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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 16:37
De Santiago à Villanova de Arousa
Aujourd’hui, nous allons atteindre notre point le plus bas sur la côte de Galice : nous attrapons l’autoroute et filons directement à Combarro, petit port de pêche réputé pour sa « collection » d’horréos alignés le long du rivage, « étape incontournable » selon le routard !
Nous nous préparons donc pour une balade séduisante dans les venelles pittoresques, ce qui serait sans doute le cas sans une abondance excessive de restos et de boutiques de souvenirs (les mêmes souvenirs partout), dont les propriétaires ne sont pas forcément avenants. On sent que le tourisme ici est la principale ressource et on attend de lui qu’il débourse sans compter ! Comme aurait dit notre voisin, on nous prend pour des américains, ici ! Même pour prendre un chat en photo dans une boutique, on veut nous faire payer…
Des clous!
C’est un joli village, et les échappées sur la mer, les horréos, les bougainvillées en fleurs nous assurent de jolies photos.

Au fur et à mesure que les cars de touristes arrivent, la fréquentation se densifie. Nous avons eu de la chance d’arriver tôt pour trouver une belle place en front de mer ; une demi-heure plus tard, nous aurions sans doute galéré pour stationner.

Les ruelles sont pittoresques et les placettes fleuries fort sympathiques, mais… MAIS !

Mieux vaut ne pas trop regarder dans les courettes, les recoins, sous les escaliers ou derrière les balustrades, ni chercher les coins tranquilles à l’écart de la foule ! Il y a beaucoup de détritus partout, et nous sommes même tombées sur des toilettes sauvages  en empruntant une venelle déserte pour accéder à la plage.
La plage, parlons-en ! Elle ne donne pas vraiment envie d’’y marcher pieds nus, et encore moins de s’y baigner, d’autant que là aussi, les algues vertes colonisent le rivage.
Enfin, nous nous disons que cela ne valait sans doute pas la peine de descendre aussi bas et remercions une fois de plus le Routard pour ses conseils.
Notre seconde étape n’est guère plus satisfaisante. Nous remontons un peu pour aller découvrir Gambados où il parait que « tout est à voir ». Allons gambader, donc!
Nous trouvons effectivement un bel ensemble architectural de solides maisons de granit ; le cœur historique de la cité, la praza de Fefiňàns,
bordée de vieux palais et de l’église principale (fermée !),
serait sans doute beau, sans la présence de deux semi-remorques disgracieux qui ont décidé de s’y incruster.
Nous enfilons quelques ruelles (ici aussi, il vaut mieux s’abstenir de regarder dans les fossés ou les massifs de fleurs qui, trop souvent servent de cendriers et de poubelle)  pour regagner le front de mer dans l’intention de  gagner le vieux quartier de pêcheurs, mais nous en sommes assez loin, et comme nous sommes un peu dégoûtées, nous renonçons rapidement pour retourner au camion et nous en aller voir de plus près l’île d’Arousa que nous apercevons au large.
 
L’île est reliée au continent par un pont de deux kilomètres (équivalent de l'île d'Oléron ????)
Tout commence par une nouvelle déception. Nous sillonnons les rues du bourg sans grand charme, sans intérêt particulier, avant de trouver enfin la direction de la réserve naturelle protégée, puis  un endroit approprié pour arrêter le fourgon. Ici, les gens ne sont pas fous : ceux qui ont des terrains en bord de mer les transforment en parking payant. Et comme il est pratiquement partout interdit de stationner le long de la route, nous nous félicitons d’avoir pu trouver une des rares places libres et gratuites à proximité du départ de la balade.
Enfin quelque chose de satisfaisant !!!
Nous dégustons sans réserve le bleu profond de la mer, la forêt, les rochers, et les petites criques paradisiaques parfois squattées par des nudistes… Le sentier côtier chemine dans cet univers naturel pour notre plus grand bonheur. Il y a peu de monde, de rares baigneurs ici et là, bref, tout est fait pour entretenir le miracle ! Merciiiiiii !!!!!!!
Après une heure et demie de cette marche enchanteresse, nous nous rendons à notre camping du soir, quelques kilomètres plus loin, après avoir regagné le continent, le camping « paisaxe ».
Il a beau faire chaud, nous ne risquons guère de profiter de la piscine où une nuée de gosses braillards courent, s’aspergent et gesticulent. Du reste, à notre arrivée, le calme est loin de régner sur le terrain : deux employés s’agitent armés d’une tondeuse et d’une débroussailleuse. On se demande bien ce qu’ils tondent, vu que tout n’est déjà qu’herbe rare et poussière. Outre le bruit, ils dégagent un nuage de terre qui envahit les installations ; sympa ! Les gens d’ici ne semblent guère apprécier la nature ; nous remarquons que toute une partie du terrain est occupé par des résidents. Là, tous les emplacements sont recouverts de bâches plastiques, sans doute pour faciliter le ménage. Pas le moindre brin d’herbe ! Quelle tristesse. Certes, ce n’est pas la première fois que nous remarquons que les gens ont une fâcheuse tendance à sacrifier la vie pour des raisons pratiques, arbres coupés, haies taillées au cordeau sans tenir compte des saisons ou des floraisons, bâches sous gravier pour empêcher la pousse des mauvaises herbes, espace de vie bétonnés au risque de favoriser les inondations, etc, etc… Hé oui, tout le monde se plaint du réchauffement climatique, mais il y en a encore trop qui n’ont pas réalisé que seule la végétation peut en freiner l’évolution. Pauvre de nous !
Faute de baignade (en fait, nous remarquons que beaucoup de jeunes extérieurs au camping sont venus profiter de la piscine; est-ce habituel ou exceptionnel ? Nous ne le saurons pas), nous optons pour la balade en front de mer, assez sympathique au demeurant, cheminant jusqu’au village de Vilanova de Arousa, sans toutefois franchir la passerelle très aérienne qui enjambe la ria. Pour une fois, il y a beaucoup de monde sur la plage et les gens se baignent. Il faut dire qu’enfin, il fait beau et chaud…
… Qui aurait pensé qu’il pleuvrait dans la nuit ? Pas nous ! Et pourtant, si !
Fredo
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