le grand silence des lieux ajouta à son angoisse !

 

 

 

Dans la salle, affalé sur l’un des canapés, Pierre la regardait sans la voir.

 

Ne sachant quelle conduite adoptée Sophie choisit de se taire et de laisser venir. Pierre était vivant, La Solana  debout, c’était le principal !

 

Réchauffée par la marche, Sophie ne prit pas conscience immédiatement du froid qui régnait dans la salle. C’est en remontant machinalement la fermeture éclair de sa doudoune qu’elle réalisa que quelque chose n’allait pas, une bonne flambée crépitait pourtant dans la cheminée !

 

La nature du problème lui apparut dans toute sa force lorsqu’elle pénétra dans la cuisine pour préparer un bon café. Le noir total y régnait !

 

La fée électricité avait désertée La Solana.

 

Revenue dans la salle, à défaut de café, Sophie attrapa une bouteille de vieux Rhum et tendit à Pierre un verre rempli d’une sublime couleur ambrée avant de se couler près de lui pour siroter de conserve.

 

Petit à petit Pierre refit surface.

 

Le côté zen de Sophie lui permit de sortir de son mutisme et pour anticiper sur ce qu’elle ne manquerait pas de lui asséner, il commença par lui rendre justice : que n’avait-il tenu compte de ses réticences en matière de technologie !

 

Vint ensuite le récit des jours de galère !

 

Les volets électriques, descendus le premier jour des intempéries, pour conserver la chaleur, n’avaient bien évidemment pas pu être remontés puisqu’aucun constructeur n’en prévoyait plus avec motorisation débrayable. La même cause produisant les mêmes effets, l’abri télescopique de la piscine s’était écroulé sous le poids de la neige. Lorsque Pierre avait réalisé qu’elle n’allait pas cesser de sitôt, il était trop tard. Le courant était coupé et l’abri, entièrement motorisé, n’avait pu être rabattu.

 

Quant au groupe électrogène dont il attendait le salut, il s’était révélé catastrophique. Incompatible avec tout ce qui est informatique, il était en partie responsable de l’ire des parisiens à son endroit. Incapables de s’adapter à une vie spartiate, ils avaient « grillé » un de leurs ordinateurs en faisant fi des mises en garde de leur hôte. Leurs récriminations quant aux prestations qui n’étaient pas celles qu’ils étaient en droit d’attendre avaient alors commencé à pleuvoir, tous comme leurs menaces de ne pas en rester là ! Sophie n’eut même pas à se faire confirmer que les véhicules encastrés dans la neige leur appartenaient !

 

Elle le laissa vider son sac puis partit déambuler dans la maison. A l’étage un froid polaire avait investi les lieux désertés de leurs occupants. La « clim », c’est chouette à condition que cela fonctionne !

 

Effarée, Sophie, qui avait pris sa lampe frontale dans le sac de rando, découvrit que les occupants des chambres avaient laissé derrière eux un chantier innommable. Et compte tenu des propos de Pierre, il était évident que cette attitude était délibérée !

 

Redescendue, Sophie était déterminée à lui rendre le moral coûte que coûte ! Après tout il n’y avait pas mort d’homme ! Pas d’organisme de crédit pour lui mettre le couteau sous la gorge et donc une possibilité de rebondir d’autant plus facile qu’elle était là !

 

Un grand calme investit les lieux au fur et à mesure qu’elle lui exposait son plan. Prendre contact avec l’avocat qui s’occupait du cabinet de restauration pour avoir son avis quant à la portée des menaces à son encontre, établir un devis pour chiffrer le montant des dégâts en espérant que l’état de catastrophe naturelle serait décrété, contacter sa Banque pour faire établir un plan d’investissement en utilisant ses fonds personnels, à elle !

 

Et surtout, redémarrer sur des bases simples. Boycotter ce qui est contre Nature !

