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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 16:55

Il y a une semaine, nous retrouvions les châteaux cathares de Queribus et Peyrepertuse en compagnie de Charles (un article est en cours à ce sujet, Charles, attend !!!)… Ce mercredi, nous nous arrêtons à Padern pour la suite de notre exploration des Corbières audoises. Nous envisageons de visiter son château, au terme d’une petite balade de trois heures.

Padern-par-le-pas-de-la-Go-utine--20-.JPGLe village de Padern est une étape obligée sur le sentier cathare, même si son château n’a pas joué un rôle très important dans l’histoire. Mentionné dans les archives dès 899, il subira de nombreuses modifications jusqu’en 1790, avant de sombrer dans l’oubli. Aujourd’hui, ses ruines dominent le village et la vallée du Verdouble non sans une certaine majesté…

Par ailleurs, il faut avouer que le tracé de cette petite randonnée est très mal balisé. En théorie, il suffit de suivre le balisage jaune, sauf qu’à un croisement de pistes, tout est balisé en jaune, vers la droite comme vers la gauche. Que faire ? Nous sommes parties à droite… Mauvaise pioche : il fallait partir à gauche ! On aurait dû le savoir… A gauche, toujours à gauche !!!

Le résultat, c’est que nous avons fait la boucle à l’envers et que nous nous sommes rallongées un peu pour revenir par le château. En fait, nous avons réalisé un « huit »…

Dans un paysage typique des Corbières, rocaille, vignes, genévriers, chênes kermès, thym et immortelles, grâce à notre erreur de direction, nous nous élevons rapidement en direction du pas de la Serres. Le sentier est caillouteux et glissant ; pas de regret : il valait mieux le faire en montée qu’en descente ! L’ascension est un peu raide, mais le paysage est grandiose. Si vous aimez ce qui est vert et luxuriant, vous avez tout faux. Tout autour de nous, ce ne sont que cimes et crêtes rocheuses, déchiquetées et dentelées, plis et ondulations pierreuses, résultat de mouvements tectoniques violents. On découvre au loin la plaine viticole de Tuchan et le château d’Aguilar (pour une autre fois…).

La descente de l’autre côté est en pente douce… Le chant du coucou nous accompagne (ouf, nous avons un peu de sous dans nos sacs...). Le décor est sauvage à souhait… Padern-par-le-pas-de-la-Go-utine--10-.JPGLe clou de cette rando, c’est le « pas de la Goutine », un passage vertigineux aménagé à flanc de falaise, sécurisé par une rambarde métallique. En cas de fortes pluies,  on peut y admirer une chute d’eau de 40 mètres de haut. Nous ne regrettons pas qu’il fasse soleil, mais cela doit valoir le coup d’œil tout de même ! En attendant, même sans eau, la falaise est impressionnante. Do se penche au dessus du vide… Même pas peur ! Le miracle se confirme… Toujours pas de sensation de vertige. Guérie ? Il semblerait vraiment.

Je sens que vous commencez à vous demander ce qui l’a guérie, non ? Patience, elle vous racontera…

Revenons à notre rando… Elle se termine en descente à travers une jolie pinède par la visite du château. La mairie a pris la peine de mettre un panneau d’interdiction ; les ruines, parait-il ne sont pas sécurisées. Entendons-nous bien : il y a vingt ou trente ans, lorsque nous avons découvert Queribus et Peyrepertuse, les ruines n’étaient pas sécurisées non plus, mais la visite était gratuite. Aujourd’hui, c’est six ou sept euros la visite. Nous n’allons tout de même pas attendre que ces ruines soient payantes pour les découvrir, non ? A nos risques et péril ? OK ! C’est ça, le frisson de l’aventure… Et même qu’on n’a pas été écrabouillées !!!

Padern-par-le-pas-de-la-Go-utine--25-.JPGNous voici revenues à Padern, en passant par son adorable chapelle romane qui ne se visite pas, hélas… Au fait, sympa, le petit village de Padern… Mais pourquoi y a-t-il tant de maisons à vendre ? Bon, si cela vous intéresse, achetez plutôt dans les hauts quartiers, car vu la hauteur des banches fixées aux portes des maisons le long de la rue principale, on imagine que le Verdouble est sujet à des fantaisies spectaculaires !

Après avoir repris la voiture, nous sommes revenues à Estagel en suivant les boucles du Verdouble jusqu’à Paziols…

Padern-par-le-pas-de-la-Go-utine--27-.JPG

A la sortie de Padern, la route surplombe la rivière envahie de gros blocs détachés de la montagne au dessus de nous. Espérons que ce qui reste tient bon ! Cette portion de route mérite quelques photographies. Ce n’est pas aussi grandiose que les gorges de l’Ardèche, mais tout de même, c’est beau !

Fredo

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:57

Voici une recette inédite qui nous arrive tout droit de Guyane ...

Et vous savez quoi ?

En vous la proposant je vis un grand moment de joie !

 

 

                   Savez-vous cuisiner ça ?                   

 ... à la mode, à la mode

         Taa Jopi vous régale !

 

Il s'agit ici d'un jeune anaconda, sans doute un mâle ou une jeune femelle, les individus les plus âgés atteignant 5 à 6 m pour les mâles, jusqu'à 9 m pour les femelles.

Celui-ci mesurait 3,30 m.11-01-19 012 - copie2

D'abord, il faut le dépecer. Dur, dur !

Ensuite, découper le corps en tronçons, nettoyer à l'eau citronnée que l'on fait chauffer doucement après y avoir jeté une poignée de feuilles-kaju .

Après quelques minutes de chauffage jeter l'eau et faire mariner plusieurs heures dans citrons coupés, sel, ail et piment après l'avoir coupé en tranches fines ou en petits morceaux..

Poêler.

A déguster en colombo (curry caraïbe), en kasilipo (à la mode amérindienne) ou fumé-boucané comme du poisson.

P.-S. en règle générale, ne proposez pas à un businengé de manger ça, il partirait en courant !

Bon appétit ! *

 

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:46

Les beaux jours arrivent et avec eux plein de jours festifs qui donnent l'occasion de se régaler en bone compagnie.

Voici 3 recettes que nous ont confié à votre intention Jacqueline, Claudie et Charles. Charles qui, venu passer quelques jours à la bergerie, nous a mis l'eau à la bouche avec sa poularde au champagne dont nous vous communiquerons bientôt la recette !

 

Les petits Flans de Jacqueline

 

mini-flan.pngMélanger 4 oeufs et une cuiller à soupe de farine, ajouter une boîte de lait Gloria de 400g pour obtenir une pâte bien lisse. C'est la base !

 

On y ajoute alors:

1: des noix concassées et du roquefort(6 ou 7 noix pour une portion de roquefort )

2: des échalotes et des lardons “revenus” dans un peu de beurre

3: des courgettes “revenues”dans la poêle avec des lardons, ajouter dans la base des petits dés de comté

4: des petits dés d’aubergines revenues également dans le beurre, des tomates séchées et de la féta ...

et laissez aller votre imagination pour créer autant de variantes que vous voudrez !!!!!

Beurrer des petits moules verser les différentes préparations, cuire au four 20 minutes à 180.

 

Le gâteau aux noix de Claudie

 

102f2102-f20c-4afb-979a-67e773f33fcc_tn-220x170.jpgIl vous faut :

80g de farine, 100g de beurre, 100g de sucre, 3 oeufs, 1 sachet de sucre vanillé et 1 sachet de levure chimique et ...

ce n'est pas tout, ce n'est pas tout...

un demi verre de lait, une pincée de sel et 100g de cerneaux de noix que vous pouvez remplacer ces dernières par des noisettes, dans ce cas vous n'aurez qu'à changer le nom du gâteau !

 

Battre les jaunes d'oeufs avec les sucres, ajouter le beurre fondu, la farine et la levure, le sel, le lait, les noix broyées, tout, quoi !

Monter les blancs en neige ferme et mélanger doucement sans écraser.

La cuisson se fait à 180° pendant 40 minutes.

Si le coeur vous endit vous pouvez servir ce gâteau accompagné de la crème de Charles  que voici !

 

 

La crème de coco de Charles

 

flan-montage.jpgIl faut une boîte de lait Nestlé et une boîte de lait Gloria, 4 oeufs et 1/3 de sachet de poudre de coco.

 

Faire cuire le tout bien mélangé au bain-marie pendant 40 à 45 minutes !

 

Bon appétit à tous et si vous avez des recettes à nous donner, n'hésitez pas !

 

 

Do

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 16:40

Sur les bords de la Vézère, de la Dordogne et de leurs affluents, la vie humaine s’est installée sans discontinuité depuis au moins 150 000 ans.

Ces rivières ont creusé leurs lits dans un sol majoritairement calcaire et comme leurs alliées, les eaux d’infiltrations, ont donné naissance à un relief très particulier, typique de cette érosion.

Les eaux ont creusé des grottes, des abris sous-roches que d’autres agents comme le gel ont modelés à leur guise.

Ces refuges ont d’abord été habités par les animaux puis par l’homme.

abri.JPG

Des restes de Néandertaliens ont été découverts en Dordogne, ce qui atteste de l’ancienneté de l’engouement de l’homme pour cette région. L’Homme de Neandertal qui peupla aussi l’Afrique, a apparemment disparu de la surface du globe faute de pouvoir évoluer. Apparu sur Terre à une époque chaude, il semblerait que, au moins pour les spécimens présents en Europe, leur incapacité à faire face aux conditions climatiques dues à l’arrivée d’une nouvelle époque glaciaire, ait signé leur arrêt de mort.

L’homo Sapiens, doté de capacités intellectuelles plus évoluées, lui, a su s’adapter et utiliser à son avantage les ressources naturelles des régions qu’il parcourait à la recherche de nourriture. C’est ainsi que chassé par le froid, notre ancêtre directe (nous sommes vous et moi des « Sapiens », le mot signifiant sage) a élu domicile dans les grottes et abris sous roches des rives de la Vézère et de la Dordogne.

Un peu partout les sites abondent et certains sont absolument fabuleux comme le Château de Commarque ou le site de La Roque Saint-Christophe.

  donjon

Occupé dès le paléolithique le site de Commarque offre aux visiteurs la possibilité de découvrir les restes d’un habitat troglodytique d’une grande richesse. Outre les vestiges d’un habitat rural, une grotte ornée a livré entre autre de magnifiques gravures de chevaux.

bas relief

La vie humaine a perduré ici des milliers de siècles, les hommes s’adaptant au relief ont su tirer partie des configurations géographiques et s’offrir à force d’ingéniosité une certaine qualité de vie.

 

chapelle

Si l’on perd de vue l’histoire de Commarque durant le premier millénaire après JC, les documents attestent de l’existence d’un donjon avec logis, d’une chapelle et de maisons tours sur les lieux au XIIe siècle. Ce n’était donc plus un château mais un castrum puisqu’il y avait outre le château de nombreuses habitations à l’intérieur de l’enceinte en plus de celles creusées dans les falaises aux environs immédiats. Durant la Guerre de 100 ans qui en dura un peu plus, les seigneurs de Commarque en profitèrent pour agrandir le château et en améliorer le côté défensif ce qui n’empêcha pas les anglais en 1406 de s’en emparer ! Mais que venaient-ils faire ici ? Par la suite Commarque étant dévoué à la cause de la Réforme, les catholiques mirent à mal le château  et à la fin du XVIe siècle le site commença à décliner. Définitivement abandonné au XVIIIe siècle le château est sorti de l’oubli en 1968 et depuis 1994 renait de ses cendres.

  site

L’histoire de La Roque Saint Christophe est sensiblement identique à ceci près que la falaise, qui abrite le site, fait 80 mètres de haut pour un kilomètre de long et que l’occupation humaine s’y est perpétuée sur 6 niveaux, tous reliés entre eux par une vingtaine d’escaliers vertigineux, creusés à même la roche. C’est ainsi que l’on peut y découvrir l’un des plus grands escaliers monolithiques d’Europe !

