Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:45

Il s’agit d’un court magazine sur France 2 ! Court mais encore trop long.

La première fois que je l’ai entendu, je n’ai écouté que la fin et n’en croyais pas mes oreilles. L’animatrice venait de nous conter le rêve devenu réalité d’un bonhomme qui venait d’acquérir un tableau de Chagall, moyennant une somme dont je n’ai même pas retenu le montant. Trop de zéros !

Depuis, comme nous ne sommes pas des assidues de la télé, j’ai entendu cette chronique 2 autres fois.

La première, c’était le rêve d’un « pôvre » homme qui venait de se concrétiser ; il s’offre la construction d’un nouveau Titanic !

La seconde, aujourd’hui 28 mai 2013, nous avons appris que la bague de fiançailles de Joséphine et Napoléon était tombée dans l’escarcelle d’un doux rêveur moyennant 896400€. Et l’animatrice d’ajouter que Napoléon avait très peu de fric à l’époque et que donc la bague est d’une simplicité remarquable !!!

 bague.jpg

Comment une chaîne publique peut-elle présenter une telle émission ?

C’est une insulte à tous ceux qui rament, aux SDF dont le rêve est d’avoir un toit d’Algéco sur la tête, aux chômeurs à la recherche de n’importe quel petit boulot pour survivre, à tous ceux que l’on piétine, méprise parce que leur compte en banque est voisin de ou à zéro !

 SDF.png

Histoire d’un rêve !

Des rêves tout simples, à la portée de citoyens lambdas, voilà qui serait bien !

Do

Partager cet article
Repost0
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 09:56

RIEN NE S’OPPOSE À LA NUIT

Delphine DE VIGAN

(Ed. J.C. Lattès, Paris, 2011)

images-1-.jpg 

Sur la couverture : Lucile, la mère de l’auteur

 

« Ma mère était bleue,….ma mère était morte depuis plusieurs jours. »

Après la mort de sa mère, l’auteur d’abord hébétée, prend la décision d’écrire sur, autour, à partir d’elle.

Dans la mythologie de chaque famille il y a LE drame inaugural. Dans la famille de l’auteur, la mort du petit Antonin tient cette place. Beaucoup d’autres douleurs suivront.

Hantée par son souvenir (sa mère a mis fin à ses jours en janvier 2008), par la culpabilité, par le sentiment de ne pas avoir compris son appel au secours, par le besoin de comprendre ce qui a pu l’entraîner jusque là, Delphine de Vigan se lance pas à pas avec délicatesse et tendresse dans une psycho-généalogie de sa famille. Une famille où l’apparente gaieté cache l’omniprésence de la mort. Elle découvre des secrets de famille, la force morbide du silence, du déni ; la souffrance des adultes, les phénomènes de répétition d’une génération à l’autre.

C’est, quand la vie bascule, la perte de l’insouciante. Autant le dire tout de suite c’est un livre d’une grande beauté, d’une grande force, il m’a bouleversée.

 

Ce livre a reçu le Prix du roman France Télévisions 2011, le Prix Renaudot des lycéens, le Prix du roman Fnac.

Mi de Paris

 

 

Partager cet article
Repost0
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 20:25

La France est un état républicain dont nous sommes les citoyens.

Nous avons une constitution, élisons un président de la République, des députés sensés nous représenter même si nos votes ne se portaient pas sur eux, c’est la Loi républicaine.

Être citoyen implique des droits mais aussi des devoirs dont un : appliquer la Loi !

Lorsqu’une loi est en projet, chacun a le droit et même le devoir de s’exprimer.

Lorsque la Loi est votée le droit républicain s’applique.

Pour ou contre le « mariage pour tous », chacun s’est exprimé sur le sujet mais aujourd’hui la Loi est passée, elle doit s’appliquer.

Point !

Pourquoi ces manifs, ce refus d’appliquer une Loi ?

Au nom de quels principes un député peut entraîner des citoyens sur la voie de la désobéissance civique, un maire peut se permettre d’annoncer qu’il refusera de célébrer un mariage gay ?

Le maire représente l’autorité municipale et en certaines occasions il est même détenteur du pouvoir exécutif, premier magistrat !

Un représentant du parlement, un magistrat refusant d’appliquer la Loi !

On marche sur la tête !

Que de haine et sous la bannière de la religion pour beaucoup !

L’autre c’est, moi, toi, nous !

En respectant l’autre, c’est soi que l’on respecte.

En bafouant l’autre, c’est sur soi que l’on crache !

Do

Partager cet article
Repost0
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 19:42

Aujourd'hui nous nous sommes lancées et avons pu déguster notre première pizza maison cuisinée au feu de bois.

