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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 20:56

UNE ÉXÉCUTION ORDINAIRE

Marc DUGAIN

(Ed. Gallimard, Paris, 2007)

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  Le livre, divisé en 7 parties, couvre la période des années 50 à nos jours dans l’URSS puis dans la Russie.

  L’écriture alterne les propos d’un narrateur et un récit à la 3ème personne. De Staline à Poutine (« Plotov »), on suit l’histoire de la famille Altman. Trois générations d’une famille défilent au rythme des convulsions de l’empire : la petite histoire au sein de l’Histoire. Certains personnages et faits sont véridiques, quant à la partie romancée, elle n’est pas éloignée de la réalité. Le drame du Koursk est la finalité du livre ; dans la première partie (années 50), la mère du narrateur, médecin urologue mais aussi magnétiseuse, croise Plotov, le cuisinier de Staline, qui vient d’avoir un petit fils, Vladimir. Puis, en Allemagne de l’Est, le petit fils du cuisinier est devenu un espion du KGB, si cela vous fait penser à quelqu’un, c’est normal !

  De Staline à Poutine la continuité s’impose : la paranoïa des dirigeants, leur mépris de la vie des russes.

  La première partie de ce récit/roman a été auto-adaptée au cinéma par Marc Dugain lui-même avec André Dussollier dans le rôle de Staline.

  A la sortie du film, en 2010, Marc Dugain déclarait : « La question que je me pose est : qu'est-ce qui fait un dictateur ? La réponse est liée à la psychologie, les grands pervers sont des gens qui ont été brisés par leur père, soit ils ont été abusés, soit ils ont subi d'autres violences, ce qui est le cas de Staline, d’Hitler. Lorsque la figure du père est détruite, la notion du bien et du mal est abolie. Il n'y a plus de limite. Le danger lorsqu'on veut représenter un dictateur, c'est de tomber dans la caricature, on en fait la représentation qui nous arrange, une brute épaisse et inculte. Ça ne suffit pas. »

 

 

 

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:52

NUIT NOIRE, ÉTOILES MORTES

(« Full Dark, no Stars », Scribner, New-York, 2010) 

STEPHEN KING

 

(Ed. Albin Michel, 2012 ; traduction Nadine Gassie)

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  Alors là, ami(e)s fans du roi, accrochez-vous ! Décrochez le téléphone, oubliez tout, plongez et préparez-vous aux grands frissons et à une nuit blanche.

  Il s’agit ici d’un recueil de quatre nouvelles : (« 1922 », « Grand chauffeur », « Extension claire » et « Bon ménage »). Des hommes, des femmes ordinaires pris au piège, à leur propre piège, culpabilité, vengeance, une plongée dans l’humain, la banale noirceur, le fantastique, dans SK quoi !

  Comme le souligne l’éditeur : « Ne cherchez jamais à connaître cet AUTRE qui sommeille en vous … »

  Il m’est difficile de dire quelle nouvelle a ma préférence, peut être 2, 3, 4, 1 ; en effet la première nouvelle est un peu « saignante », les trois autres sont plus psychologiques, un peu dans la veine « Quatrième dimension », jubilatoire !

 

 « Full Dark, no Stars » a remporté le prix Bram Stocker 2011 et le British Fantasy du recueil de nouvelles.

 

Mi

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:53

Nous sommes parties 2 jours, c’est peu et long, mais cela a été riche en découvertes.

Les-planches.JPG

Notre première halte a été pour Peyriac de Mer. N’ayant aucun programme arrêté, nous avons démarré la promenade en empruntant les « planches ». Assez vite notre attention a été attirée par la grande diversité d’espèces à plumes. Des flamants roses, des cormorans, des canards inconnus, des hérons et puis de gros oiseaux bizarres…

Peyriac-de-mer-flamands-roses--5-.JPG

Des pélicans ! Savez-vous que le Pélican est un oiseau tout à fait extraordinaire. Cet oiseau a plus de 100 millions d’années, un record de longévité que le pélican partage avec les grèbes, les cigognes et les hérons. Il en existe plus de 66 espèces et leur aire de répartition couvre les 5 continents. Leur présence a été particulièrement forte en Europe.                                                                      

Peyriac-de-mer-pelican--9-.JPG

Par contre à d’autres détails, le pélican est terriblement humain. Comme nous, les parents s’occupent en alternance des jeunes qui fréquentent même très rapidement une crèche collective !  Etonnant, non ?  En matière de drague également. Lorsque les mâles prennent l’initiative, et oui ! ils se livrent à une parade collective. Démarche lourdaude, coup tendu, massif, ils vont et viennent en tentant d’allumer les femelles. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m’a fait penser au Carlton ! Que les pélicans m’excusent de ce sous-entendu peu flatteur, mais en lisant cette description, j’ai eu l’image d’un certain mâle qui a l’impudence de porter mon prénom.

