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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 16:14

La sagesse c’est tendre vers l’idéal d’une vie [ ] responsable, aimante, harmonieuse, juste, sereine, joyeuse, libre … Vouloir grandir en sagesse, c’est déjà faire le choix fondamental qui peut changer notre vie de hiérarchiser nos valeurs afin de déterminer ce qui est important ou pas et de définir les priorités à donner à notre existence ?

Maïmonide

« Tout homme à la possibilité d’être un juste […] ou un méchant, un sage ou un sot […] il n’est personne qui le contraigne, qui l’entraine dans la voie du bien ou du mal. C’est lui qui de lui-même et en pleine conscience s’engage dans celle qu’il désire ». Maïmonide (XIIIe s)

Celui qui cherche la sagesse cherche à progresser à grandir, à développer le potentiel (bonté, intelligence, créativité) qui est en lui. Il cherche aussi à améliorer le sort

Sénèque

du monde dans lequel il vit, d’incarner ses idées et ses convictions dans des actes en se donnant un cap, une direction et d’essayer de les suivre. « Il n’y a pas de vent favorable pour qui ne sait en quel port se rendre ». Sénèque

La sagesse s’apparente à la recherche d’un état de satisfaction global et durable de l’existence qui ne dépend pas des aléas de la vie et donc des évènements extérieurs. Plutôt que de chercher à adapter le monde à ses désirs, il convient de transformer ses désirs pour les adapter au monde, autrement dit au réel. Le sage consacre ses efforts à se changer lui-même, il apprend à aimer la vie de manière inconditionnelle et non pas seulement quand tout lui est favorable.

La sagesse nous invite à cesser d’accuser la vie ou les autres et à comprendre que la plupart de nos souffrances pourraient être évitées si nous changions la représentation que nous avons de nous mêmes ou du monde. L’obstacle au bonheur n’est pas la réalité mais la représentation que nous en avons.

L’idéal de la sagesse, et la conception du bonheur qu’elle véhicule, sont aux antipodes de la vision du bonheur contemporaine répondue dans nos sociétés matérialistes et consuméristes : être le meilleur, le plus compétitif, riche, reconnu …

Epitecte

Elle requiert l’apprentissage d’un savoir, l’approfondissement d’une réflexion, le bon usage de la raison, la mobilisation de la volonté, une juste réorientation des désirs. Cette attitude est possible en distinguant ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous ! (Epitecte)

 

La sagesse c’est dire oui à la vie c’est avoir la capacité de s’émerveiller !!! C’est l’accepter telle qu’elle est et non telle que nous la voudrions et de l’aimer. « Et moi j’aime la vie »  Montaigne

Montaigne

Il faut « aimer la vie comme on aime la musique » […] avec ses sons et ses silences, les allegros et adagio, l’Harmonie et la dissonance. « Ne rien vouloir d’autre que ce qui est ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles, ne pas se contenter de supporter l’inéluctable et encore moins se le dissimuler […] mais l’aimer ». Nietzsche

Nietzsche

La sagesse nous accompagne vers une vie qui est à la fois heureuse et bonne sachant que l’Amour est le summum à atteindre car […] un sage authentique aime et respecte tous les être vivants. Aimer en vérité c’est vouloir le bonheur de l’autre autant qu’il veut le notre, que ce soit dans une relation de couple ou amicale. C’est la sagesse du « détachement » ou du « non-attachement », l’esprit ne doit pas s’approprier l’autre, vouloir le retenir à tout prix, le considérer comme sa chose ou son bien. Il s’agit de ne pas entrer dans une relation de dépendance.

Enfin l’Amour pour s’épanouir de manière juste, durable et profond, appelle à la conscience de soi, à la lucidité, à la bienveillance et au don.

Les philosophes de l’Antiquité ont défini un certain nombre de valeurs et de qualités, auxquelles ils ont donné le nom de vertus (dont l’étymologie signifie excellence) et qui permettent de cheminer vers la sagesse.

Les quatre vertus principales sont la justice, la tempérance, le courage, la prudence.

Le justice se conforme à la loi, à l’égalité, elle définit notre degré d’humanité, l’humanité envers les animaux étant l’une des plus noble vertus […] c’est seulement lorsque nous nous préoccupons de la totalité des êtres sensibles que notre moralité atteint son plus haut niveau.

La tempérance est la sobriété heureuse.

Le courage nous permet de dépasser nos peurs et nos limites pour grandir en humanité.

La prudence nous permet de discerner les plaisirs et d’orienter de manière juste nos désirs.

L’humour bien que ne faisant pas partie des vertus reconnues est pourtant indispensable à la sagesse. Elle permet de combler le décalage entre l’idéal auquel nous inspirons et la réalité de ce que nous sommes. L’humour rend plus léger et humble sur un chemin spirituel qui a vite fait de nous rendre trop sérieux, orgueilleux ou vaniteux. Un homme sans humour a beaucoup de chemin à parcourir pour devenir un être humain accompli.

La souplesse est également une autre vertu nécessaire, souplesse du corps mais aussi souplesse de l’esprit. La flexibilité, capacité à s’adapter, est une vertu essentielle à la sagesse. Le sage n’est jamais figé ni dans sa pensée, ni dans son comportement, la sagesse consiste à épouser le flux de la vie sur terre.

Chacun de nous est acteur dans une pièce de théâtre, nous n’avons pas choisi de jouer tel ou tel rôle mais nous sommes libres de bien ou mal le jouer, d’avoir du plaisir ou du déplaisir.

Notre identité la plus profonde est l’étincelle divine en nous. Notre Ego est le sentiment d’exister comme individu séparé et unique, il est nécessaire pour survivre. Il nous permet d’avoir un sentiment d’existence autonome, de chercher ce qui nous fait du bien et de nous protéger des dangers. Un moi ou un Ego bien structuré est indispensable au bon développement psychique de l’individu. Acquérir un moi structuré c’est avoir une juste estime et un amour de soi et être capable de tenir compte des autres et de partager. Néanmoins nous ne sommes pas que cet Ego ! Nous finissons par nous identifier à notre Ego, construit dans le regard des autres et constitué de toutes les idées et émotions qui en découlent or il ne constitue pas notre identité la plus profonde qui est d’essence divine ou cosmique et qu’on appelle le Soi.

La prise de conscience que nous ne sommes pas que cet Ego constitue une forme d’éveil et permet de ne plus s’identifier à notre moi qui vit en permanence à travers le regard des autres qui est sensible aux compliments et aux critiques, qui cherche à défendre ses intérêts à tout prix.

En résumé la sagesse est de ne pas être envahi par son Ego, de vivre totalement l’instant présent, de faire preuve d’une grande spontanéité, de ne pas oublier que la sagesse est la voie du juste milieu en toute chose et que nos choix de vie nous appartiennent sans avoir à en rendre les autres responsables.

Merci Frédéric Lenoir !

Do

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commentaires

C
Le résumé me va bien mais une question/constat à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse et même dans ce texte. Nous ne naissons pas avec les mêmes facultés et de là découle tous les comportements humains.
Répondre

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