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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:44
TRILOGIE BERLINOISE
(« March Violets », Ed. Viking, Londres, 1989)
(3 volumes, Ed. du Masque, 1990 à 1995 ; réédition Livre de poche, 2008)
Philip KERR
trilogie.jpg 
« L'été de cristal », « La pâle figure » et « Un requiem allemand » ont été publiés pour la première fois entre 1990 et 1995. Ils sont réédités aujourd’hui en un volume en livre de poche. Si, comme moi vous avez raté la première édition, saisissez l’occasion.
Avec pour toile de fond le IIIème Reich (de 1936 à 1947), polar et roman historique, bien écrit, avec ce qu’il faut d’humour, cette trilogie, sorte de « Millenium » allemand a tout pour plaire ; ceux qui sont tombés dans la trilogie suédoise pour en ressortir trois semaines plus tard me comprendront : on ne peut la lâcher.
Bernhard Gunther, Bernie pour les intimes, ex-commissaire de la police berlinoise, devenu un privé après 1933, est un homme solitaire, lucide et désabusé.
Quand un riche industriel lui confie l’enquête sur la mort de sa fille, celle-ci le conduit au cœur du système nazi. Avec Bernie, on parcourt Berlin, de la Friedrichstrasse au Kürfürstendamm, de Schöneberg au Kreuzberg ; Berlin où chacun voit sa ville, son pays changer, jeux de pouvoir, compromissions, la vie quotidienne devenir chaque jour plus difficile. L’ambiance est extrêmement bien rendue et séduira autant les amoureux d’Histoire que ceux de polars.
Prix des lecteurs (livre de poche) Policiers 2010
 
 
TÊTE DE TURC
(« Ganz unten », Verlag Kiepenheuer & Witsch, Cologne, 1985)
Günter WALLRAFF
tete-de-turc.jpg
(Ed. La Découverte, Paris, 1986)
 
  Le livre a plus de 25 ans, il est toujours d’actualité.
  Le titre a évidemment ici plusieurs sens et l’expression « populaire » de « tête de turc » y prend toute sa dimension tragique.
  Dans sa belle préface, Gilles Perrault rappelle quelques vérités d’hier et d’aujourd’hui : « On pourrait croire que le développement de l’information a réduit à rien les terrae incognitae de nos sociétés : c’est l’inverse ». 
Walraff, dit Perrault, pratique un journalisme vertical.
  Pendant deux ans il devient Ali le turc et subit les discriminations, les brimades, lot quotidien des immigrés. Prêts à faire n’importe quoi, dans n’importe quelle condition, voilà leur réalité, parions que rien n’a changé.
  McDonald’s (édifiant, je recommande à ceux qui aiment les Big Mac !), bâtiment, OS, cobaye pour industrie pharmaceutique, les boulots les plus durs, les plus dangereux, les moins considérés c’est pour lui ! Tous ces travaux sont exercés au mépris des plus élémentaires règles de sécurité (pour les immigrés, et non pour les ouvriers allemands) sans parler du mépris le plus total pour les individus.
  Le dégoût, la révolte vous serre au ventre à chaque page. C’est douloureux, très douloureux.  
  Son livre, devenu un best seller, a ébranlé la société allemande qui s’est retrouvée confrontée à son « racisme ordinaire ».
 
  Günter Wallraff (né en 1942) est un journaliste d'investigation allemand ; il s’est fait connaître en Allemagne par une méthode d'enquête basée sur l'expérience personnelle, au cours d'une infiltration dans l'environnement proche de la cible du reportage. Adoptant à chaque fois une identité fictive et donc non reconnaissable comme journaliste, il écrit des livres dénonçant certaines situations sociales, impliquant un regard différent sur la société.



LA LIGNE VERTE
 
ligne-verte.jpg
 
Film américain (The Green Mile, réal. Frank Darabont, 1999 - 3h) adapté du roman éponyme de Stephen King
 
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Paru en six épisodes mensuels (à la manière des feuilletons du 19ème siècle) et publiée simultanément dans plusieurs pays,  plusieurs langues entre mars et septembre 1996, le roman « la ligne verte » a été adapté par le réalisateur Frank Darabont en collaboration avec S. King.
Avec « Dolorès Claiborne » une des meilleures adaptations au cinéma d’un livre de S. King
 
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Nous sommes en 1932 dans le bloc E (celui des condamnés à mort) du pénitencier de l’État de Louisiane. Au bout du couloir :
 la ligne verte,
vous la passez, vous êtes mort.
Tom Hanks est le gardien-chef Paul Edgecomb, juste et humain il est respecté par ses collègues, sa hiérarchie et les  prisonniers, seul Percy sait jouer de sa perversité envers les prisonniers ; arrive, John Coffey (interprété par Michael Clarke Duncan), un géant noir dont la douceur et la personnalité tranchent avec les meurtres horribles dont on l’accuse. Et puis il y a Mister Jingles, une drôle de petite souris, qui trottine et met un brin d’humanité dans cet environnement carcéral, bientôt adoptée par un condamné à mort, elle est chez elle.
Et petit à petit, tout va de travers dans le bloc E.
Je ne vous en dirais pas plus sur ce film bouleversant,
vous devrez le voir ;
Il y a de l’émotion, de l’humour, des scènes difficiles.
J’ajoute que tous les acteurs sont épatants (y compris Mister Jingles).
 
 
Mi de Paris
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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