Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:21

Cela fait quelques années que nous avons le sentiment qu’il ne faut pas attendre de nos dirigeants de grandes idées pour préserver l’environnement. Ils ont beau se réunir et papoter pendant des heures et des jours, les avancées sont inexistantes. D’ailleurs, avant même l’ouverture d’un congrès comme la dernière conférence de Rio, on sait que cela ne servira rien, que personne n’est d’accord et qu’aucune lumière ne jaillira de la discussion, tous les pays campant sur leur position. Bref, on pourrait s’en passer et ça ferait des économies.

Une chose est claire : c’est à nous, les obscurs, les sans-grade, de prendre les choses en main et c’est par nos petits gestes quotidiens que nous parviendrons peut-être à faire avancer le « schmilblic ».

De toute façon, tant que le seul objectif de nos gouvernements sera de nous faire consommer davantage, on ne s’en sortira pas. Tant que l’argent restera la seule valeur clef de notre société, nous courrons tout droit à notre perte.

D’abord parce que si l’argent rendait heureux, ça se saurait… Ensuite, parce tant que les richesses ne seront pas mieux réparties, il y aura toujours une partie de la population qui se fera avoir par l’autre. Un type qui gagne 14 millions d’euros, - net d’impôts ! -, pour taper dans un ballon ( pour taper bien, d’accord…), c’est proprement scandaleux, surtout quand on pense au tintouin qu’a provoqué la dernière hausse de 2% du smic ; 22 euros de plus par mois, quel pactole ! Et dire qu’à écouter certains politiques (de droite), cette mesure allait mettre la France sur la paille…

Nous, à la Bergerie, depuis quelques années, -étant retraitées, nous gagnons moins d’argent-, nous avons une tactique efficace : nous avons pris l’habitude, lorsque nous avons envie de quelque chose, d’attendre un peu. Petit à petit, nous nous demandons si vraiment nous en avons besoin… Et au final, nous concluons souvent que nous pouvons très bien nous en passer. Ainsi,  « poc a poc », nous ramenons nos besoins à l’essentiel, et, - je reviens à ma préoccupation première-,  nous tentons de limiter notre empreinte économique sur la planète.

Nous avons la conviction depuis fort longtemps que la consommation n’apporte pas le bonheur et qu’en réduisant notre appétit de biens matériels, nous contribuons à ralentir la destruction des ressources naturelles, tout comme en faisant la chasse au gaspillage nous économisons l’énergie sous toutes ses formes. Comme quoi faire du bien à la planète, ce n’est pas bien compliqué ; et nous n’avons rien inventé puisque cela porte un nom : la Simplicité Volontaire.

Chateau-d-usson--3-.JPG

Voilà ! Comme monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir, nous, les brebis, nous nous sommes mises à pratiquer la Simplicité Volontaire, alors que nous ne savions même pas que ça existait ! C’est-y pas beau ?

L’expression de « Simplicité Volontaire » est apparue pour la première fois en 1936, dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi mais on peut dire que ce mode de fonctionnement remonte à l’Antiquité, a inspiré les communautés monastiques, Saint François d’Assise, Gandhi ; revenu à la mode avec les mouvements communautaires, tels que celui des Hippies, il se développe largement aujourd’hui dans les pays industrialisés. En France, l’agro écologiste et écrivain, Pierre Rabbhi, est une de ses voix les plus médiatiques.

Au départ, il faut avoir envie de remettre en cause des habitudes de consommation souvent dictées par les médias (vous allez penser que je leur en veux ;… ben oui !). Juste un exemple : si on écoutait les vendeurs de téléphonie mobile, on changerait de portable (au moins) tous les deux ans. « Un téléphone mobile, au bout de un an et demi, deux ans, c’est fichu »… C’est ce que l’on m’a dit en 2006 lorsque j’ai acheté le mien (un modeste Nokia, qui ne fait même pas appareil photo… C’est pour téléphoner, quoi !) ; Au bout de six ans, il était un peu faible du côté de la batterie… C’est généralement comme ça que ça se termine, avec les mobiles. J’allais être bonne pour en racheter un autre… Que nenni !!! Après avoir cherché sur Internet, j’ai trouvé une batterie neuve sur Amazon (on trouve tout sur Amazon!)… Et mon mobile est reparti pour six ans !

