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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:46

trouSi hier vous avez reçu une notification d’article sur le blog et que vous n’avez pu ouvrir le lien, pas d’angoisse, j’ai retiré l’article pour vous mettre celle nouvelle mouture en ligne. C’est à notre amie Sylvie que vous devez cette nouvelle version, son commentaire m’ayant fortement interpelée. J’ai donc creusé la question est voici le fruit de mes cogitations, il ne devrait plus y avoir de changement.

Cet article remplace donc le précédent.

Le trou de la sécu n’est donc pas près de se résorber, je vous le dis et si vous ne me croyez pas, voici une petite anecdote très édifiante, peut-être un peu angoissante, c’est à voir selon la sensibilité de chacun.

Dans un premier temps, je n’avais pas eu envie de mettre ce qui suit sur le blog mais recevant le décompte de la Mutuelle, j’ai changé d’avis.

Le samedi 8 juin, Jeannine a été perfusée pour cause de légère déshydratation, le dimanche 9 elle présentait une enflure de la jambe où avait été posé le cathéter, rien que de très normal. Le lundi soir, rebelote, autre petit coup de perf ! Il faut dire que nous subissions alors nos premiers vrais coups de chaud.

Le mardi soir (jour de l’excursion loupée en petit train), nous recevons un appel de la maison de retraite pour nous annoncer que Jeannine avait été vu par le médecin (contrôle de routine) et que ce dernier suspectait une phlébite et donc avait prescrit un écho doppler.

Petit saut aux Valbères et constat de néophyte, la jambe était plutôt moins enflée que la veille, ni chaude, ni dure, ni douloureuse. Sur ce, arrive une des infirmières qui m’explique qu’elle a bien tenté de faire passer au médecin qu’il en était toujours ainsi après une perf mais que cette dernière n’a rien voulu savoir.

Mercredi matin, à la première heure, nous appelons la résidence pour prendre des nouvelles de la jambe incriminée et enregistrons avec satisfaction qu’elle a presque complètement dégonflée. Ouf ! l’examen n’aura pas lieu, d’ailleurs l’infirmière de service ce jour là compte appeler le médecin pour la tenir au courant et faire annuler le rendez-vous.

Quelques minutes plus tard, je réponds à un appel téléphonique en provenance du cabinet médical. J’ai du mal à croire à ce que j’entends : le médecin ne crois pas aux explications des infirmières et maintient l’examen.

Je discute, argumente … en plus il fait une chaleur d’enfer et le rendez-vous en fin de soirée se situe à une heure où Jeannine est normalement déjà couchée … rien n’y fait. Notre mère n’est pas en fin de vie me dit-elle (si on veut, encore qu’à quasiment 100 ans on peut se demander si elle est en pleine jeunesse, pardon si je vous choque), elle ne veut pas engager sa responsabilité et risquer de passer à côté d’un accident vasculaire sérieux.

Soit !

A l’heure dite, nous débarquons donc dans un cabinet médical plein à craquer ; j’apprends navrée qu’il y a du retard mais sympathiquement deux patients acceptent de nous laisser passer avant eux. Il faut dire qu’en entendant la date de naissance de Jeannine, il y a eu comme un blanc dans les conversations.

Un petit quart d’heure plus tard, nous pénétrons dans le sein du sein et d’entrée de jeu, la phlébologue (qui a entre temps pris connaissance du courrier du médecin) m’annonce que si Jeannine a une phlébite, elle avale son diplôme !

Je me débats pour installer Jeannine sur la table d’auscultation (qui comme un fait exprès refuse de monter ou descendre) et l’examen commence : artère fémorale en parfait état, système circulatoire plus que correct pour un siècle de fonctionnement, pas plus de phlébite que de beurre en branche.

échodpller

Jeannine retrouve son fauteuil, elle est explosée et moi aussi, quant à Frédo qui attend en plein cagnard, nous ne sommes pas trop de deux pour les transferts voiture-fauteuils, elle est rouge « avec une tomate » comme disait un élève. Il n’y a bien que le chien qui manifeste sa joie de nous revoir.

Le temps a passé et hier nous avons reçu le décompte de la mutuelle, de quoi rester à terre : 221.75€.

5 minutes d’examen, un peu de gel sur l’engin, un bout d’essuie-tout pour enlever le surplus de gel, mais qu’est-ce donc qui coûte si cher ?

Et puis, ce matin, Sylvie, notre amie, dans un commentaire sur le blog, nous apprend qu’elle a subi le même examen que Jeannine pour un coût 3 fois moins onéreux, environ 70€ !

Du coup, j’ai joué les Sherlock Holmes et téléphoné à la Mutuelle, à la Sécu. Ne pouvant recevoir de précision car tout ayant été télétransmis, aucune information n’était disponible (quelle transparence !), j’ai poursuivi mes interviews auprès de la maison de retraite et pour finir de la pharmacie. Bon sang, je n’y avais pas pensé !

Maintenant j’ai le fin mot de l’histoire : le médecin, non contente de demander l’écho doppler avait prescrit un anticoagulant, une injection d’Arextra par jour, pendant 10 jours.

C’est ça les 221€.

« C’est pas donné » a commenté la pharmacienne.

Non, c’est même dur à avaler car sur les 10 injections, Jeannine en a reçu une !!! (nous avions pris sur nous de demander que le traitement soit interrompu).

Ah si seulement le médecin avait fait confiance aux infirmières à défaut de nous croire, nous !

Confiance, un mot bien galvaudé et qui devrait vite prendre le pas sur son opposé, défiance. En tout cas cette défiance vous coûte à tous 144.14€ montant couvert par la sécu plus le prix de l’écho doppler, totalement remboursé, du coup je ne peux en préciser le prix sous nos tropiques puisque nous ne recevons un décompte sécu qu'une fois tous les ?????.

Par contre, vous pouvez nous remercier de ne pas avoir aggravé la note en nous chargeant d’accompagner Jeannine, car autrement il aurait fallu rajouter le prix de l’ambulance (les taxis VSL n’acceptent pas les fauteuils roulants) au coût total de l’opération.

Je dois dire que si Jeannine n’avait pas eu de mutuelle, je pense que les 74€ et des brouettes restants me seraient restés en travers du gosier et que j’aurais rappelé la toubib !

Il n’y a plus qu’à espérer que quelqu’un en ayant besoin profitera gracieusement de l’Arextra restant.

Idée : et si les médecins coordonnateurs des maisons de santé créaient des pharmacies d’urgence où des produits de ce type seraient disponibles pour les urgences en attendant que les résultats d’examens en justifient une prexcription sur la durée ?

Do

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 17:12

Depuis que je peins, j’ai une prédilection pour certaines couleurs.

Utilisant une palette en matière dure, les couleurs s’y mêlent, se juxtaposent, s’opposent, dialoguent entre elles pour, assez souvent, faire de cet objet lorsque la toile est enfin terminée une création à part entière.

Il y a quelque temps j’ai eu un vrai coup de cœur pour ma palette. C’est ce ressenti qui est à l’origine de ma dernière toile.

Pas de figuratif, aucune idée derrière la tête !

Je me suis bornée à utiliser les couleurs au gré de ma fantaisie, me laissant porter par leurs vibrations et le rythme qui se construisait petit à petit.

Après un jus au pinceau, taille XXXL, j’ai choisis le couteau pour finaliser cette fantaisie baptisée Allegra car cela fut un moment jubilatoire.

Allegra.JPG

Je ne sais pas si je réitèrerai, mais cela valait le coup en ce qui concerne le lâcher-prise.

Do

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 20:15

The big foot.

Afin d’échapper aux inévitables bouchons routiers dûs au chantier de Joncet (article précédent) sur la RN 116 qui mène en Cerdagne, mais bien décidées à crapahuter en altitude, nous avions choisi de partir vendredi après-midi pour le pays de Sault. Pour ceux qui ne connaissent pas, plutôt que de vous présenter cet éden à la va vite, je vous invite à patienter, un article est en cours, mais pour situer cette région, grosso modo cela se trouve à la limite de 3 départements : Pyrénées Orientales, Aude et Ariège.

P1080037.JPG

Funeste erreur !

Je sens que nous n’allons guère quitter notre piscine cet été (on va friper) et que pour randonner en montagne nous mettrons le cap vers le Massif Central ou les Alpes en espérant que ce soit un peu mieux organisé.

Presque parallèle à la 116, vous avez la 117 (autre itinéraire pour relier Perpignan au Capcir et à la Cerdagne) qui traverse tout le pays cathare dont fait parti le Pays de Sault. Une route jadis sans histoire, c’était avant que des radars de tronçons soient installés, mais qui restait quand même particulièrement « roulable » avec des vues époustouflantes sur les châteaux cathares de Quéribus et Puylaurens !

Et bien que croyez-vous que nous ayons trouvé : un chantier routier sur la seule belle route droite entre Estagel et Maury réduisant la chaussée de moitié.

P1080059.JPG

En juillet, fallait faire quand même !

Alors je ne vous décris pas le binz en ce premier jour de départ en vacances pour les juillettistes. Nous nous serions crus revenus au bon vieux temps des bouchons que nous essuyions pour descendre dans le midi. Nous ne risquions pas de doubler!

P1080057.JPG

Au touche-touche sur des kilomètres, flirtant avec les 10 à l’heure, quand même ! pour découvrir en fin de chantier un gendarme moulinant l’air pour nous faire accélérer le mouvement.

P1080053.JPG

Désolé, on fait ce qu’on « pneu » !

Franchement, ça ne pouvait pas attendre un peu cet élargissement de voie ?

Et pour quel motif, en plus ?

J’ai ma petite idée, dès que ce sera fait, ils nous mettront des radars de tronçons, pour mieux nous racketter.

En attendant vu le nombre de touristes étrangers présents, nous n’avons pas fini de passer pour des charlots en France parce que nous n’avons pas l’excuse d’invoquer de mauvaises conditions météorologiques imposant ces travaux l’été !

Vive la France !

Do

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:22

ou le petit train jaune, suite !

Cet article n’a, à l’heure actuelle, plus rien à voir avec celui que j’avais envisagé, c’était avant la catastrophe de Barèges et s’il convient quand même de remettre les choses à leur juste place je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle. La Nature impose toujours sa loi, par la force s’il le faut, il serait temps que nous en prenions conscience.

De notre virée avortée en petit train, je ne retiendrai que deux anecdotes.

Décidés à ne pas nous laisser gâcher la journée, nous avions mis le cap sur Prats Balaguer et le refuge de l’Orry et programmé une halte aux bains de St Thomas !

A 11 heures nous attaquions la rando qui ne se terminerait pas à St Thomas, fermeture !

5 heures plus tard, nous rallions notre point de départ choqués d’avoir découvert que de nombreux départs de feu avaient failli griller marmottes et isards aux alentours du refuge de l’Orry.

Avec-les-Chappeleau-a-Prats-Balaguer--8-.JPG

Pourquoi ?

Pour élargir les zones d’alpage (écobuage) en mettant le feu de ci, de là. D’ailleurs en y regardant mieux, il est facile de repérer les vestiges des précédentes opérations de brûlage : de vieux troncs torturés éparpillés, tout autour de l’Orry !

Avec-les-Chappeleau-a-Prats-Balaguer--9-.JPG

Seule différence, cette fois, le feu a échappé à ses « vestales » moustachus et ravagé par place les flancs de la montagne. La Nature est bien mise à mal !

Heureusement que la saison estivale n’avait pas commencé, on aurait accusé les touristes !

L’autre anecdote concerne un nouveau chantier sur la RN 116, nouveau car il y en a eu tant. 

A la sortie de Villefranche un panneau routier nous avait alertés. Une circulation alternée ! Où ? Rigolant (à moitié) j’avais envisagé que ce soit à Joncet !

Depuis des années, nous traversons ce village qui réclame à corps et à cris une déviation. Affiches revendicatrices contre l’intensité d’un trafic routier polluant et complètement inadapté à l’exigüité de la chaussée, chaussée peinturlurée, slogan percutant prouvaient sans équivoque que la mesure est comble depuis longtemps. Or si depuis 2006 à cause d’un papillon et d’un lézard (endémiques au coin) Joncet est privé de déviation, coup de chance, en 2013 et en pleine période estivale, le rêve va devenir réalité, bien vu !

Quant au rapport avec Barèges, j’y viens.

 

A Prats Balaguer, la nature a été mise à rude épreuve du fait de l’imprévoyance de certains et un orage bienvenu a contenu l’incendie ! A Joncet, vu la pollution générée par le trafic routier et son impact tant sur l’environnement que sur la population, n’aurait-il pas été préférable de risquer de sacrifier quelques lézards et papillons pour préserver la qualité de vie des humains et l’environnement. On nous bassine à longueur de journée sur la toxicité  des polluants émis par le trafic routier, on culpabilise, parle de taxer les coupables … les automobilistes et il aura fallu (au minimum) 7 longues années pour que l’on passe à l’action !

Ou alors, il me vient cette idée, la population du village a tellement chutée qu’elle est devenue endémique et qu’il fallait la protéger !

 

Alors lorsque l’on voit le degré d’imprévoyance des autorités qui pensent pouvoir plier la nature à leurs caprices, rassurent les braves gens en canalisant les cours d'eau ou creusant, par exemple, des bassins d’orage aussi illusoires qu’onéreux, autorisent des constructions quelles que sosans-titre-copie-1.pngient les circonstances, comment s’étonner que des catastrophes humaines endeuillent notre monde. A Prats Balaguer le pire a été évité mais il y a des écobuages qui tournent mal et bien que décriée combien de temps faudra t’il pour interdire cette technique ! C’est tellement plus confortable de fermer les yeux. A Joncet c’est l’intégrisme écologique qui a failli tout gâcher, mais le résultat est presque identique, poussé à son paroxysme, l’humain n’a plus sa place !

Quant à Barèges, c’est tellement énorme, que je ne dirai pas grand-chose sauf que les images du camping, disparu, rayé par le torrent, m’ont confortée dans l’idée qu’il serait temps que des mesures draconiennes soient prises pour cesser de faire n’importe quoi sous prétexte que les autorités imposent des plans d’évacuation ! C’est facile de se donner bonne conscience à moindre frais mais, par exemple, il n’y a quasiment jamais de campings qui ne soient pas au bord de l’eau.

A Arthiès, dans le Vall d’Aran, village touché par cette même vague d’intempéries, des maisons ont été emportées par le flot déchaîné, nous les avions repérées lors d’un de nos séjours, entièrement construites au plus près du lit de la Garonne, cela avait quand même de quoi surprendre !

Do

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 19:29

Une fois n’est pas coutume, mais là je ne peux passer le fait sous silence, les agents de La Poste sont vraiment des gens épatants ou alors c’est que nous sommes mondialement connues dans le coin !

Un courrier nous est arrivé avec ce simple libellé :

Dominique et Frédérique LONGVILLE

66740 Laroque des Albères

Pas de nom de rue, de numéro et même pas le bon village !

 garcons-de-cafe.JPG

Depuis le temps lointain où nous pratiquions le Mail Art et échangions avec succès des courriers aux adresses délirantes du style 

Minoudrouette, Farniente et Berlinette LONGVILLE

Rue qui descend près de la gare

92 Meudon

(un bisou au facteur pour sa bonne volonté)

nous avions oublié que de tels prodiges étaient possibles !

Il n’y a donc que des raisons de se réjouir, on peut encore faire confiance à La Poste, rien ne se perd !

D’autant que cela aurait été dommage, ce courrier contenait une invitation à la présentation des ouvrages du Témoin en Guyane, invitation dont je vous fais part, fidèles lecteurs parisiens de notre blog. Sans doute vous sera-t-il plus facile qu’à nous de faire un saut le 11 juillet à 19h, à l’Espace L’Harmattan au 21 bis rue des écoles 75005 Paris pour rencontrer le Témoin et ses ouvrages.

En ce qui me concerne, j'ai lancé une invitation pour le 10 !

En tout cas ce qui est assez rigolo, c’est qu’à son corps défendant, le Témoin a réitéré ses exploits de naguère en matière d’adresse à la gomme !

Ça rajeunit !

chaud.JPG

Merci Joël.

Do

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:17
 
Le petit train jaune, quel bordel !
Depuis longtemps, nous envisagions une « dépose » en petit train jaune (pas question d’hélico, restons modeste) pour redescendre pédibus le long de la vallée de la Têt avec halte aux bains de St Thomas. 
St-Thomas.jpgProfitant de la présence d’amis marcheurs, nous avons donc peaufiné notre rando y ajoutant un crochet par Mont Louis, histoire de se ravitailler, ensuite il n’y aurait plus qu’à suivre le cours de l’eau.
 A peine garés, nous rallions la gare de Villefranche, non sans avoir repéré d’un œil soupçonneux un groupe de scolaires qui, à coup sûr, risque de nous piquer les places dans la « baignoire », entendez par là, le wagon découvert.
Dans la gare, l’affluence des grands jours, nous attend : deux guichets ouverts, deux queues plus ou moins organisées.
queue.jpg Si tout va bien, cela devrait aller vite.
 Mais justement tout ne va pas bien !
 Cela s’agite dans le guichet de gauche, coups de fil à répétition et c’est l’émigration massive vers le guichet de droite, où nous faisons la queue.
 Profitant de ce moment de flottement, un couple avec 3 mouflets, fraichement débarqué dans le hall, en profite pour nous passer devant. Il fait beau, nous sommes entre gens civilisés, on laisse faire. Après tout d’autres wagons et baignoires sont en gare !
 L’attente se prolonge, nous sommes plusieurs à faire la queue à tour de rôle, un petit saut aux toilettes étant envisageable. Escapade que je vous déconseille car côté sanitaire le constat est assez lamentable ; côté dame, je ne suis pas allée voir ailleurs, 2 WC dont un bouché et (car ?) sans eau et un second à la serrure arrachée.
 
De retour dans le hall, écouter les conversations aux guichets aide à passer le temps. Instructif car Christiane à l’ouïe particulièrement fine.
 Au seul guichet opérationnel, une grosse dame s’incruste depuis un moment pour arriver à récupérer son dû : réduction de 90% en qualité de femme de cheminot retraité, qui lui voyage gratos, tout comme l’enfant de 3 ans qui les accompagne ! C’est qu’elle en connaît un rayon en matière de tarif, la bougresse !
 Qui paie vraiment sa place, à part nous qui allons payer plein pot et le chien demi -tarif ?                                                                                                                                                                                   Demi tarif pour les enfants de 4 à 12 ans et gratuit au-dessous de 4 (ils sont majoritairement les plus nombreux), des réductions ou exonérations à foison sauf pour les séniors, évidemment !
 
On patiente et on reprend espoir car dans le guichet de gauche, une certaine agitation semble indiquer que la file d’attente va peut-être se résorber. La responsable du groupe des scolaires qui monopolise les lieux depuis tant de temps s’apprête à récupérer les X billets aller et X billets retour de ses élèves. La guichetière ayant tamponné, signé je ne sais combien de bordereaux, nous piétinons sur place, tous autant que nous sommes. Nous voilà prêts à bondir vers ce fichu guichet quand une personne se présentant comme handicapée (quel handicap, mystère !), en profite pour se propulser au comptoir qui vient de se libérer, tout en nous fusillant tous du regard.
 
Qu’à cela ne tienne, zen, il n’y a plus que le jeune couple resquilleur à passer et c’est à nous !
C’est ce moment précisément que choisit la guichetière de droite pour annoncer à la cantonade qu’après CES personnes, le train est complet !
Nous nous faisons préciser la chose.
 Nous avons bien compris, nous répète t’elle et nous n’aurons qu’à prendre le prochain train à 13h50 (il est 9h30 !).
 
Beaucoup on besoin de se faire répéter l’annonce, notamment ceux qui comme nous ont payé leur parking (à la journée, il n’y a pas d’autre possibilité).
Ecœurés, nous sortons en compagnie d’un touriste étranger, furieux. C’est la troisième fois qu’il tente de prendre ce train. La première, l’absence de contrôleur avait fait capoter l’expédition, le second, il y avait grève … aujourd’hui il n’y a plus de place.
Dire que si nous n’avions pas été aussi cool avec la petite famille de 3 mômes (5 places occupées dont seulement 2 payantes), nous aurions pu faire cette balade !
Sans compter que pour la SNCF, il y aurait eu plus de profit, nous représentions quand même 4 occupées et 5 payées car si Virgile « paie » (9.25€ quand même), cela m’étonnerait qu’il puisse profiter de la banquette, encore que !!!  
petit train jaune
Chaque année, nous entendons dire que des menaces pèsent sur la survie de ce petit train, franchement, cela n’a rien d’étonnant, comment pourrait-il être rentable ? Les trois quarts des voyageurs occupent des places qu’ils ne paient pas, ou à peine.
 Si l’été, il circule souvent avec 2 baignoires et au moins 5 wagons fermés, n’aurait-il pas été possible de mettre un des autres wagons présents en gare en service ? Nous avons été au moins une trentaine de personnes à devoir renoncer à nos projets.
 
Et dire que dans les années 70, nous nous sommes mobilisés pour le sauver de la privatisation. Si je me rappelle bien des japonais voulaient l’acheter. Les connaissant de réputation, cela aurait été mieux gérer !
 
La SNCF, c’est vraiment le bordel, quant à la mairie de Villefranche, propriétaire du parking (dixit la guichetière) elle ne peut que se frotter les mains en constatant la situation. Nous avons été un sacré nombre à quitter le parking après avoir régler un stationnement pour des prunes et ce ne doit pas être un cas isolé.
 
A suivre …
 
Do
 
 
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 20:15

Serres est un chouette village non loin de Rennes les bains donc par voie de conséquence de Rennes le château.

Serre-Pech-Cardou-1.JPG

Un admirable pont en dos d’âne de l’époque médiévale sur le Rialsesse, un ancien château et l’église constituent une partie du patrimoine culturel de ce beau village. Patrimoine architectural qui intrigue les passionnés d’ésotérisme qui rodent autour de Rennes le château pour en sonder le mystère.

Concernant Rennes, sans rentrer dans les détails, c’est un lieu fort où nous avons vécu un moment extraordinaire et qui, nous l’avons découvert au hasard de nos lectures, a à voir avec Serres.

L’église de Serres, restaurée en 2000 présente quelques particularités : une double croix dont la partie horizontale est commune,

serres_double-croix.jpg

des peintures murales apparemment commanditées par l’ordre du Temple et une porte des morts, murée et portant une étrange croix pattée surmontée d’un arc reliant les deux extrémités de la partie horizontale.

serres-croix-pattee.jpg

Ce lieu est plein de mystère et le seul document datant de 1347, susceptible de nous en apprendre plus, se trouve au Vatican … qui refuse à le livrer. Autant dire que cela ne fait qu’ajouter au crédit de ceux qui tentent de percer le mystère de Rennes.

Serres est le départ d’une très belle et rude balade : le Pech Cardou.

De ce sommet se dévoile un panorama exceptionnel : Rennes les bains, le Pech de Bugarach, château d’Arques … un panorama à 360° et au sol un curieux assemblage de pierres.

Serre-Pech-Cardou--10-copie-1.JPG

Apparemment, cela intrigue mais aucune réponse satisfaisante comme le curieux délire d’un québécois auquel je ne comprends rien. Mis à part que dans ce cercle de pierres d’autres cercles dessinent une croix, je n’ai su qu’en penser jusqu’à ce que nous allions visiter le prieuré Saint Michel de Grandmont.

Ce prieuré, situé près de Lodève est implanté dans une région excessivement riche en dolmens. C’est dans ce lieu que j’ai découvert les vestiges d’un dolmen arrasé.

Dolmen-ruine.JPG

Et si la construction du Pech Cardou était une ancienne sépulture mégalithique ?

Il y a dans le coin pas mal de menhirs, alors pourquoi pas ?

Bon !

Si vous avez testé la recette de brioche vendéenne de Frédo et que vous avez besoin d’exercice, au départ du pont de Serres, celui-ci franchi et tournant le dos au village remonté droit devant vous jusqu’à un panonceau indiquant « Pech Cardou direct » et suivez le balisage. Cela grimpe raide jusqu’en haut et redescend encore plus sec jusqu’au petit col aux tables de pique-nique déglinguées mais ce n’est pas suffisant pour perdre ces calories !!!

Pour éliminer la brioche, le retour ne se fera pas par le même chemin mais par Rennes les bains. Faut ce qui faut ! Et puis à Rennes, il est possible de faire trempette gratos, alors !

Do

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 19:22

La brioche vendéenne

 Ingrédients :

2 cuillérées à café de levure de boulanger

100g de sucre

500g de farine de type 45

2 œufs à peser, puis compléter avec du lait jusqu’à 255g

1 cuil à soupe de fleur d’oranger

1 cuil à soupe d’eau de vie ou de rhum

1,5 c à c de sel

100g de beurre froid coupé en petits morceaux

Prélever un peu du lait (du mélange œufs - lait) pour délayer la levure. Faire un puits dans la farine et incorporer la levure. Ajouter ensuite le mélange œufs - lait battu, le sucre, le sel, la fleur d’oranger et le rhum. Pétrir longuement, puis ajouter le beurre. Pétrir jusqu’à obtenir une pâte homogène. Faire lever la pâte une première fois dans un endroit tiède.

Au bout d’une heure et demie, rabattre la pâte et la placer quelques heures au réfrigérateur (même une nuit).

Sortir la pâte du réfrigérateur et la diviser en trois morceaux. .

Façonner chaque pâton en un brin d’une bonne longueur. Tresser la brioche en commençant par le milieu de la tresse ; retourner ensuite pour faire l’autre moitié.

Placer la tresse sur une plaque antiadhésive ou dans un moule à cake assez large.

Dorer à l’œuf et laisser lever jusqu’à ce que le volume ait doublé.

Dorer de nouveau la brioche.

Cuire dans le four préchauffé à 150° pendant 35 minutes.

Laisser refroidir sur une grille et glisser dans un sachet tout de suite pour conserver le moelleux.

P1000890

 

Et voilà le résultat… N’ayant pas de fleur d’oranger (on n’aime pas trop chez nous, sauf sur l’arbre… Quel parfum ! ) j’ai mis de la vanille. Mariage parfait avec le rhum ( pourrait-on vivre sans rhum ?). Bon, elle a un peu trop bronzé, mais quand même… elle est bonne ! Et pour Jean Luc, après ça, je recommande l’ascension du Pech Cardou, article à suivre…

Fredo

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:55

Si la Foi déplace des montagnes, elle les fait gravir, aussi !

Nous nous étions déjà fait la réflexion en gravissant le piton volcanique de Saint Michel d’Aiguilhe au Puy en Velay, nous en avons été convaincu à Arlempdes.

Le-Puy-en-Velay--28-.JPG

Arlempdes, prononcer « Arlande » est un site remarquable de Haute Loire à environ 30 kilomètres au Sud du Puy en Velay.

Perché à 100 mètres au-dessus du cours torrentiel de la Loire, sur un piton volcanique, le château et sa chapelle se donnent des allures de météores.

Meteores.JPG

 

Tout autour de spectaculaires coulées basaltiques, des orgues, déploient leurs parois austères.

Le lieu est une merveille que chacun peut découvrir à son rythme, il suffit de récupérer la clef du château à l’auberge du village et de se mettre dans la peau du châtelain.

Le vestige le mieux conservé est aussi le plus ancien. Il s’agit de la chapelle datée des XI ème et XII ème siècles !

L’appareillage de pierres volcaniques lui donne un curieux air inachevé mais quelle beauté au moindre rayon de soleil, rouge sur fond noir.

Arlempdes--44-.JPG

Le château est tout entier imbriqué dans la roche dont il épouse la moindre anfractuosité. Les appareils défensifs sont adaptés à la topologie du site. La herse par exemple, elle existe bien mais pas telle que nous la connaissons d’habitude, verticale. Là, elle se déploie à l’horizontal sous la forme de mandrins que les hommes de garde plaçaient dans des trous superposés verticalement.

Herse.JPG

Déambuler librement dans ce château est un pur plaisir, les vestiges sont très évocateurs, fenêtres à meneaux, geôles, salle d’armes, tours, créneaux … on s’y croirait ! Et puis ce panorama !

La découverte terminée nous avons soigneusement refermé la porte d’entrée et gagné les bords de Loire pour repenser à cet exemple épatant de restauration menée par des gens comme vous et moi, des passionnés, qui ne tirent aucune gloriole d’un titre de noblesse qu’ils n’ont pas.

Arlempdes-et-la-Loire.JPG

Alors si un jour, vous passez non loin, faîtes un crochet d’autant que le coin, bien que touristique, n’est quand même pas surpeuplé, nous nous y étions les seules.

Do

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 19:20

Lidl, 16 heures, vendredi 31 mai 2013.

A l’entrée du magasin deux SDF sont là, cools. L’un deux est un petit monsieur déjà âgé qui ne demande rien à personne, il n’a même pas de sébile, rien !

Assis par terre, il attend ! L’autre, la quarantaine souriante, papote avec qui le veut bien, son litre de jus de fruits (vous avez bien lu !) à ses côtés.

Sur le parking, RAS, calme plat mis à part un camping car indélicat qui occupe 4 places à lui tout seul. Sans commentaire !

Dans le magasin, on fait la queue sans état d’âme jusqu’à ce que chacun porte son attention sur l’agitation subite qui règne à l’extérieur.

Un car de la gendarmerie ET la police municipale sont là.

Damned !

Y aurait-il eu un accident, une agression ? Va-t-on apprendre qu’Al Quaïda a frappé ? Je n’ai rien entendu, mais !!!!

Soudainement les langues se délient car ce sont les deux SDF qui font les frais de ce déploiement policier et l’atmosphère assez conviviale dans le magasin vire d’un coup lorsque déboulent deux représentants de la maréchaussée en quête du gérant !

Globalement, nous sommes tous d’accord.                                                                      Je résume : « ils feraient mieux de s’attaquer aux malfrats qui nous gouvernent plutôt qu’à ces 2 victimes de notre société corrompue ».

Nous sortons enfin et constatons que les deux « délinquants » ont disparu du paysage à la grande satisfaction de celui qui a appelé les forces de l’ordre. Le gérant n’est pas dans le coup mais un usager du magasin que ces présences dérangeaient et qui est entrain de gratifier les flics d’un « merci, les gars ! » bien sonore.

 

Nous nous dirigeons écœurées vers la voiture et ce faisant je remarque que le car de flic est stationné en plein sur les bandes hachurées jaunes agrémentées de deux énormes panneaux d’arrêt et de stationnement interdit, emplacement permettant d’évacuer parking et magasin en cas de nécessité.

Et de dire à Frédo : « et il stationne où c’est interdit ! ».

A cet instant retenti derrière moi, une voix féminine ordonnant de répéter ces propos mais n’ayant pas réalisé que c’était à moi que l’on s’adressait, je poursuis mon chemin avant de reprendre pied dans la réalité en entendant Frédérique s’exclamer : « mais ce n’est pas à vous que l’on cause ! ».

Arrêt et pivot, je fais soudainement face à une gendarmette survoltée que ma remarque indigne. Elle est inadmissible, ils sont en mission !!!

J’insiste un peu, parle de liberté d’expression ; on a quand même le droit de dire ce que l’on pense à sa frangine car je ne me suis pas mise à haranguer la foule, que je sache. Je tente de préciser ma pensée, j’ai envie de faire remarquer qu’à quelques mètres de là, ils étaient tout aussi opérationnels sans être en infraction, je m’échauffe un brin.        La gendarmette est au bord de l’apoplexie et tente de rallier sans succès son collègue à son point de vue ; « vous êtes bien contente de nous trouver quand vous avez besoin de nous ». Tu parles ! Je n’arrive pas à comprendre que leur présence sécurise les gens. Me voilà prête à embrayer sur le sujet, je commence une phrase puis réalise qu’avec eux, je peux finir au trou alors je lui tourne le dos, royale et tout, jubilant intérieurement.

Ça fait du bien, je vous assure, ça m’a rajeunie.

Do

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