6.JPG

 

L'an passé nous nous étions décidées pour l'achat d'un four à bois, histoire d'être autonomes côté énergie et de parer à toute éventualité.

4.JPG

Si vous êtes intéressé, voici les proportions pour une succulente pate :

450g de farine

280ml d'eau

une cuiller à soupe d'huile d'olive

sel

et pour la garniture, laisser parler votre imagination et le contenu de votre frigidaire. Ensuite surveiller la cuisson de près !

5.JPG

 

Bon appétit, que le témoin ne joue pas les affolés que Gilbert ne craigne rien, quant à Jean-Luc et Andrée nous les attendons !

Do

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:26

Avec un peu de retard.

10 mai 2013, jour anniversaire de l’abolition de l’esclavage, j’entends sur France Info que le CRAN (conseil représentatif des associations noires) demande des comptes à l’état français pour avoir profité de l’esclavage, ce à quoi le président de la République répond qu’il est impossible de régler financièrement la note de l’esclavage. Je cite : « l’histoire ne peut faire l’objet d’une transaction au terme d’une comptabilité qui serait impossible ». En entendant cet échange, j’étais plutôt d’accord, comment en effet connaître le montant d’un tel préjudice ? J’ai donc cherché de la matière pour alimenter mes propos, un article était en vue et il m’a échappé … voilà pourquoi.

Rappel des faits. En 1804 l’esclavage est aboli en Haïti et en 1825 l’armée française compte reconquérir le pays. Pour éviter de retomber dans l’esclavage, Haïti accepte de payer des « réparations » aux anciens propriétaires d’esclaves et la Caisse des Dépôts et Consignation est chargée de recueillir les indemnités versées par les anciens esclaves, soit 90 millions de franc-or. Haïti qui avait subi l’esclavage, a donc payé pour ne pas retomber sous ce joug ! Des banques et autres se sont enrichies sur le dos des esclaves et cela n’a pas de nom d’autant que l’on sait où est allé le fric : à la Caisse des Dépôts et Consignation ! Mais ça, sur France Info, cela n’avait pas été précisé, il n’avait pas plus précisé que l’action du CRAN concernait Haïti. Voilà pourquoi l’article m’a échappé !

Où sont allés ces 90 millions de franc-or ? La comptabilité ne devrait pas être si difficile à faire ? Je ne suis donc pas d’accord avec le président mais il y a deux choses que je ne comprends pas vraiment.                                                                

esclavage.jpgLa première est que le CRAN demande une réparation de préjudice envers les descendants d’esclaves. Vu le temps écoulé pourquoi ne pas demander que cette somme soit restituée à l’état Haïtien ? Sans doute cela lui donnerait-il un coup de pouce, vues les difficultés qu’il rencontre pour se remettre du dernier tremblement de terre ! La seconde incompréhension est en lien avec les propos du président justifiant l’action de l’armée française au Mali comme contre partie à la dette de la France envers les états noirs ayant subi l’esclavage. Dans ce cas précis soulevé par le CRAN, quel rapport avec le Mali ? Haïti n’est pas le Mali et le fric haïtien était en France ! Et puis l’armée comme réparation de préjudice !!!

Bon enfin ce n’était pas la seule chose que je voulais dire concernant l’abolition de l’esclavage. En théorie, c’est un fait qui semble acquis, en pratique, j’en doute.

N’est-ce pas de l’esclavage que tous ces sales boulots que l’on fait faire (laisse faire) dans les ateliers clandestins en France? N’est-ce pas de l’esclavage que de faire confectionner dans des pays du Tiers Monde des fringues et autres accessoires par des personnes taillables et corvéables à merci ? Cela ne vous a-t-il pas étonné d’apprendre que plus de 1000 personnes avaient trouvé la mort dans l’effondrement d’UN seul immeuble au Bangladesh le 24 avril ? Comment peut-on entasser tant d’êtres humains dans si peu de place ? Je suis allée pécher quelques informations et cela a commencé à faire tilt lorsque j’ai lu que ce drame était qualifié de pire accident industriel de l’histoire du Bangladesh. Le propriétaire de l’immeuble et les patrons des ateliers ont été arrêtés et le gouvernement accuse la mauvaise qualité des matériaux employés et met en avant le fait que le propriétaire et les constructeurs s’étaient passé des permis nécessaires à la construction. Un bâtiment qui abrite tant de monde ne doit pas passer inaperçu, n’y a-t-il pas de contrôle ? En cas d’infraction à la loi, il y a certes ceux qui enfreignent mais il y a aussi ceux qui laissent faire, donc les autorités ! Cet immeuble abritait des ateliers de confection et les conditions de vie des employées étaient connues du monde entier, nous retrouvons ces articles dans nos boutiques mais voici un lien qui vous en dira plus que tous mes papotages : http://www.europe1.fr/International/La-vie-des-petites-mains-du-textile-1497689/

Vous penserez peut-être que ce n’est pas chez nous, mais en achetant ces produits nous cautionnons ces pratiques, nous sommes responsables de nos actes et de leur portée. Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas ou alors attendons-nous à ce que dans quelques années lorsque ces « esclaves » se seront libérés, des comptes nous soient demandés.