 P1030608.JPG

Le niveau 0, c'est-à-dire celui qui correspond à l’occupation préhistorique ne se visite pas mais les 5 autres niveaux permettent d’avoir une idée très précise de ce qu’était l’organisation de la vie sociale au Moyen Age.

maquette

La Roque Saint-Christophe est exceptionnel en ce sens que ce site nous permet de comprendre comment vivait l’homme du commun.

La découverte des châteaux, certes, est intéressante mais l’opulence qui y est le plus souvent palpable ne rend pas compte des prouesses que devaient accomplir les hommes dans leur quotidien. C’est un peu comme si dans 500 ans nos descendants n’avaient à se mettre sous la dent que les reconstitutions à l’identique du Palais de l’Elysée ou des hôtels Crillon ou Lutécia ! Zappés les cités, les petits pavillons de banlieue !

Là, tout y est.

Des reconstitutions fidèles nous montrent les techniques de constructions mises au point pour ancrer une façade sur une corniche d’à peine 2 mètres de large.

charpente

On y découvre l’église avec ses fonds baptismaux creusés dans le sol.

fonds-B.JPG

C’est tout une urbanisation qui nous est offerte à la découverte avec une foule de petits détails croquignolets : les saignées pour canaliser les eaux de pluies mais aussi le sang des animaux dans l’abattoir, les anneaux taillés dans le roche qui servaient à attacher, suspendre tout et n’importe quoi, des morceaux de viande du fumoir aux instruments servant à la liturgie.

anneaux.JPG

Il y a la forge, des sépultures creusées dans le sol mais aussi le fameux trou du guetteur auquel on accédait que par une échelle rudimentaire.

Sujet au vertige, s’abstenir !

Savez-vous que chaque site troglo avait le sien, que ces trous étaient placés de tel manière qu’un guetteur pouvait au moyen d’un système sonore alerter ses collègues et qu’il ne fallait que 6 minutes pour que l’alerte se répercute sur les 18 kilomètres de la vallée ?

trou.JPG

Parce que là encore, l’ennemi fut l’Anglais !

Si seulement Jeanne d’Arc avait été là !

Je ne vous détaillerai pas plus ces deux sites mais j’espère vous avoir donné envie d’y aller voir de plus près.

Au fait savez-vous que j’ai découvert à l’occasion de cette visite que ma peur des hauteurs semblait m’avoir quittée ?

J’ai grimpé sans sourciller tout en haut du donjon de Commarque, je me suis penchée au-dessus du vide avec délectation pour découvrir des terrasses inaccessibles à la visite !

Et bien RIEN, même pas peur !

Si cela vous intéresse, je vous raconterai un jour à quoi tient ce miracle.

D’ailleurs je le ferai même si vous ne m’en adressez pas la demande car je sais qu’il me faut témoigner quitte à déranger !

Sur ce, bon Week-end !

Do

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 10:12

En virée à la redécouverte des châteaux cathares de Quéribus et Peyrepertuse, nous avons fait halte au village de Cucugnan. Vraiment extra !

moulin.JPGLe moulin, source d’inspiration pour Alphonse Daudet, restauré, abrite une minoterie, un laboratoire ET une boulangerie. Nous y avons fait un petit tour, alléchés par les délicieux fumets qu’exhalaient les lieux. Sur les conseils de la boulangère, nous avons été orientés sur un adorable salon de thé pour y délasser nos gambettes passablement éprouvées par la grimpette de Quéribus, encore n’avions nous pas encore attaqué celle de Peyrepertuse !

Après coup, autant vous dire que ce n’est pas un bon plan sauf si vous n’avez rien contre le fait de payer un café 2.5€, qui plus est tiré d’une cafetière à dosettes !

Mais c’est une autre histoire que j’ai envie de vous conter.

Ayant déniché un prospectus vantant les mérites d’un élevage de porcs noirs, vieille race remise en valeur par un éleveur qui écoule ses produits dans le Lot, j’ai demandé innocemment s’il existait un site au cas où nous aurions été tentées !

Précision, à ce stade de la conversation, nous ignorions encore le prix du café, dommage car nous aurions peut-être pu élargir le débat, mais je m’égare !

salon-de-the.JPG

Notre meunier, c’est lui qui tient le salon de thé quand il n’est pas à son pétrin, avant de se montrer lyrique pour nous parler de la qualité gustative des jambons et autres saucissonnailles qui « t’explosent » dans la bouche à tel point, je le cite, « que tu ne sais plus où tu habites », a commencé par me demander si j’avais regardé les prix pratiqués !

Non !

C’est comme cela, je vois un truc qui a l’air intéressant, hop je saute sur la doc que je compulse ensuite à tête reposée. Sûr que s’il ne nous avait affranchis, le Kilo de jambon cru à 150€ m’aurait dissuadée de persévérer dans mes projets d’achat.

1500€ pour un jambon !!!

Ça, il peut être bon !

Comme dit notre ami Charles, à qui nous faisions découvrir le village, à ce prix là tu ne t’achètes même pas une petite tranche bien bien fine !

Non, tu demandes juste une petite chute que tu paies avec ta carte bleue à débit différé !

Que justifie donc un tel prix, vous demandez-vous ?

Ces cochons sont élevés comme avant, au temps des « croquants ».

Ils mangent des glands, du son et sont libres de retourner la terre pour y trouver de quoi agrémenter leur menu quotidien !

Ils mangent en fait ce que tout cochon normal aurait dû toujours manger !

Mais c’est ainsi, maintenant lorsque les poules cavalent dans les près, que les bovins broutent de l’herbe en compagnie des ovins leurs copains, c’est du LUXE !

Pour clore son propos, sur le ton de la confidence, le meunier nous a expliqué que dans son laboratoire, il travaillait pour l’éleveur à la confection de ravioles. Ce dernier le fournit en farce confectionnée à partir de petits morceaux de viande que lui enrobe de pate. Les ravioles reviennent ensuite à l’éleveur qui fournit des restaurants.

Mais par n’importe lesquels, le coût de ces ravioles est tel, qu’ils sont dégusté dans les restaus de luxe, à L’UNITÉ, perdu dans une grande assiette à très larges bords, délicatement nimbés de sauce et recouverts d’une tranchette de truffe !

Ne me dîtes pas que l’on ne marche pas sur la tête !

Et dire que je suis certaine que ceux qui ont l’occasion de déguster ces produits ne paient même pas leur écot !

P’t’être que ce sont des ministres ou des députés ou des présidents de n’importe quoi qui se régalent sur le dos du contribuable !

Mais j’ai sans doute TRÈS mauvais esprit !

Do

 

 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 18:50

Voilà, nous vous proposons un circuit que nous venons de tester pour vous et qui pourra notamment intéresser les camping-caristes !

Un tuyau en direction de ces derniers, une voie verte rallie Sarlat aux Eyzies de Tayac. Ne faites pas comme nous qui avions renoncé à prendre les vélos, mais enfin les chemins de randonnée sont aussi nombreux que les pistes cyclables, alors !

 Parties de Saint-Genis nous avons rallié les Eyzies de Tayac après une halte au Château de Commarques. D’entrée de jeu, nous avons plongé dans le temps. Ce château, nous en connaissions l’histoire grosso modo suite à l’émission « Des Racines et des Ailes ». La séquence qui lui était consacrée nous avait intéressées, la visite nous a passionnées et vous la retrouverez bientôt dans le blog car vraiment nous avons découvert des merveilles que nous avons envie de partager avec vous.

P1030526.JPG

Les Eyzies de Tayac sont à la Préhistoire ce que le Vatican est à la papauté, il y a des grottes, des abris sous roche, des silex, des peintures, des gravures rupestres … partout … Le village fut la villégiature de prédilection de notre ancêtre, Cro Magnon.

Tout est hyper bien organisé, des circuits de randonnées relient les sites entre eux, c’est balisé, légendé.

Nous y avons même déniché une superbe aire de stationnement pour les camping-cars.

 

Pour éviter l’overdose préhistorique, nous avons dû faire un choix.

Connaissant déjà Lascaux II et côté grotte à concrétions étant plutôt au top, nous avons décidé de boycotter les grottes ornées et celle Du Grand Roc pour nous consacrer au site qui la jouxte, l’abri sous roche de la Laugerie Basse.

Ce site a servi de référence aux préhistoriens du monde entier, c’est ici qu’a été trouvée « La Vénus Impudique » et un mobilier décoré d’une grande variété et fort moderne quant à l’inspiration et au traitement.

 P1030586.JPG

Alors que nous mettions le cap sur La Roque Saint-Christophe, un panneau signalitique a attiré notre attention sur le village troglodytique de La Madeleine. Le P’titbus a viré sur les chapeaux de roues et quelques minutes plus tard nous prenions nos billets. C’est alors que la lumière fut : La Madeleine … le magdalénien, inférieur, supérieur … cette période préhistorique exceptionnellement riche a laquelle nous devons des chefs d’œuvre de sculpture en ivoire et en os ... bon sang, mais c’est bien sur ! En 1863 fut découverte non loin des ruines du village médiéval troglodytique de La Madeleine une plaque d’ivoire de mammouth gravée. Cette découverte qui venait après qu’aient été mis à jour divers objets : bifaces, racloirs, harpons, pointes de flèches, permis de prouver la contemporanéité de l’homme et du mammouth, de préciser le climat à une époque que l’on pouvait dater : la dernière époque glaciaire. Au Magdalénien, c’est le nom qui fut donné à cette période, l’homme inhumait déjà ses défunts comme le prouve la découverte d’une sépulture d’un enfant paré d’une multitude de coquillages. Cette falaise léchée par les eaux de la Vézère a accueilli l’Homme près de 15 milles ans. Si le gisement éponyme est fermé au public, la visite du village médiéval troglodytique est possible et passionnante, la vie a pu y être reconstituée avec précision. Une chapelle ayant traversé les âges et un château fort témoignent de l’importance du site.

 DSCN5938.JPG

N’en ayant pas terminé avec les visites, et toujours gaillardes, nous avons attaqué la visite du fort de Laroque Saint Christophe en compagnie de Virgile qui est un chien fort cultivé. L’immensité du site, sa richesse valent bien un plus long développement que je vous réserve pour plus tard.

 P1030542.JPG

Nous avons ensuite continué notre progression plein Nord, alternant visites et sauts de puce avec le fourgon.

Si vous envisagez un séjour par là, voici les coins qui nous ont enchantées.

 

DSCN5977.JPG

Nous nous sommes offert une petite balade autour d’un magnifique manoir périgourdin, celui de la Grande Filolie avant de rallier Saint Amand de Coly, regroupé autour de son abbaye fortifiée, une merveille que l’on découvre grâce à un jeu de panneaux ludiques et instructifs. Félicitations à cette commune qui montre que si elle tire profit du tourisme, elle respecte les visiteurs et a à cœur de faire découvrir et mettre en valeur son patrimoine et son histoire.

P1030691.JPG

Ensuite ce fut Condat sur Vézère et sa commanderie templière située pile poil au confluent du Coly et de la Vézère.

Toujours plus au Nord et franchissant les limites de la Dordogne, nous avons entre deux averses vaillamment crapahuté jusqu’au somment du Puy d’Yssandon. Occupé à l’époque gallo-romaine, le sommet de la colline exhibe fièrement un vieux pan de tour, seul reste d’un puissant château-fort et une église dont le porche est surmonté par 4 têtes sculptées peu engageantes dont une représentation du diable.   

 

P1030700.JPG

Yssandon fut le point le plus au Nord que nous avons atteint.

Tout près de là nous avons fait halte chez des amis et passé un séjour enchanteur auprès de 2 adorables Cro-Magnonnes qu’il a fallu quitter pour continuer plein sud.

Haltes multiples pour découvrir entre deux averses, Carrennac, Loubressac village perché au-dessus de la Dordogne, Autoire niché au creux d’un cirque d’où choit une belle cascade.

Après, nous sommes allées au filling soucieuses d’échapper au ciel de plomb qui obscurcissait l’horizon sur Rocamadour.

Lorsque les rafales de vent se sont faites insistantes, nous avons tourné bride et zigzagué jusqu’à parquer le fourgon à Saint Cirq Lapopie.

P1030748.JPG

 

Nous étions revenues dans le Lot, c’était une redécouverte qui tombait à pic parce qu’allant de paire avec des retrouvailles qui nous n’osions espérer tout en l’appelant de nos vœux. Ce superbe village médiéval ne nous était pas inconnu, nous l’avions visité avec Joël, lorsque nous ne nous étions pas encore déchirés et voilà que nous y revenions alors que nous venions juste de nous retrouver !

J’espère que vous avez suivi !

La suite du circuit mérite que nous nous y attardions, alors, une autre fois, je vous parlerai de Saint Cirq, mais aussi de Najac perché sur les bords de l’Aveyron et de Cordes sur le Ciel.

Ces joyaux architecturaux le mérite, tout comme leur charme se paie au prix de gros efforts, ça grimpe très dur !!!

Do

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 07:42

Avant de vous relater notre court voyage dans le centre de la France (Dordogne, Corèze, Lot…), voilà une petite balade que nous n’avions pas eu le temps de mettre sur le blog avant de partir.

Comme allier le tourisme au sport n’est pas pour nous déplaire, c’est chez les gabatches * que nous avions choisi de randonner samedi dernier, en suivant un itinéraire paru dans l’indépendant au mois de janvier : le sarrat de Germa et les mines de Montgaillard. De chez nous, cela fait un peu de route, mais c’est finalement moins loin que la Cerdagne ou le Capcir et beaucoup moins stressant que la montée du Conflent ! Passé Maury, nous avons obliqué en direction du château de Queribus et du charmant petit village de Cucugnan qu’Alphonse Daudet est allé nous mettre en Provence dans ses lettres de mon Moulin… On se demande pourquoi ! D’ailleurs, il y a un très joli moulin, à Cucugnan ; cela faisait des années que nous n’étions pas allées dans ce coin là et nous ne nous en souvenions pas. Sans doute était-il ruiné, à l’époque.

De Cucugnan, nous avons gagné Montgaillard, en passant par le village de Padern surmonté des ruines de son vieux château, par une vallée sinueuse qui n’est pas sans rappeler, en moins impressionnant sans doute, le défilé de Pierre-Lys.

Garées près du cimetière de Montgaillard, 1.JPGnous avons démarré la rando vers dix heures trente, par une petite route déserte bordée de buis épais. Dix minutes plus tard, à peine après avoir vraiment commencé les choses sérieuses en abordant la piste, nous avons connu une grosse frayeur : un Patou couché sur la piste nous a avisées et s’est levé en aboyant, aussitôt rejoint par trois congénères… Il va sans dire que nous avons vite dégainé nos « bombinettes » !!! Plus de peur que de mal ; les canidés n’étaient pas mal intentionnés et nous avons poursuivi notre chemin, les jambes flageolantes…

Autant le dire tout de suite : au début, nous avons douté d’apprécier la balade… Après la rencontre des chiens, la piste descend un moment vers la rivière et passe devant un campement sauvage et délabré (outre la peur de faire des mauvaises rencontres, nous n’aimons pas commencer en descente…),  elle suit ensuite un bon moment le fond de la vallée avant de s’élever pour rejoindre un chemin de charretier où la vue s’ouvre enfin sur le décor sauvage des Corbières… La végétation est un enchantement… Buis, genévriers, bruyères, petits chênes… Le thym est en fleurs et la lavande sauvage se prépare. Après une bonne grimpette,  parvenues au replat du Sarrat de germa,  nous avons quitté un moment l’itinéraire pour faire quelques pas sur la crête dans un décor grandiose : le Canigou enneigé, les monts du Vallespir, la chaîne des Albères et la Grande Bleue… Les formes ondulantes des Corbières…

Après avoir repris des forces sur le replat, nous avons abordé la seconde partie, celle des découvertes…

Au terme d’une bonne descente, bien raide, rendue glissante par le passage répété des VTT, nous sommes vite arrivées au premier site d’extraction, les mines du Tistoulet.

Dans le secteur des Corbières, les carrières sont nombreuses. Ici, dès le second siècle avant JC, des prospections minières ont été menées, à la recherche de cuivre, de plomb et d’argent… De vastes travaux d’extraction souterrains ou à ciel ouvert y ont été menés et se sont maintenus jusqu’à nos jours. Devenue sporadique et artisanale l’exploitation en a finalement été complètement abandonnée  dans les années 60.

        La mine du Tistoulet, c’est une terrasse vertigineuse creusée dans la montagne. Des pans de roches blanches (la barytine) abruptes se dressent devant nous… Blanches ? Pas tant que ça ! Pas besoin de se pencher sur la surface avec une loupe pour découvrir les imprégnations de malachite, verte, et d’azurite, bleue, qui apparaissent dans la roche… 2-copie-1.JPGMalachite et azurite sont les deux formes carbonates du cuivre. Les veines sont bien visibles à l’œil nu ! Des pans entiers de roche où vert et bleu s’entrelacent… Le sol est recouvert de scories aux teintes étonnantes… C’est magnifique. La plupart des excavations ont été sécurisées, donc fermées.

Un peu plus loin, la galerie dite « les serpents » ressemble, en plus petit, à « l’oreille de Dionysos », à Syracuse.

« La contenance du filon avoisinait les 6 à 7% de cuivre et la proportion d’argent récoltée était relativement appréciable, de 2,1 kg pour 100 kg de cuivre métal »… Pas mal, quand même…3.JPG

Pour le retour, après ces deux sites d’exploitation, nous suivons un long chemin horizontal qui chemine à flanc de colline ; nous surplombons la vallée et la route que nous avons suivie pour arriver à Montgaillard… De l’autre côté, la crête est hérissée d’une armée d’éoliennes, évoquant les moulins de Don quichotte. Sur le chemin qui nous ramène vers le village, d’autres carrières nous retiennent un moment… Nos sacs s’alourdissent de plus en plus ! La cueillette est bonne. Nous avons même trouvé deux pierres ayant une forme approximative de cœur ! La dernière carrière est impressionnante, vaste et percée de plusieurs cavités.

Le chemin nous ramène ensuite vers Montgaillard en montant (ça non plus, nous n’aimons pas… le retour en montée…)… Après une curieuse rencontre végétale, 4.JPG(impressionnante, cette souche, non ?) nous retrouvons la voiture avec satisfaction, pour un retour à travers les Corbières avec des vues superbes sur les châteaux cathares de Peyrepertuse et de Queribus.

 

Fredo

 

* Gabatches ou gabatxes… Petit nom d’oiseau attribué aux habitants du département voisin signifiant « ânes »… De leur côté, les audois nous appellent « burros », ce qui veut dire exactement la même chose…  Petit folklore local, c’est tout !

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 19:26

 

                                                       AUX YEUX DE TOUS

 

Aux-yeux-de-tous.jpg 

 

Film français de Cédric Jimenez avec Olivier Barthelemy, Mélanie Doutey (1 h 25)

 

 

 

*******

 

Un hacker (« anonymous » ?) a piraté toutes les caméras de Paris et quand un attentat meurtrier se produit Gare d’Austerlitz, il décide d’aller à l’encontre de la version officielle du gouvernement (en période électorale !) et de rechercher la vérité. Il la découvre et une tout autre réalité se présente à lui et l’oblige à agir.

 

  Il y a du nerf, de l’originalité et de l’audace dans ce premier film (petits moyens) entièrement composé d’images de vidéosurveillance et de webcams. C’est une nouvelle écriture cinématographique ; en sortant on s’interroge sur ce « Big Brother » qui s’installe dans notre pays sous couvert de sécurité. Bien entendu ici, la « cause » est louable mais …… bien sûr j’ai (très) mauvais esprit. Entre les caméras, les ordinateurs, les puces électroniques, etc… c’est un peu de notre LIBERTÉ qui part en lambeaux avec le consentement d’une majorité silencieuse.

 

  Sans être un chef d’œuvre, on passe un bon moment. C’est déjà pas mal.

 

 

 

« Aux yeux de tous » a été nominé au Festival international du Film Policier de Beaune 2012

 

 

 

 

 

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 19:21

 

LE QUAI DE OUISTREHAM

(Ed. l’Olivier, Paris, 2010)

 

Florence AUBENAS

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  Le nom de Florence Aubenas vous dit « vaguement » quelque chose ?

Journaliste à « Libération », elle est prise en otage en Irak en 2005 ; elle travaille aujourd’hui au « Nouvel Observateur ». Dans la lignée des grands reporters (Albert Londres,…) elle choisit de s’immerger dans le milieu pour faire un reportage sur la vie des travailleuses précaires, comprendre la crise de l’intérieur. Elle garde son nom mais modifie son apparence physique et son itinéraire de vie (femme au foyer, quittée par son mari, elle doit, sans qualification trouver un travail). Direction Caen (où elle ne connaît personne et où personne ne la reconnaît) et son Pôle Emploi. De février à juillet 2009, elle vit à Caen dans une petite chambre meublée.

Que trouve-t-on comme travail, quand on est une quadragénaire sans qualification ? « Quand je disais « je suis prête à tout faire », je me suis entendue dire "comme tout le monde". Des boulots de femmes de ménage, aux horaires infernaux, tôt le matin, tard le soir, souvent les WE et jours fériés ("en un quart d'heure, mes genoux ont doublé de volume, mes bras sont dévorés de fourmis..."). Comment vit-on aujourd’hui en France avec moins de 700 euros ?

Florence Aubenas nous décrit ses démarches, ses expériences, ses rencontres ; finalement, elle est engagée au nettoyage des cabines des ferrys durant les 3 escales (6h, 14h et 21h 30), seul le temps passé à bord est payé. Tout le monde l’avait prévenue, c’est l’enfer !

Jamais de misérabilisme, beaucoup de tendresse pour les gens croisés dans cette galère partagée, une réalité brute de décoffrage et l’humour font de ce livre un témoignage fort sur ce que vivent des millions de gens aujourd’hui dans notre beau pays.

Pour son livre « Le Quai de Ouistreham », Florence Aubenas a reçu :

- le prix Jean Amila-Meckert 2010

- le prix Joseph-Kessel (Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo en mai 2010)

Une expérience similaire : Tête de Turc, Günter Wallraff, (éditions de La découverte, 1986)

 

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:19

Je ne sais pas si vous vous êtes déjà posé des questions quant aux prémonitions, aux impressions de déjà vu, pour faire court, à ce que l’on appelle communément le paranormal !

Si pour nous deux, le paranormal est normal, nous y sommes sensibilisées depuis l’enfance, je me suis interrogée avec plus d’acuité lorsque j’ai constaté que je pouvais soigner les brûlures.

Au gré de nos expériences, grâce à nos entretiens avec un psychothérapeute chamaniste canadien, par les lectures, petit à petit j’ai commencé à y voir plus clair mais cela me paraît tout aussi merveilleux.

Il y a en premier lieu, des explications rationnelles et si c’est simple à comprendre cela l’est moins à expliquer.

Chaque cellule de notre corps (qui en compte des billions, des trillions, que sais-je !) est constituée d’un nombre quasiment incalculable de cellules qui sont elles-mêmes formées d’atomes liés entre eux.

Ces cellules produisent de l’électricité comme tout ce qui existe sur Terre, même ce qui nous semble inanimé.

L’énergie est donc partout et d’ailleurs il est possible de la voir.

Cela nous arrive, le plus souvent lorsque nous sommes en pleine Nature.

C’est assez simple, vous fixez un point très légèrement au-dessus des arbres ou des arbustes que vous avez à proximité, au bout d’un certain temps vous apercevrez comme des volutes très légères, animées de courant et qui entourent la végétation (à ne pas confondre avec la vibration qui émane du sol par grande chaleur). En poursuivant l’expérience, apparaîtra comme une frange bleutée sur le contour des arbres, comme le bleu dont nous ourlions jadis le contour de la carte de France sur le pourtour maritime. J’emploie le mot jadis à dessein car j’imagine que cela ne se fait plus guère.

 

Pour comprendre ce monde particulier qu’est l’infiniment petit, est née la physique quantique ; elle s’est développée lorsque les scientifiques se sont aperçus que les règles en vigueur pour le macrocosme n’étaient pas applicable au monde de l’atome, au microcosme.

Le monde de l’atome est en fait très particulier.

Déjà, il est vide à 99% mais ce vide renferme de l’énergie en quantité encore plus grande que ce que nous pouvons concevoir (voir forces de Waals et effet Casimir sur les moteurs de recherche), quant aux particules présentent, le 1% restant, elles sont à la fois matière et onde.

Lorsqu’une de ces particules se comporte comme une onde, il est impossible de la localiser dans l’espace. Elle est partout et nulle part à la fois, son existence est probable ici ou là, mais elle « est » pourtant avec certitude.

Enfin au niveau subatomique, un objet (particule) se déplace plus vite que la lumière. Il peut donc disparaître d’un endroit pour se matérialiser ailleurs au même moment, on appelle ce phénomène « saut quantique ».

Dans le monde quantique, tout est toujours en relation et ce qui affecte un atome, un objet, affecte l’ensemble de l’Univers au même moment.

Voilà donc une des explications (possibles) aux cas d’impressions de déjà vu, aux intuitions, etc. et la  raison nécessaire et suffisante pour prendre garde à la portée de nos actes et de nos pensées.

Car ce n’est plus une simple supposition mais un fait avéré que par la force de notre esprit nous générons des images mentales dotées d’une force énergétique qui réagit selon la mécanique quantique. Il est donc évident que l’on peut par la pensée donner naissance à des phénomènes qui affecteront non seulement un individu, un objet mais aussi tout l’univers.

C’est en cela que réside la force de la Prière.

C’est, j'imagine, la raison pour laquelle il est possible de soigner indirectement une personne comme certains le font par téléphone, sur photo.

C’est ce qui donne toute sa force à la visualisation, à la Méditation.

C’est aussi pour cette raison que les pratiques de magie Noire sont si dramatiques.

 

Seulement voilà, on ne peut réduire ces phénomènes à la seule mécanique quantique et si j’ai ainsi une ébauche de réponse, il n’en reste pas moins vrai que tout n’est pas si évident. Il y a également un monde invisible tout aussi actif et présent que l’univers que nous avons sous les yeux.

Certes pour paraphraser un journaliste que vous reconnaitrez peut-être, « vous n’êtes pas obligés de me croire », mais je vais quand même continuer parce que je suis certaine qu’il est de mon devoir de témoigner.

Si je peux arrêter le feu, soulager des douleurs articulaires, consécutives à une chute, aider à la cicatrisation de plaies, cela reste très limité et je ne peux rien pour mes propres maux !

C’est « ballot » mais je ne suis pas à plaindre pour autant.

Le « hasard » a mis sur notre route des personnes tout à fait étonnantes et merveilleuses  mais, en plus, je peux vous assurer qu’il m’a été donnée de rencontrer dans un autre plan que le plan terrestre où nous vivons des « guides » qui m’ont soignée. J’ai eu la chance de vivre à plusieurs reprises des guérisons tout à fait miraculeuses. Si vous ne l’avez pas lu sur le blog, vous pouvez encore accéder à l’article intitulé : Un moment de partage et paru le 31 janvier 2011.

Pourquoi moi, penserez-vous ! Je me suis posée longtemps cette question et je n’ai pas LA réponse, uniquement des pistes.

Pour que je témoigne et que cela donne à certains des raisons d’espérer, de croire.

Pour que je me sente le courage de me lancer à mon tour dans l’aventure, d'aller au-delà, de m'élever (spirituellement).

Parce qu’il est important de sortir du matérialisme ambiant.

Pour que vous vous aperceviez que cela vous est arrivé à vous aussi.

 

Avant de poursuivre mon propos, je vous dirai que je ne pratique aucune religion mais que je crois en Dieu, aux anges, en Jésus... Car si aujourd’hui les scientifiques repoussent toujours un peu plus loin les frontières de la connaissance voulant démontrer que tout s’explique rationnellement, comme ceux qui viennent récemment de recréer des cellules primaires, celles qui sont à l’origine de la vie, en mélangeant des molécules genre hydrogène, azote etc. ils n’ont pas pour autant démonter le processus de la création. Car qu’est-ce qui a déclenché le processus de combinaison d’éléments primaires, d’où venaient ces éléments ? Qu’est-ce qui est à l’origine du Big Bang ?

Il y a des lieux très particuliers, forts, l’on s’y sent bien, ou mal parfois, et il est souvent difficile de prévoir la nature du ressenti que l’on aura.

Personnellement Lourdes est un endroit qui m’interpelait, tout le côté mercantile m’indisposait. L’an passé, le mauvais temps nous ayant rattrapées, nous y avons fait halte et avant de stationner le fourgon pour la nuit près du Lac de Lourdes, nous en ignorions l’existence, nous sommes rentrées dans le sanctuaire. Je ne m’attendais pas DU TOUT à ressentir une telle force me traverser en pénétrant dans la grotte.

Des forces qui nous dépassent venues d’un plan spirituel et énergétique sont à l’œuvre, chacun de nous peut les ressentir si ce n’est les canaliser.

En se recentrant par la méditation, en se donnant le temps de se poser, de laisser venir à soi les images, les idées sans rien chercher à imposer, on finit par arriver à l’essentiel. J’ai eu beaucoup de mal avec la méditation. J’avais beau essayer de faire le vide, très vite je m’apercevais que j’étais entrain de réfléchir à un truc puis à un autre.

C’est en laissant venir les idées, en prenant juste le temps de les regarder « passer » sans m’y attarder que petit à petit je suis arrivée à être juste dans l’instant présent, posée là et tout entière traversée par cette énergie. Souvent, des visages m’apparaissent qui n’ont rien à voir avec des photographies. Je vois des défunts sereins et lumineux, d’autres tourmentés mais aussi des vivants, je me suis même vue à quelques reprises entrain de méditer.

Aujourd’hui j’en suis arrivée à chercher qui je suis, d'où "je viens"  et à souhaiter « travailler » pour arriver à mieux décrypter les rêves ou visions que j’ai parfois car si dans certains cas, c’est clair, à d’autres moments cela manque de sous titre en quelque sorte !

Je vous imagine entrain de vous dire que je perds le Nord !

Rassurez-vous je me sens bien planter dans l’existence et justement parce que je ne doute plus de l’existence de ce monde invisible.

Jeannine à cause de son grand âge n’arrive plus à maîtriser ses capacités médiumniques et lorsqu’elle a commencé à nous parler du monde invisible qu’elle voyait, nous avons douté un temps, jusqu’à ce que nous ayions la révélation.

Alors que nous vivions encore ensemble, notre mère s’est mise un beau jour à nous saouler avec la présence d’ « une petite » qu’elle voyait à la maison. Nous nous sommes usées à nier cette existence. Le temps a passé, nous avons fait avec d’autant qu’elle en voyait d’autres. Puis un soir j’ai ressenti une sensation bizarre en entrant dans ma chambre. Cela a perduré : un froid persistant m’enveloppait, Virgile désertait mon lit qu’il regardait avec méfiance. A quelque temps de là, je me suis rendue chez le médecin ayant besoin d’une prescription médicale pour renouveler mes semelles orthopédiques. Je n’étais pas plutôt entrée dans le cabinet qu’il m’a fait remarqué que je n’étais pas venue seule, « il y a une petite avec vous ». Je suis restée baba, le regardant complètement éberluée. J’entendais en écho les propos de Jeannine ! J’ai craché le morceau au toubib pas plus étonné que cela. Pour lui c’était simple, de par ses dons médiumniques Jeannine avait attiré cette âme en détresse mais si elle était capable de la voir, elle était dans l’impossibilité de l’aider, « la petite » avait donc cherché autre chose. J’ai réalisé à ce moment précis que la sensation de froid était apparue le jour où j’avais pris rendez-vous médical. Le reste de la consultation a été plutôt étonnant. De retour à la maison, j’ai parlé à l’intention de « la petite » lui rapportant mot pour mot ce que le médecin m’avait conseillé de dire. Je l’ai, entre autre, assurée de notre Amour et de notre compassion, lui certifiant qu’elle allait pouvoir partir vers la Lumière. Le soir même, Virgile dormait sur mon lit, quant à Jeannine elle n’a plus jamais revu « la petite ».

Evidemment elle en revoit d’autres, on fait avec !

Au fait ne me dîtes pas qu’elle perd ses boulons et que c’est dû à son grand âge !

Nous connaissons une gamine de 13 ans qui a lun vécu identique et je peux vous dire que ce qu’elle raconte est époustouflant, tant par le contenu que par son analyse, sans parler de sa façon de s’exprimer qui laisse pantois. C’est clair avec une maîtrise de l’analyse psychologique très pointue.

Et puis enfin, si je n’ai pas les mêmes compétences qu’elles deux, je vois parfois, j’entends et surtout je SENS les présences.

Je pourrais continuer ainsi un bon moment mais je ne tiens pas à vous lasser, je terminerai avec deux remarques.

La première est que en rêve j’ai eu maintes fois la preuve que même lorsque l’on croyait avoir perdu celui (ou ceux) que l’on aime(nt) si le lien perdurait on ressentait la force de cet attachement et qu’il nous était de ce fait possible de le réactiver. L’Amour survit.

La seconde est que même si nos expériences restent modestes, nous avons vécu des moments tellement particuliers que Frédérique s’est attachée à les mettre en scène dans un roman qui paraîtra sous peu, elle aussi dans le but de témoigner. Témoigner de la complexité de la Vie, de sa beauté, pour partager et vous entraîner avec nous !

Do

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