Passons, m’étant promue zoologiste, je reviens à ma préoccupation première. Le pélican est l’un des plus lourds oiseaux capable de voler mais la Création a bien fait les choses. Il jouit d’un phénomène dit de pneumatisation : ses os sont évidés et ses poumons enveloppés de 5 « sacs aériens ». En s’emplissant d’air, ils donnent au pélican le poids idéal pour voler. Tout chez cet oiseau est bien pensé, la poche « gulaire » sous le bec par exemple l’aide à maintenir sa température constante lorsqu’il la déploie et l’agite. Il y a aussi l’onglet corné et coloré sur son bec qui sert de stimulus visuel à ses petits pour leur apprendre à picorer. Que me reste –il à vous dire ? Que les pélicans s’apparient pour ne plus se quitter tant que les petits ne sont pas élevés ? Rassurez-vous dès 75 jours ils peuvent voler !

Bon, pour finir cet exposé, je vous dirai que le pélican est un oiseau migrateur, l’hiver il file vers l’Afrique ou l’Inde, que ceux de Peyriac de Mer, tout laisse à penser que ce sont des spécimens qui se sont « fait la malle » de Sigean. Ce sont des pélicans à dos rosé (ça ne se voit pas sur la photo) originaires de Madagascar et de la Corne de l’Afrique. Sans doute ont-ils filoché en compagnie d’Ibis Sacré pour notre plus grand plaisir visuel.

Gorges-d-Heric--1-.JPG

Nous avons mis à notre planning également les Gorges d’Héric, les villages et leurs environs de Cessenon et Faugères et terminé par Gabian ! Voilà bien un village étonnant et à la pointe de l’innovation depuis des siècles. Ce village peut se targuer de posséder depuis 1605 le premier puits de pétrole de France, la Font de l’Oly. L’huile de naphte, sa première appellation, fut utilisée à des fins médicamenteuses par le prieuré de Cassan et les évêques de Béziers jusqu’en 1880. Cette exploitation devint industrielle et perdura jusqu’en 1950, ce furent 25000 tonnes de brut qui furent ainsi extraites.

P1030447.JPG

Aujourd’hui pour la production d’énergie, Gabian s’est tourné vers le solaire prolongeant ainsi une longue tradition écolo, l’école entre autre a ses toitures couvertes de panneaux solaires. Mais il y a mieux ! Imaginez qu’au XIIe siècle 5 moulins furent construits. Installés en enfilade le long de la pente, en relation avec un gigantesque bassin, Perlette et ses copines gouttes d’eau circulaient en souterrain successivement dans les moulins. Après le dernier, l’eau était dirigée vers un pré filtrant où elle était rendue potable pour être consommée par les habitants ! A Gabian, les évêques de Béziers n’avaient jamais que 8 siècles d’avance sur nous car c’est ce système d’assainissement de l’eau qu’utilise les allemands pour purifier l’eau potable que boivent les munichois ! Evidemment ce n’est pas dans un pré que l’eau est décantée, toute une vallée y participe !

Voilà quand même 2 jours bien remplis, vous en conviendrez.

Do

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:16

Le plus souvent c’est sur un coup de tête que nous choisissons le but de nos randos mais elles ont toutes un point en commun : ça grimpe.

Qu’est-ce qui nous pousse ainsi à privilégier les promontoires, mystère !

Mais il est certain que les balades en terrain plat ont vite fait de nous lasser. Peut-être parce qu’ainsi nous pouvons contempler un temps, comme le dit l’écrivain Karen Blixen, « le Monde à travers l’œil de Dieu » !

Ces balades sont vraiment des moments de grâce.

Vous me direz que j’ai la chance de pouvoir marcher sans problème et que cela n’est pas donné à tout le monde, c’est en partie vrai, je vous le concède. Mais le bonheur de marcher est tel, que si de temps à autre je traine la jambe, très vite je me sens portée par une force qui me dépasse !

Hier, nous avions décidé d’une virée en surplomb de la vallée de la Têt, départ et arrivée à Arboussols via Marcevol, le col de Guers et la chapelle Sainte Eulalie.

Marcevol--3-.jpg

Lorsque je me suis retrouvée dans la forêt de cèdres qui couvre les flans de la montagne, sur un chemin ni trop plat ni trop pentu, un grande vague de bonheur m’a envahie !

J’avais tout ce que je pouvais souhaiter.

J’étais en bonne compagnie, Frédé dans mon sillage et Virgile barbotant dans les flaques, une nature grouillante vie autour de nous.

J’avais avec moi tout ce qui m’était nécessaire, ni trop, ni trop peu.

La gourde était encore bien remplie, nous avions même de quoi survivre à un imprévu : allume-feu, briquet, couverture de survie, polaire et coupe-vent, quelques provisions de bouche supplémentaires. Au pire l’une des nombreuses « cabanes » de pierres sèches nous offrirait le gîte, au mieux nous avions de quoi nous offrir un hébergement plus confortable. Nous ne risquions pas la panne mécanique qui peut compromettre une virée en voiture voir en vélo, nous n’avions qu’à faire confiance à nos godillots.

En prime nous avions peu de chance de croiser un « scootériste » mal intentionné.

De toute façon nous avons une « bombinette » de gaz lacrymogène sur nous mais CHUUUUUT, ne le dîtes à personne.

Chacun peut en acheter mais il est INTERDIT de la sortir de chez soi !

Ca fait rigoler, non ?

Nous étions totalement libres, ne dépendant que de nous.

En faisant ainsi l’inventaire de nos richesses, j’ai compris que je pourrais fort bien envisager de marcher ainsi, sans but particulier, prête à prendre ce que la Vie avait à offrir, sans chichi et que le plus raisonnable était de rester dans les mêmes dispositions d’esprit à notre retour à la civilisation pour tenter de rester sereines.

En fait, quand je marche, je vis tout simplement.

Maintenant, le bonus !

Si vous ne connaissez pas ce coin, je vous offre quelques photographies glanées au cours de la balade. Tout était splendide, je reproche juste à Ludivine, Caroline et les autres de se croire si importantes qu’elles s’autorisent à « grabouiller » les parois de ce splendide ouvrage architectural qu’est la chapelle Sainte Eulalie !

Arboussols-Ste-Eulalie--13-.JPG

De grâce, épargnez-nous ces débordements de l’Ego qui réduisent à néant le travail de restauration mené par des bénévoles dont le seul but est de sauver un patrimoine qui nous appartient à tous.

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 Do

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 18:37

Bien je vais continuer sur ma lancée, après bâiller voici qui peut aider à se sentir mieux, ou moins mal ! Je vais tenter de faire simple même si cela risque d’être un peu abrupt.

Nous avons 2 types d’horloges biologiques.

La première est sensible aux rythmes naturels et détermine les sécrétions hormonales et la régénération de nos cellules.

La seconde, située au niveau du Cortex Cérébral, permet de contrôler le temps, en accord avec notre vie sociale.

le-cri.jpgSi la seconde horloge prend le pas sur la première, notre organisme ne parvient pas à suivre, ni à s’adapter. A long terme la maladie s’installe car le système immunitaire se trouve affecté du fait de la non sécrétion de Sérotonine et de Mélatonine. Ces hormones de régulation du sommeil ont aussi des fonctions anti-oxydantes.

Ce bouleversement est d’autant plus désastreux à notre époque que la technologie maintient notre corps en alerte permanente.

C’est son côté pervers : accès continu aux informations, sollicitation ininterrompue via les emails, les SMS, le téléphone portable …

Notre système d’alerte n’est jamais en repos et sécrète les hormones du stress, Cortisol, adrénaline …

Nous ne prenons plus le temps de bâiller (nous y revoilà), de penser par soi-même, de rêver alors que le corps aurait besoin de repos toutes les 90 minutes pour limiter les dégâts et favoriser la production des hormones du plaisir, les endorphines.

Le-grand-Boutassou.JPGAlors en plus de bâiller il y a des trucs tout simples que nous pouvons mettre en œuvre pour permettre à la première de nos horloges biologiques de reprendre la main, le premier, c’est de RIRE !

Ensuite n’oublions pas de bouger, de profiter de la Nature, Aimons …

Enfin au lieu de laisser les informations venir à nous, obligeons-les à nous respecter !

Reprenons la main, allons à la pêche aux infos. Acheter son journal et prendre le temps de le lire, c’est aussi une façon de se poser et surtout d’éviter le gavage insidieux des médias qui pensent pour nous !

Eteignons nos portables à certains moments ! Après tout lorsqu’ils n’avaient pas encore été inventés, nous survivions ! Pourquoi devrions-nous être joignables en tout lieu et à n’importe quelle heure ? Il faut cultiver ses secrets, savoir se protéger !

S’aimer et se respecter, soi !

Do

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 15:32

Figurez-vous que nous avons découvert un truc extra pour perdre du poids, si, si !!!

C'est tellement vrai que tous nos pantalons (ou courts) sont à reprendre et pas question de n'en rien faire car grimper avec un pantacourt qui ne tient pas aux hanches, c'est infernal !

Par contre, c'est plutôt chouette de se sentir svelte et tout ça sans rien faire de particulier.

Voici donc ma première recette:

ajuria-citron-b1a85.jpgUn quart de jus de citron à jeun dans de l'eau chaude.

On ne peut faire plus simple ! Cela favorise l'élimination des toxines, draine l'organisme et du coup autorise de temps à autre une petite entorse au régime.

 

 

La deuxième recette, en lien avec ce qui précède sera donc celle de la Marquise au Chocolat.

Voilà une recette que nous avons sur nos tablettes depuis presque quarante ans. Cela est donc judicieux de la transcrire sur le blog car le document original commence à être mal en point et nous tenons à le conserver.

Je ne sais pas pour vous mais nous, nous trouvons cela très sympa que de garder les originaux des recettes glanées de ci de là. Cela permet de faire revivre des relations oubliées car, avec les parfums, je trouve qu'il n'y a rien de plus évocateur qu'une écriture. Un petit bout de papier et la personne et là, devant vous !

Mais revenons à la Marquise au Chocolat.

Cette recette est idéale si vous n'avez pas de four, évidemment IL FAUT UN REFRIGERATEUR !!!

Il vous faut:

500 g de chocolat à cuire

250 g de beurre

140 g de sucre

6 oeufs

1 cuillérée de crème fraîche

du lait

220px-Chocolate02.jpgCommencer par faire fondre le chocolat au bain-marie avec un verre de lait.

Petit détail, si vous aimez le rhum, vous pourrez faire comme nous et remplacer le lait par un bon vieux cru !

Pendant ce temps faites fondre toujours au bain-marie le beurre avec le sucre.

Mélangez le tout sans oublier la crème fraîche et ajoutez un à un les jaunes d'oeufs.

 

Battre les blancs en neige et les incorporer doucement.

Transférer dans un joli récipient et mettre 24 heures au réfrigérateur. Un court séjour au congélateur n'est pas déconseillé.

Bon, cette Marquise n'a pas une tenue excellente et à servir c'est parfois galère, vous pouvez contourner l'obstacle en la mettant dans des moules individuels. Dans ce cas gardez en un peu pour vous car c'est délicieux à déguster à la petite cuiller tout en sirotant son café !

Bon appétit !

Do

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:00

A quoi sert de bailler ?

Le Bâillement ordonne une mise en veilleuse à notre organisme tout entier.

Bailler c’est le lâcher-prise sur commande.

Physiologiquement bailler est la reprise du pouvoir du système parasympathique, vous savez celui qui active tout ce qui n’est pas de l’ordre volontaire.

Tout ce qui est de l’ordre du volontaire, le système sympathique, est mis en sourdine.

Si donc, au boulot, en réunion de famille, dans une salle d’attente, vous vous ennuyez … baillez … en mettant la main devant la bouche pour ne pas passer pour un malpoli mais pour s’évader de l’ennui.

Virgile-fatigue-du-soir---Copie---Copie.JPG

Mais voilà, me direz-vous, peut-on bailler sur commande ?

Comment faire pour bailler lorsque l’on sent que l’on va craquer ?

Et bien, rien de plus facile.

Vous prenez une large inspiration et vous restez en apnée les poumons pleins.

Cela provoque un étirement du diaphragme suivi d’un relâchement total de tous les muscles. C’est physiologique !

Et hop, on baille !

 

 

Voilà, si vous avez des problèmes d’endormissement et que vous vous sentez « stressé », vous pouvez essayer. Personnellement je peux vous assurer, que pour moi, ça marche !

Cela provoque une série de plus en plus forte de baillements qui nous laisse tout ramollo. En plus, comme un bon bailleur en fait bailler six, même votre entourage vous remerciera.

C’est quand même mieux que des somnifères, non ?

Do

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:04

Comme vous le savez déjà nous revenons des Alpes Maritimes, un département que nous connaissons bien mais qui a plein de trésors à révéler. är contre, nous ne le dirons jamais assez, le côté idyllique de la région cache des pièges mortels, le mot n’est pas trop fort, pour ceux qui viennent s’y installer attirer par le soleil, la Gande Bleue et le clinquant de la côte. Et encore, je fais l'impasse sur coût de la vie !!!

Malheur à celui qui n’a pas un portefeuille bien garni ou qui a une confiance un peu trop aveugle dans les institutions. Oui, je n’ai pas peur de l’écrire et c’est une manière de rendre justice à nos Oncle et Tante: mise sous tutelle, abusive, décidée en dehors de la famille, le tout sous la houlette des voisins dépités en découvrant qu’ils n’y avaient rien à attendre en récompense de leur « dévouement », je rajouterai à l’affaire une tutrice en cheville avec un commissaire priseur véreux. Cela s'est traduit par un appartement vidé de son contenu, contenu subitement volatilisé !!!

Bon, passons à autre chose mais avant d'en venir aux paysages, je m'en vais vous donner un conseil. Si vous ne voulez pas que sur vos vieux jours des tiers décident pour vous de ce que sera votre vie, filez voir votre notaire et parlez lui du "mandat de protection futur".

http://vosdroits.service-public.fr/

Ensuite inscrivez dans la rubrique rechercher : Mandat de protection futur.

 

Cela n'est pas onéreux et il vous appartient à vous seul de décider qui vous souhaiter voir s'occuper de vous. Cela courcircuite d'éventuelles manaoeuvres qui pourraient abourir à une mise sous tutelle abusive, pire un internement, ou tout simplement de vous voir dépouiller de vos biens au profit de tiers malintentionnés ou de l'E... ! Si vous ne voyez pas de quoi je parle, utiliser le téléphone, je vous préciserai la chose. 

 La-napoule.JPG

Le département des Alpes maritimes est un des rares départements où en une vingtaine de kilomètres l’on passe de la folie furieuse du bord de mer au grand calme de la montagne. Les villages y sont perchés et bien que d’une grande sobriété, tout est élégant, avec une belle unité architecturale. Pas de paillettes, que du vrai.

Plateau-de-Cavillore-descente.JPG

Cette année, avant d’aller sur Cannes, nous avions pris soin d’éviter la fête du mimosa, le MIDEM, le Festival (dit de Cannes) et bien vous ne le croirez peut être pas, nous n’avons pas réussi à arpenter la Croisette !

Nous n’avons même pas aperçu la mer, c’est dire !

Heureusement que fermant la baie, à quelques kilomètres, les stations balnéaires de La Napoule et Théoule ont à cette époque un bord de mer que l’on peut admirer en toute quiétude et qui embaume le mimosa. Il faut dire que le Tanneron tout proche en est uniformément couvert.

P1010005.JPG

Voilà un côté chouette de la région, le mimosa !

Nous, en bonnes parisiennes, on adore mais quelle déception de découvrir en arrivant dans notre midi que pour beaucoup, c’était pire que de la mauvaise herbe !

Par contre sur la Côte, c’est la star du coin. On le fête, on le cultive dans des « forceries », il parfume tout. A Grasse, capitale des senteurs, les parfumeries le déclinent sur tous les tons, que ce soit Galimard, Fragonard, Molinard … Connard, Pinard, Flémard, Trouillard etc.

Mais non, j’me marre !!! Sculpture-a-Gourdon.JPG

Ce qui nous a attristées, c’est de découvrir que le sud n’était plus très reluisant, cela s’est dégradé à vitesse V. Certes vous pourrez me dire comme certains maires de notre connaissance que c’est la faute au vent et (ou) au manque de pluie !

Perle de conseil d'école !

Mais, si le vent n’avait rien à faire voler !

En plus c’est terrible le camping-car, on voit tout de haut, rien ne peut nous échapper, sacs plastique, bouteilles, canettes.

Que la France serait propre sans les buveurs de bière !

Bon, enfin si l’on doit décerner un palmarès quant à la région la plus crade, c’est tout vu : la Plaine de la Crau aux abords de Fos sur mer !

Ils avaient déjà le terminal pétrolier, les aciéries d’Arcilormittal, des raffineries, des pôles de chimie maintenant en prime il y a des déchetteries sauvages sur tous les bords de route. Il n’y a bien que les éoliennes pour ne pas faire trop moche et rompre la monotonie de cette plaine interminable.

La Camargue, zone protégée et c’est peu que de le dire, est à deux pas. A environ 5 kilomètres de la nationale coule le Grand Rhône, ne pourrait-on étendre cette protection à la Crau ? 

Peut-être bien que sous peu on va leur rajouter une Centrale Nucléaire, c’est bien la seule horreur qui leur manque encore et puis Nicolas aime ça, alors !

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Bon, enfin, nous y repasserons pour continuer notre prospection, direction la Vallée de la Roya.En attendant, un dernier conseil à ne pas négliger si vous êtes camping-caristes surtout. Ne traverser JAMAIS Grasse, c'est un vrai labyrinthe et les rues sont très étroites ! Demandez-nous conseil au cas Zou.

Do

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 10:49

Nous avons craqué !

4 mois sans Ptibus, ce n’était plus possible.

Nous piaffions d’impatience et la météo étant bonne, nous avons mis le cap sur Cannes.

Et bien oui, c’est ainsi tous les ans, nous avons besoin de notre dose : une loyauté familiale qui a la vie dure. Un vieux reste de notre jeunesse qui ne veut pas nous lâcher.

Ayant envie de traîner rue Meynadier, une des artères mythiques de Cannes, nous avions même embarqué les vélos. Bien nous en a pris car sans eux nous ne serions jamais arrivées. Des voitures partout, des pistes cyclables en pointillés, la foule, des travaux … LE GRAND BORDEL !

Nous avons pourtant atteint notre but : le traiteur ERNEST et c’est en dégustant un succulent financier que nous avons rallié « pédibus cum jambis », la Croisette, très encombrée. Comme je suis sympa voici même l’adresse que vous pourrez rajouter à celle du pays basque que je vous avais précédemment donnée : www.ernest-traiteur.com/

Cette balade n’était en fait qu’une mise en jambe car dès le lendemain nous mettions le cap sur l’arrière pays : Gourdon, Gréolières et Cipière.

Gourdon-1.JPG

Gourdon

 

Cipière, le coup de foudre ! Même en plein travaux la place du village est pleine de charme.

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Si nous quittons un jour Saint Genis, ce sera notre destination. Perché sur une crête à 700 mètres, orienté plein sud, Cipière surplombe la vallée du Loup et le village de Gréolières qui est lui adossé à la chaîne du Cheiron dont le sommet principal est le Jérusalem !

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Cipière

Cipière est aussi relié à Gourdon par un chemin caillouteux emprunté depuis la nuit des temps par une population qui a dégagé des tonnes de pierre pour aménager des parcelles agricoles, des murets, même les chemins étaient empierrés !

Vivant de pastoralisme, ils ont essaimé au gré des vallons de nombreuses bories qui leur servaient d’abris temporaires. Oui, vous avez bien lu, les bories sont du genre féminin !

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Le but de notre rando était d’ailleurs de découvrir une merveille du genre. Haute de 3 mètres, elle est dotée de tout le confort : chauffage central, placards, une voûte qui n’a rien à envier à celle du tombeau de Clytemnestre à Mycènes et même une niche pour le chien !!!

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 Borie-de-Pons-Cipieres-z.JPG

Située au-dessus d’une cuvette au fond de laquelle nous nous étions installées, nous y avons passé un délicieux moment !

Le reste vous l’apprécierez en photos.

Ah, j’oubliais, la neige commence à céder la place aux perce-neige que nous avons trouvé en quantité. Et pendant que nous « botaniquions », Virgile se vautrait avec délectation dans la neige.

Borie-de-Pons-Cipieres-h.JPG

Au fait, savez-vous ce que nous avons beaucoup apprécié aussi ?

Il n'y a pas eu un souffle de vent pendant 4 jours !

Do

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:18

Ne croyez pas que nous avions remisé nos godillots, non !

Nous avons des voisins très attentionnés qui nous fournissent en itinéraires.

Deux fois par semaine, nous marchons. Nous marchons en Conflent, dans les Garrotxes … nous avons même étendu notre rayon d’action à l’Hérault pour redécouvrir Saint Guilhem le désert, une merveille !

 

St-Guilhem-le-desert--14-bis-.JPG 

Nous allons aussi dans le Vallespir, mais là vraiment il faut s’accrocher !

Vous conseillerais-je la grimpette jusqu’au col du Miracle au départ de Prats de Mollo ?

J’hésite !

Pour nous le miracle n’a pas eu lieu, nous avons souffert toute la montée de la chaleur, et oui, en février, et même l’ombre du couvert végétal nous a été refusé, la tempête Klaus ayant mis à mal des hectares de forêt de pins ! Virgile a pu observer le réveil des grenouilles (ici le modèle "rousse").

 

P1030264.JPG

 

Mercredi dernier, par contre, nous nous sommes offert une balade sympathique. Nous avons mis le cap sur Case de Pene, l’étranger en somme puisque nous avions passé la Têt !

Nous avons démarré avec la découverte de l’Ermitage Notre Dame de Pene, un lieu particulier !

Je ne sais pas si cela vous arrive aussi mais il y a comme cela des lieux qui sont à la fois ici et ailleurs. Comme si deux mondes se télescopaient. En ce qui me concerne à chaque fois que je suis passé devant cet ermitage perché, c’est celui d’Amargos en mer Egée que je voyais.

Bon, enfin, toujours est-il que nous avons commencé la balade sur un sentier en corniche, très très caillouteux bordé d’agaves, de cactus. Le sanctuaire est très vite atteint et de ce perchoir se dévoile la Tour del Far, le château de Quéribus et plein d’autres merveilles.

 

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En l’an mil, un château se dressait là, le Castellum de Pena puis petit à petit sa position stratégique ayant perdu tout intérêt, le château a été démantelé et la chapelle castrale s’est vue transformée en ermitage, un ermitage occupé jusqu’en 1950.

Redescendues de notre perchoir nous avons filé sur un chemin caillouteux à souhait, tout en montagnes russes, direction Baixas.

Lorsque l’on arrive à faire abstraction des explosions sur les différentes carrières des environs : Tautavel et Baixas, le coin est vraiment très chouette, décoiffant certes mais le souci de notre coiffure n’a jamais été notre truc.

En tout cas, je peux vous dire que question préservation de l’environnement, ces carrières sont vraiment une plaie, il n’y a qu’à voir le nuage que chacune génère.

 

explosion-carriere-de-Tautavel.JPG

 

Nous avons ensuite gagné la chapelle Sainte Catherine sur le territoire de Baixas. Le cas de cette chapelle est particulier car elle a été destinée dès sa construction à abriter un ermite. Une partie des bâtiments s’accroche à la roche et si bien évidemment la chapelle était fermée, le banc de pierre qui s’étire le long du mur était bien accueillant et très ensoleillé. Un régal !

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Sur le trajet du retour nous avons fait halte à la carrière de marbre bleu de Baixas célèbre jusqu’aux Etats-Unis. Là, ce n’était pas à coups d’explosifs que se faisait l’exploitation mais manuellement. D’ailleurs les blocs encore en place porte la marque de la découpe. Un travail de titan mais à l’échelle humaine !

 

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Allez, je vous laisse admirer quelques clichés, vous verrez, vous aimerez !

Do

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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