 

La ferme allait retrouver ses vieux volets de bois, la piscine resterait sans abri autre que la bâche réglementaire ! Le gîte allait retrouver l’âme qui était la sienne avant qu’elle ne signe ce fichu contrat, ce qui la charmait, tout comme la perspective d’hiver à deux à La Solana l’enchantait !

Do

 

 

 

 

 

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:39

Il y a quelque temps, nos voisines et amies, Françoise et Jeannette, ont relooké leur cuisine qui s’est retrouvée avec un équipement dernier cri ! De l’informatique partout !

Par voie de conséquence, nous avons hérité d’ustensiles de cuisine devenus obsolètes, le vendeur ayant juste omis de leur préciser que le mode de cuisson par induction avait ses exigences. Pour nous ce fut bath puisque nous avons hérité de casseroles, poêles neuves dont elles n’avaient plus l’usage mais cela nous a interpellées et est à l’origine de la nouvelle qui suit ce propos.

Une fable en quelque sorte parce que c’est bien mignon le « progrès », mais cela a quand même une incidence non négligeable sur nos vies !

Non négligeable et perfide car il faut parfois avoir le « nez dans le caca » pour réaliser que les choses ne tournent plus rond.

L’ été dernier, deux faits ont été à l’origine de notre prise de conscience.

Nous avions décidé de changer le vélum vieux et décati de notre terrasse pour un store sur rails. Nous sommes en plein vent, de toute façon en Roussillon ça souffle toujours dans un sens ou dans l’autre, il nous fallait donc impérativement quelque chose de bien arrimé. Ce type de store était tout indiqué et pourtant, nous avons choisi de garder le concept du vélum, le store sur rails ne se faisant plus qu’en version motorisée. Le mode débrayable a été abandonné par les constructeurs, les usagers préférant ne pas se fatiguer ! Comme nous nous souvenons bien des déboires de ceux qui sont restés dans le noir total plusieurs jours après le passage de la tempête « Klaus » simplement parce qu’ils n’avaient pu remonter leurs volets roulants motorisés, nous avons choisi la sécurité et privilégié la force de nos petits bras !

L’autre raison à l’origine de notre prise de conscience quant au danger des nouvelles technologies a été notre incapacité à nous déterminer pour une source d’énergie de substitution en cas de panne sur le réseau EDF. Nous allions opter pour un groupe électrogène lorsque nous avons appris que sans précaution particulière, il ne fait pas bon ménage avec l’informatique !

Nous avons abandonné cette idée car il est hors de question de fusiller nos portables ! Ayant dressé l’inventaire de nos besoins énergétiques nous nous sommes aperçues que c’est en fait la seule chose qui nous manquerait sans électricité. Nous sommes hyper équipées : on a des lampes tempête, à huile, à dynamo, à gaz, des bougies, un « petit bleu » plus un deux feux camping-gaz, un chauffage à infra rouge camping-gaz (on a des actions chez eux !!!), une cheminée avec insert. Nos conserves sont stérilisées rarement congelées et si le stérilisateur est en panne nous avons une vieille lessiveuse qui le remplace. Nous avons de vieux fers à repasser … non vraiment la seule chose qui fonctionne à l’électricité et qui nous manquera c’est l’informatique !

Bon, je vous laisse donc découvrir cette nouvelle intitulée "Fabulette" et lorsque nous aurons trouvé la solution à notre problème, c’est en cours, nous vous ferons signe !

Do

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 20:02

 

Zenitude.JPG

 

Tel est le nom de ce tableau en gestation depuis le mois de septembre !

 

La montagne, à croire que je la porte en moi, a été une partie de rigolade mais la « nana », je ne vous en parle pas.

 

Plusieurs fois j’ai eu envie de lui réenfiler sa paire de chaussures, histoire de couper au supplice des pieds.

 

Et le visage !

 

Enfin, voilà, il est là et j’espère qu’en « lisant » ce tableau vous ressentirez le bien-être qui est le mien lorsque je foule notre Terre au pied !

 

Que du bonheur !

 

Do

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