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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:25

C’est assez tardivement que nous quittons le camping ce matin-là, retardées par des problèmes techniques. L’alimentation en gaz du fourgon nous a encore lâchées ! Mais nous ne nous tracassons pas trop : le ciel est magnifique… On va se régaler !

La situation du camping « des sapins », un peu au dessus du village de Camurac, nous permet de partir directement en direction de Montaillou pour rattraper le « chemin des bonshommes », -ainsi surnommait-on jadis les cathares-.

Tout le monde connaît les chemins de St Jacques de Compostelle, mais celui des bonshommes est certainement moins familier. Partant de Foix, il chemine vers Montségur, haut lieu du catharisme, traverse le plateau de Sault, l’Ariège, remonte en direction de l’Andorre par Ax les thermes, pour finir à Berga, en Catalogne espagnole, où les cathares venaient se mettre à l’abri des persécutions. Pour notre part, nous n’en suivrons qu’un tout petit tronçon, entre Montaillou et le col de Balagues.

Après une bonne heure de grimpette ardue, troublée par les échos d’une chasse en cours, nous sommes récompensées de l’effort par un splendide panorama sur un nombre époustouflant de sommets pyrénéens.Circuit des crêtes de Camurac (9)

 

 

 Le majestueux St Barthélémy à notre droite, la célèbre dent d’Orlu, à notre gauche, nous béons d’admiration devant cet alignement de cimes déjà légèrement enneigées. DSCN6934.JPG

Passé le col de Balagues, le chemin des Bonshommes poursuit vers le sud, plongeant dans la vallée pour gagner Ax les thermes. Nous, nous partons à gauche, vers l’est, chevauchant les crêtes, en direction du roc de Quercourt, point culminant de cette randonnée, avec ses 1820 mètres d’altitude. Circuit-des-cretes-de-Camurac--12-.JPG

Nous flânons beaucoup, mitraillons tant et plus, frustrées de ne pouvoir nommer chaque pic, chaque dent, chaque col de ce splendide décor… Nous pensons reconnaître le Carlit, le Camporeil… Aucun doute en ce qui concerne le massif des Trois Seigneurs que nous avions longuement côtoyé au mois de juillet lors de notre séjour à Massat. Même certitude en arrivant au sommet du Quercourt et en découvrant vers le nord-ouest la falaise aride du Bugarach, reconnaissable entre tous.

Passé le roc de Quercourt et un échange sympathique avec trois autres marcheurs, il ne nous reste plus qu’à redescendre en direction des pistes de ski de Camurac. Mais ça, c’est en théorie, parce qu’en pratique, suite à une petite erreur d’interprétation sur la carte, nous nous sommes repayées une bonne grimpette au milieu des chalets de la station haute qui, il faut bien le dire, manque singulièrement de charme, ce qui nous a ensuite obligées à tâtonner pour retrouver les sapinières et l’itinéraire de retour.

Après près de six heures de marche, nous pénétrons dans la forêt, foulant le sol tapissé de fraisiers sauvages. Evidemment, à cette époque, il n’y a plus rien à ramasser, mais à ce propos, avez-vous déjà entendu parler de l’échinococcose alvéolaire?... Non ?... Hé bien nous non plus, avant de faire cette balade dont nous avons eu le descriptif dans l’Indépendant qui met en garde contre la consommation des baies sauvages. Alors sitôt rentrées, nous sommes allées aux renseignements.

Donc, il s’agit « d’une maladie rare mais qui peut être grave et peut même engager le pronostic vital ! Elle est due à un parasite appelé Ecchinococcus multilocularis ou plus communément "ver du renard". Cet agent infectieux parasite à l’état adulte certains carnivores, le renard et le chien en particulier. La larve de l’échinocoque se développe habituellement dans le foie des rongeurs sauvages, et accidentellement dans le foie de l’homme ».

« L’homme peut se contaminer en ingérant des œufs du parasite. Ces œufs existent dans les excréments des carnivores. On les retrouve sur les végétaux et baies sauvages accessibles aux renards et aux chiens et souillés par leurs déjections. »

Bref, dans un contexte extérieur particulièrement déstabilisant,  voilà encore un truc de plus pour vous faire « flipper » si comme nous vous avez l’habitude de grappiller framboises, fraises et myrtilles au cours de vos randonnées ! Ils vont bientôt nous faire croire que la nature est plus dangereuse que toutes les cochonneries industrielles mises à disposition sur le marché… Alors, haut les coeurs! Profitons sans retenue des richesses de Dame Nature; c'est quand même sûrement moins risqué que le bisphénol A... N'est-ce pas, Mi?...

 

Fredo   

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commentaires

J
échinococcose alvéolaire ! Faut au moins trois tours pour le placer au scrabble... Ces %$@#!? de chasseurs feraient mieux de traquer l'échinococcose alvéolaire plutôt que le sanglier ou l'ours...<br /> C'est autrement plus inquiétant !!! Serions-nous des Prométhée des temps modernes méritant de se faire bouffer le foie par des... vers ! Beurk ! Mais bon... les fraises des bois c'est si bon...
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D
<br /> <br /> et les framboises donc !<br /> <br /> <br /> Sans compter qu'à les entendre si tu vas t'aérer tu risques de choper la maladie de Lyme avec les tiques !!!<br /> <br /> <br /> Non, le Bronx, c'est mieux.<br /> <br /> <br /> <br />

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