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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 20:16

Vous avez sans doute compris que nous avions eu le coup de foudre pour un petit coin de montagne à la limite de l’Ariège et de l’Aude.

Vous ne serez pas surpris en apprenant que nous sommes reparties là-bas ce week-end.

C’était toujours aussi beau avec en prime le soleil qui nous avait fait grise mine samedi dernier.

Les balades superbes sont en général notre lot mais là, vraiment ce fut un moment magique, 6 heures de marche, 6 heures de bonheur !

bonshommes.JPG

La balade débute en descente, tout à fait ce que Vincent exècre et que nous apprécions modérément mais la piste qui se faufile dans une vallée de plus en plus resserrée est délicieusement ombragée.

1-copie-1.JPG

Nous en profitons sans réserve car sous le coup de midi ce ne sera plus la même chanson.

Une fois encore nous voici sur la trace des « Bonshommes » puisque le chemin que nous suivons file à Montségur en empruntant les gorges de La Frau.

gorges.JPG

Ces gorges sont spectaculaires et riches en découvertes de toutes sortes.

Déjà, le nom n’est pas banal. Etymologiquement, La « Frau » signifie fracture et dérive d’un terme catalan mais certains affirment que le mot vient d’effroi … les gorges de l’Effroi ! Il faut dire que le site est très spectaculaire avec ses surplombs de falaises de plus de 400 mètres, jadis le brigandage y était monnaie courante.

Autre point remarquable, ces gorges se trouve dans la Forêt Royale de Prades. Créées sous Louis XIV ces forêts avaient différentes raisons d’être ; le bois était utilisé pour alimenter les forges et à la construction de vaisseaux de guerre. Le vol de bois y était puni de mort et pour bien délimiter les périmètres de ces forêts, des fleurs de Lys ont été sculptées dans les roches sur leurs pourtours. Elles sont nombreuses sur notre trajet mais il est dommage de les avoir ainsi peinturlurées même si du coup elles sont plus visibles !

lys.JPG

Dernière particularité du site, il est entièrement classé en réserve biologique intégrale. La partie basse des gorges n’a pas subi d’interventions humaines depuis des temps immémoriaux et la partie haute depuis au moins 160 ans.

Grandes campanules et anémones bordent notre chemin au moment où celui-ci aborde les gorges, des troncs d’arbres abattus ont été colonisés par de nombreux végétaux opportunistes ; pour un peu on se croirait dans la forêt tropicale là où croissent les épiphytes !

campanules.JPG

Nous dévalons la pente en nous ménageant de nombreux arrêts, lever le nez pour apprécier la hauteur vertigineuse des falaises entre lesquelles nous nous faufilons et viser où poser le pied pour éviter la chute n’est pas compatible.

La sortie des gorges nous offre 700 mètres plus haut un point de vue imparable sur le Pas de l’Ours, notre but et point d’orgue de la rando.

300 mètres de descente avalés, nous tournons bride pour retourner sur Comus avant d’attaquer la seconde partie du trajet.

Croyez-le ou non,  la remontée est plus rapide que la descente, incroyable, non ?

Elle permet aussi de fouiller les alentours du regard et de tomber nez à nez avec la première martre de notre vie !

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Pause déjeuner et lorsque nous attaquons la grimpette du col de Boum, le goudron fond sous le soleil dans la traversée du village.

Le sentier Cathare, que nous suivons maintenant, est ombragé de grands sapins et c’est l’une des raisons de notre coup de cœur pour cette région, nous pourrions être tout aussi bien en Bavière, en Suisse ou dans les Vosges.

Nous sommes Ici et Maintenant mais aussi Ici et Ailleurs en même temps.

Au col de la Gargante, nous touchons au but mais la rampe devient dure sous le soleil de plomb.

Qu’importe ! Nous sommes tendues vers notre but, le Pas de l’Ours.

Et subitement nous y sommes.

Devant nous … MONTSEGUR !

montsegur.JPG

A nous pieds, les Gorges de La Frau !

Il n’y a pas de mots pour décrire ce moment.

Nous nous abandonnons à un moment de contemplation avant de nous décider à rejoindre le Ptibus à Comus, de vilains petits nuages noirs commencent à se regrouper à l’horizon.

L’arrivée au village est glorieuse et Virgile en profite pour s’offrir quelques longueurs dans l’une des nombreuses fontaines.

Ces fontaines sont incroyablement longues, elles présentent toutes 2 ou 3 modules rectangulaires. Ce sont en fait des abreuvoirs et il n’y a pas un grand effort à fournir pour imaginer les vaches s’y désaltérer.

Nous regagnons notre point de départ pour filer au bistrot et rêver à notre prochain séjour dans ce petit paradis.

 

Do

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oir Normal, elles étaient conçues pour abreuver les bovins

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