Peut-être nous en tirerons-nous avec cette pirouette qui consiste à demander pardon ? Pirouette, oui ! Cela empêche t’il les discriminations envers ceux ont connu le pire (dans la plus grande indifférence). Le délit de sale gueule existe toujours, les actes antisémites continuent, les émigrés clandestins sont traités comme de la merde et dans les DOM TOM les noirs ont toujours l’impression d’être la seconde roue du carrosse. Je me souviens des conversations que nous avons pu avoir aux Antilles (nous y sommes allées 3 années de suite et pas en voyage organisé) avec des personnes écœurées de constater qu’à qualification supérieure, elles passaient toujours après le blanc fraîchement débarqué de la métropole. Je ne vous parlerai même pas, enfin si, de l’attitude de bon nombre de touristes allant même jusqu’à parler « petit nègre » à des employés qui eux usaient d’une fort belle langue pour s’exprimer. Encore un coup de pub, allez-voir sur le site du Témoin en Guyane, édifiant !

Alors commémorer l’abolition de l’esclavage, ça me fait doucement rigoler !

Do

Partager cet article
Repost0
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:43

Tarte à l’orange caramélisée

 P1000610.JPG

Pour la pâte brisée :

170g de farine blanche

85 g de beurre

40ml d’eau environ

Préparer la pâte et la faire cuire à blanc, four à 200°, 30 minutes.

Pendant ce temps, préparer la crème à l’orange :

Le jus de 2 belles oranges (environ 250ml)

75g de sucre

3 œufs entiers

25g de maïzena

185g de beurre en morceaux très froid

Mélanger le sucre, les œufs et la maïzena.

Dans une casserole, faites chauffer le jus d’orange. Lorsqu’il commence à bouillir, verser dedans, en dehors du feu, le mélange sucre, œufs, farine de maïs. Replacer la casserole sur le feu et mélanger sans arrêt jusqu’à ce que la crème épaississe. Laisser bouillir quelques secondes seulement et retirer du feu pour ajouter le beurre. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène, lisse et brillant.

Lorsque la pâte est cuite, versez le mélange dessus.

Découpez une troisième orange en fines rondelles et disposez-les sur la crème. Saupoudrez de sucre en poudre et mettez quelques minutes au grill pour faire caraméliser.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 16:28

Un vrai coup de cœur littéraire

   ballade-lila-k[1]

Si vous n’avez pas encore lu « la ballade de Lila K. » de Blandine Le Callet (ed Stock), procurez-le vous au plus vite !

Voilà un livre qui ne ressemble à aucun autre. Lila, la narratrice nous raconte son histoire d’enfant blessée, arrachée à sa mère pour être élevée dans un centre,  une sorte de pensionnat, où peu à peu, elle va devoir réapprendre à vivre.

Là, nous découvrons un univers étrange. Un monde divisé en deux : « intra muros » d’un côté, où tout est sécurisé, aseptisé, surveillé, et la « Zone », zone de non droit où depuis d’étranges évènements, règne le chaos,  la violence et la misère.

Dès son arrivée au centre, traumatisée, complètement associale,  Lila n’a qu’une idée en tête : retrouver sa mère, découvrir ce qui s’est passé et pourquoi on les a séparées. Et elle comprend très vite que pour arriver à ses fins, il va lui falloir composer et, sinon se soumettre, donner au moins l’illusion de s’assimiler. Il faut être conforme à la norme.  La liberté est à ce prix car celui qui s’oppose est éliminé.

Dans sa quête, Lila va faire plusieurs rencontres qui lui ouvriront la voie de la résistance. Et elle finira par comprendre que contrairement à ce qu’on a pu lui faire croire depuis toujours, le salut est dans la Zone, là où perdure encore un peu d’humanité.

Cette société effrayante et inhumaine présente d’étranges similitudes avec la notre : inégalité, misère, omnipuissance des médias qui nous mentent et nous manipulent, volonté de conformisme en toute chose et surtout à l’école.

Il y a vraiment dans ce livre de quoi s’interroger sur les dérives possibles de notre société. A quel moment la sécurité devient-elle un danger ? Ne sommes-nous pas en train de franchir ce pas ? Là, est la question!

 

Ah oui, j’oubliais : en plus, c’est bien écrit et c’est passionnant.

 Frédo

Partager cet article
Repost0
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 20:19

Je vais faire soft, peu de texte et des photos pour cette rando à couper le souffle au propre et au figuré.

Banyuls-1.JPG

Parties de Banyuls, nous avons commencé par longer la route, le sentier littoral ayant été avalé par une résidence privée !!! Résidence de vacanciers absents majoritairement qui nous prive de ce que je croyais être un droit inaliénable, l’accès au littoral, depuis que la Loi Littorale existe (1976). Sans compter que cette même loi interdit toute construction à moins de 100 mètres du rivage en dehors des zones urbanisées ! Bon, évidemment reste à se mettre d’accord sur ce que l’on entend par zones urbanisées parce qu’en repoussant sans cesse la périphérie d’une agglomération, il est certain que l’on peut se mettre à bétonner à tout va.

Enfin, la suite de la balade est grandiose.

Banyuls-2.JPG

La côte est déchiquetée, caps et vallons alternent pour le malheur des jarrets du randonneur mais pour le bonheur des yeux. Toutes les fleurs de la création s’étaient données rendez-vous sur le parcours : asphodèles, géraniums de Robert, églantiers, chardons violets, cistes, laurier-tin …

Banyuls-3.JPG

 

Banyuls-4.JPG

autant d’occasions de s’arrêter pour admirer mais aussi pour écouter chanter les rossignols. Vous connaissez, j’espère ! Si non, je vous offre un petit moment musical, cliquez sur le lien ci-dessous pour découvrir le « Chant des Oiseaux » de Jannequin. Ensuite vous reconnaitrez le rossignol !

http://www.youtube.com/watch?v=fnTcoiqlLgQ

Arrivées au Cap Rederis, nous en avions plein les gambettes et plutôt que de filer vers le Col de la Creu, nous avons avisé avec bonheur une piste montant sagement dans le vignoble. Dire que ces terrasses existent depuis des siècles et que le savant réseau de  murettes, canaux d’évacuation des eaux, est l’œuvre des  templiers !                                                                                                                   

Banyuls-6.JPG

Les templiers ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! Le Banyuls Templiers et le sellier du même nom, c’était pas de la rigolade ?!

Nous la referons cette balade mais en hiver et je m’arrangerai pour ne pas perdre mon appareil photo. Heureusement que ce n’était pas le bridge, je n’aurais plus eu qu’à lui trouver un remplaçant !                                                                                         Dommage pour le Coolpix ! J’aurais mieux fait de le refiler à Thomas !

Do

Partager cet article
Repost0
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:42

Dur dur, la vie du cycliste par chez nous !

Image-16[1] 

Samedi dernier, pour saluer l’arrivée du beau temps, malgré une petite tramontane annoncée à 60 km/h, nous avions décidé d’aller à St Cyprien en vélo.

Cela a commencé très fort : à peine arrivées sur la D2, à la sortie du village, un automobiliste a entrepris de nous doubler en dépit des voitures qui arrivaient en face… Il nous a rasé les m… moustaches ; ça fait un peur. On se sent parfois fragile sur la petite reine, tout de même.

Pour aller à St Cyp’, à partir de chez nous, nous avons le choix : passer par Argelès, ou par Palau et Elne. Il fut un temps - très bref - où nous avons bénéficié d’une piste cyclable pour rallier Argelès. On l’a rêvée, ils l’ont faite. Mais voilà, le bonheur n’a même pas duré un an ! Alors que nous l’avions empruntée pour la première fois en juin 2011, les fortes pluies du 21 novembre de la même année lui ont porté un coup fatal : deux passerelles ont été emportées par la rivière de Laroque et la Riberette, provoquant de gros dégâts du côté de Palau. Plutôt légères, ces passerelles étaient censées être équipées d’un système leur permettant de pivoter en cas de montée des eaux pour libérer le flot, tout en restant sur place. Soit le système n’a pas fonctionné, soit il n’a pas été mis en place. Elles ont été emportées, se transformant plus loin en barrages qui ont fini par céder… On imagine bien le résultat. Les agriculteurs dont les terres ont été ravagées ne sont pas vraiment satisfaits.

Quelques mois plus tard, nous découvrions qu’il était de nouveau possible d’emprunter la piste… Yes ! A la place des deux passerelles, on nous avait installé des passages à gué. Pas si bête, finalement, et peut-être plus adapté à la région (encore que dans la Salanque, réputée pour ses inondations, ils ont jeté des passerelles au dessus des cours d’eau… du costaud ! On dirait des petits « Golden Gate » !). Mais bref, les passages à gué, c’était chouette ; on pouvait même aller à pieds jusqu’au « Carrefour » en vingt minutes à peine, sans risquer de se faire écraser sur la départementale.

Hélas, il a suffi d’un nouvel épisode pluvieux (et pas si intense, non) pour avoir raison des deux passages à gué. Je ne suis pas une spécialiste, mais il faut dire que le travail n’était pas trop fignolé. Une toute petite couche de béton jetée sur le lit de la rivière… Tout à fait représentatif de la considération que l’on peut avoir pour les piétons ou les cyclistes.

Voilà. Coupée en deux endroits, plus de piste cyclable entre Saint Génis et Argelès. Pas de bol.

Nous avons donc décidé de passer par Palau en empruntant une petite route barrée en son milieu, « le bosc de Villeclare ». Seuls les riverains, les deux roues et les piétons peuvent l’emprunter. Il peut y avoir aussi quelques égarés, trompés par leur GPS qui leur indique cet itinéraire pour aller de Palau à St Génis (c’est arrivé deux fois à des amis de passage) mais c’est rare. Enfin, au moins, on s’y sent en sécurité !

Une sécurité chère payée : des trous, des bosses… Les postérieurs sont soumis à rude épreuve. Chaque année les pluies emportent un nouveau bout de macadam ; peu à peu, la petite route que nous empruntions souvent lors de nous premiers séjours ici (bien pratique en juillet et août pour éviter les bouchons) se transforme en piste à peine carrossable. Mais ce n’est pas grave, ça ne sert plus qu’aux piétons ou aux cyclistes.  Aux exploitants agricoles du coin aussi, mais les pouvoirs publics s’en fichent tout autant.

Dans Palau, en direction de Elne, le cauchemar continue (je me demande qui, de Palua ou de Sorède remporte la palme des routes défoncées ?). Mais il faut choisir : avoir mal aux fesses ou se faire accrocher par une voiture (encore que… voir plus loin !).  Donc, nous poursuivons sur les petites routes ; en suspension sur les pédales !

Sur le pont du Tech, nous retrouvons la nationale. Heureusement, la bande d’arrêt d’urgence est large ; on se sert bien sur la droite. Deux cyclistes doublent Dominique en lui aboyant à l’oreille (allusion à peine déguisée à la présence de Virgile, derrière dans son panier) ; quel humour décapant ! Un coup à se casser la figure quand on ne s’y attend pas et qu’on a le bruit des voitures et du vent dans les oreilles… Il y a vraiment des cons.

L’état du macadam ne s’améliorera qu’à la sortie de Latour Bas Elne… Hélas ! La route est étroite et dangereuse ; pour faire  ralentir les fous du volant, ils ont mis des bandes rugueuses ; alors ça saute encore. On est maudites.

St Cyprien, enfin. Piste cyclable… Front de mer ensoleillé. Pique nique au bord de l’eau. Ouf !

Pour le retour, nous avons opté pour Argelès.

Evidemment, le vent a forci et le retour a été un peu plus difficile. Nous avons retrouvé la voie verte (espace partagé piétons, vélos) du côté de Taxo, et paradoxalement, c’est là qu’une automobiliste a failli arracher le panier de Virgile en prenant un virage à toute allure. Elle l’a quand-même touché et ne s’est même pas arrêtée ; il faut le faire.

Tout cela pour dire que ce jour là, nous étions vraiment contentes de rentrer chez nous.

Oui, vraiment, la vie du cycliste est difficile dans les PO ! Et pourtant, si toutes les petites routes qui relient les villages entre eux étaient maintenues dans un état correct, est-ce que ce ne serait pas le paradis pour tous ceux qui, de temps en temps, renoncent à avoir un volant entre les mains ? Et la sécurité pour les collégiens de St André assurée !

Bon, allez, Fredo, arrête de rêver…

 

Partager cet article
Repost0
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:39

Minibib de face

Autant l’avouer, nous sommes un peu déçues. Après un début triomphal (article dans l’Indépendant, congratulations diverses et variées… il parait que l’idée était géniale), notre Minibib’ n’attire guère les foules. Force est de constater que la lecture n’a pas le vent en poupe. Ayant constaté lors des manifestations auxquelles nous avons participé que le lobby du vin se porte bien mieux, nous avons pris une grande décision : la Minibib’ a vécu… Vive le Minibar !!!

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche