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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 19:40

De Zumaïa (Pays basque) Santillana del Mar (Cantabrie)

 

Ne cherchez pas le jour 1, sans intérêt, puisque passé essentiellement sur la route pour arriver au camping d’Itxaspe, à proximité de Zumaïa. Nous voici au Pays basque Espagnol où nous avons déjà fait de toutes petites incursions par le passé, mais jamais aussi loin de la frontière. Notre première soirée nous a permis de nous dégourdir les jambes tout au long d’une chouette balade sur les falaises. Le ton est donné : voici un pays où il vaut mieux avoir le jarret ferme et ne pas être asthmatique. Belle descente jusqu’au niveau de la mer afin de rejoindre le tracé d’une ancienne voie ferrée jusqu’à butter sur l’entrée d’un tunnel éboulé. Il n’y a donc plus qu’à remonter et chez les basques, nous l’avons déjà remarqué du côté français, on ne triche pas avec les dénivelés ! Hardi petit ! Tout droit jusqu’au sommet ! Chemin faisant, nous parvenons au cap de Mandataqaïa qui offre des points de vue ébouriffants sur la côte.

La mer est plutôt calme, mais avec pas mal de remous au pied des falaises. Pas vraiment tentées par un petit bain. C’est dimanche, il fait beau, chaud et il y a beaucoup de promeneurs. Du reste, au camping, la saison estivale semble bel et bien commencée : la plupart des emplacements sont occupés. Beaucoup de hollandais, d’allemands et d’anglais.

En ce second jour, donc, nous quittons Zumaïa et le Pays Basque pour aborder le territoire de Cantabrie et faire halte à Santillana de Mar, qui, comme son nom ne l’indique pas se trouve situé à quelques kilomètres de l’océan.

En chemin, nous avons prévu plusieurs visites, et entre chacune, nous emprunterons l’autoroute car si nous ne doutons pas que la route côtière soit magnifique, son tracé sinueux nous ferait perdre beaucoup trop de temps.

L’autopista (payante) bientôt autovia (gratuite) est un magnifique ouvrage d’art qui enchaîne viaducs vertigineux et tunnels plus ou moins longs.  A chaque sortie de tunnel, nos regards plongent dans de profondes vallées, souvent défigurées, hélas, par de gigantesques complexes industriels, ou par une prolifération urbaine débridée. Le bitume franchit hardiment rios et rias profondes et de temps à autres, nous apercevons entre deux falaises une superbe plage de sable blond. Dans les terres, un relief tourmenté intrigue et fascine.

Pour notre première halte, nous avons élu la station balnéaire de Castro-Urdiales. Comme toutes les petites villes que nous allons visiter, aujourd’hui et les jours suivants, il faut franchir une large ceinture d’immeubles modernes (pas forcément jolis) avant d’en atteindre le cœur. En payant, nous nous garons assez facilement à proximité du centre.

Castro Urdiales, c’est en premier lieu une superbe promenade en front de mer, parfaitement aménagée et joliment fleurie, le long d’une immense plage de sable fin, avec en ligne de mire les sites d’intérêt de la ville, l’église Santa Maria et le castillo, tous deux perchés sur un promontoire fermant la baie. Le coup d’œil est un peu gâché par les bâtiments de la criée qui se dressent juste devant ce pôle touristique remarquable. Dommage.

Nous remarquons qu’il y a pas mal de monde sur le sable, mais très peu de l’eau (et ceux que l’on voit nager porte une combinaison de plongée !).

Nous traînons un bon moment sur le site du château auquel on accède par un antique pont médiéval à arche unique ; la terrasse offre de superbes vues sur la mer, le port et la côte estompée par la brume. Dans le château restauré dans un style résolument moderne un peu discutable, nous profitons d’une exposition de dessins et peintures gratuite (bof, bof) avant de visiter l’église Santa Maria du XIIIème siècle, bel exemple des débuts du gothique espagnol, et de revenir au camion en enchainant les ruelles et places de la ville ancienne. Quelle surprise alors de tomber sur une manifestation de gilets jaunes sur la belle place de l’ayutamiento ! Il s’agit de retraités manifestant pour obtenir des pensions décentes. C’est contagieux ?

Les ruelles sont agréables, les places bien arborées et fleuries, il y a même des haut-parleurs dissimulés dans les parterres diffusant de la musique d’ambiance. Le bâti est souvent très sophistiqué ; certaines villas « arts nouveaux » ressemblent à de véritables petits châteaux avec leurs tourelles, leurs balcons finement travaillés.

Nous prenons vraiment beaucoup de plaisir à déambuler dans cette petite ville côtière à l’atmosphère un peu désuète et accueillante. Un de nos coups de cœur, très certainement.

 

Notre seconde halte, à peu de distance de là, Laredo, nous emballera nettement moins. Joli cœur de ville médiéval, noyée dans des quartiers sans âmes et un front de mer carrément horrible, défiguré par des barres d’immeubles en béton. Pourtant, la plage a l’air belle… Elle le fut sans doute.

Trompe-l'oeil à Laredo

On ne s’y gare pas sans mal quand on voyage en camping-car ; encore avons-nous eu la chance de trouver une place assez grande dans une rue relativement proche du centre. En tous les cas, si vous mettez vos roues dans les nôtres, ne comptez pas profiter des parkings de Laredo, à moins d’être un malotru et de vous mettre en travers en occupant trois ou quatre places d’affilée (on en voit !).

Après cette visite décevante, nous filons directement à Santillana del mar et nous commençons par gagner le camping de la ville. Pratique, pour visiter. Le bureau est fermé, mais une affichette dit de s’installer et de repasser plus tard, lorsque le bureau sera ouvert. Soit.

Nous nous installons donc et nous partons aussitôt à la découverte de la ville, repassant devant le bureau, toujours fermé.

Depuis que nous avons quitté Laredo, le temps s’est progressivement gâté. Il fait tout gris. Mais tant qu’il ne pleut pas, nous sommes contentes !

Nous voilà dans une petite ville médiévale parfaitement bien conservée ; les pavés sont très certainement d’époque et peu réjouissants pour nos petits petons, mais il faut faire avec !

Le patrimoine bâti est superbe. Il y a du monde, mais sans plus. Des boutiques de spécialités et de souvenirs, mais pas à outrance ; bref, la découverte est plaisante ; encore un coup de cœur !

Nous enfilons les ruelles et les places, dirigeant nos pas vers la collégiale Santa Juliana, réputé pour être le plus beau monument roman de Cantabrie. Ce serait quand même dommage de le rater !

Nous admirons au passage les nombreuses maisons nobles blasonnées, les « casonas,

et les divers édifices qui jalonnent le parcours, tous plus prestigieux les uns que les autres, et bientôt, la collégiale se dresse devant nous, au-delà d’un vieux lavoir particulièrement photogénique (difficile de prendre la photo sans la présence d’indésirables obstinés à nous gâcher le paysage !).

La collégiale est fermée, hélas…

… C’est là qu’est l’os !

L’extérieur, heureusement, ne manque ni d’intérêt ni de majesté, mais l’intérieur de l’église et le cloître doivent valoir le détour. Vraiment dommage.

Nous poursuivons notre découverte, explorant de nouvelles ruelles, visitant quelques boutiques alléchantes (c’est le moment de faire provision de cidre, anchois et bonite !) et nous faisons une petite halte dans un sympathique bistrot (il n’en manque pas !) pour déguster, la fraîcheur ambiante le permettant, un délicieux « chocolate a la tasa ». Nous nous en léchons encore les babines !

Nous revenons vers le camping, passons une fois de plus devant le bureau… Toujours fermé !

 

Après le repas, nous retournerons faire un tour en ville, pour tâter de l’ambiance vespérale des lieux. Il y a beaucoup moins de monde, mais les boutiques sont encore ouvertes. Approchant de la collégiale, un bruit de castagnettes nous fait presser le pas. Sur l’esplanade, devant l’entrée de l’église, un groupe de danseurs, jeunes et moins jeunes, filles et garçons, se livre à une démonstration sautillante (pour les garçons, les filles se contentant de marquer le rythme avec des tambourins). Si le pas semble assez simple et répétitif, les déplacements des garçons qui manient brillamment les castagnettes, paraissent quelque peu compliqués. Et sportif ! Mais comme dit Domi, ça ne fait pas maigrir ; c’est vrai qu’il y en a de bien dodus… Allez, on rigole !

Nous sommes nombreux à admirer la prestation dont nous saluons la fin par des applaudissements enthousiastes.

Ensuite, nous rentrons au camping. Et le bureau est toujours fermé !

Et j’ajouterai qu’il le sera encore le lendemain lorsque nous quitterons les lieux. Tant pis pour eux !

A suivre…

Fredo

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