Même chose… Ne croyez pas ceux qui disent qu’un ordinateur est obsolète au bout de deux ans… Le notre en a six et marche encore. Il rame un peu, mais on attend qu’il rende l’âme pour en changer.

Et si on ne nous avait pas imposé la TNT, nous aurions encore notre vieille télé de vingt ans… D’ailleurs nous ne l’avons pas jetée et elle fonctionne toujours.

J’en entends certains penser qu’on ne va pas contre le progrès… Qu’on ne peut pas revenir en arrière… Et pourquoi pas ? J’aime bien cette petite phrase de Bernard Shaw : « les gens intelligents s’adaptent à la Nature, les imbéciles cherchent à adapter à eux la Nature, c’est pourquoi ce qu’on appelle le progrès est l’œuvre des imbéciles ».

La Simplicité Volontaire, c’est alléger sa vie de tout ce qui l’encombre et privilégier l’Etre plutôt que l’Avoir. Remettre au goût du jour les valeurs humaines telles que l’entraide, l’échange et le partage.

Il est par chez nous un village de moyenne montagne au pied du Canigou, Fillols, où les habitants ont coutume, un jour par mois, de déposer devant leur porte tout ce dont ils ne se servent plus. Et tout le monde se promène, regarde, prend ce qui l’intéresse… Ils ont tout compris.

Ici aussi, nous commençons à nous y mettre… Dans notre rue, deux fauteuils en cuir, en parfait état, sortis par notre « voisin du bout », ont ainsi trouvé preneur… Nous avons mis deux portes vélo qui ne nous servaient plus… Ils sont partis rapidement… Des livres aussi… Dans notre quartier, « l’Indépendant », -le journal d’ici-, passe de main en main ; les revues circulent de voisin en voisin… On se passe les films ; on essaye de ne pas acheter les mêmes pour élargir le choix… Notre bibliothèque solidaire démarre et balbutie ; il faut lui laisser le temps de se mette en route.

DSCN6707-copie-1.JPGLa Simplicité Volontaire, c’est aussi essayer de faire beaucoup par soi-même plutôt que d’acheter… Et c’est souvent très gratifiant ! Tiens, mettant les pas dans ceux de mon grand-père Jules qui était boulanger, après avoir fait du pain en machine durant des années, je viens de passer à la réalisation manuelle… (Il faut dire que c’est la troisième machine qui me lâche…) C’est génial ! Une réelle émotion, vraiment que de sortir du four un beau pain maison. Je suis heureuse. Do vous dira tout pareil avec ses conserves…DSCN6708.JPG

La simplicité est aussi parfois involontaire et elle l’a été pour nous durant de longues années ; petites, nos parents avaient du mal à joindre les deux bouts et la vie n’était pas facile. On se débrouillait et on était heureux. C’est aussi peut-être cette « formation » qui nous incite à traquer toute forme de gaspillage. Radines ? Pas du tout… Agacées, par tous ces faux besoins que la société nous crée pour mieux nous presser et nous tenir sous sa dépendance. Le mot croissance est à la mode, comme remède à cette crise où nous nous enlisons ; et si la solution, justement, était la décroissance ?

Les critiqueurs diront que les adeptes de la Simplicité Volontaire ne représentent qu’une goutte d’eau dans la mer et que ce n’est pas ce qui va changer le monde… « Mais si nous n’agissons pas, cette goutte d’eau ne se rendra pas jusqu’à l’océan », disait Mère teresa.

 

Alors si comme nous vous pensez que le plus important est de sauver la planète tout en améliorant la qualité de la vie, si vous avez d’autres idées allant dans le sens de la Simplicité Volontaire, faites nous en part et nous nous efforcerons de les faire partager ! Merci d’avance…

Fredo

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche