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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 18:30

Cela en valait-il la peine ? Pas sûr !

Au programme de ce séjour romain évidemment placé sous le signe de la culture, le Vatican et ses musées s’imposaient. Exécution !

La Place St Pierre

Par contre si visiter Rome vous sourit et que l’envie de découvrir la Chapelle Sixtine vous titille, alors un seul conseil, acheter vos billets avant de partir sur le site officiel (uniquement) car sans billet coupe file, autant abandonner toute idée de visite d’autant que c’est ensuite un jeu d’enfant que d’échanger le voutcher contre les billets et que cela vous soustrait aux appétits des guides de tout poil qui sévissent à Rome, aux abords des monuments, le Vatican est ce qu’il y a de pire.

Collant comme des mouches par temps d’orage, impossible de faire un pas sans les avoir sur le dos. Ayez l’air de chercher quoi que ce soit (nous nous avions perdu Françoise dans la foule et hésitions à poursuivre notre déambulation) et ils vous tombent dessus. Condescendants, ils n’hésitent devant aucun subterfuge pour alpaguer le touriste. A les entendre ils ont toujours « le plus » auquel vous n’êtes pas sensé avoir pensé à vous proposer et il en faut beaucoup pour leur faire perdre leur superbe. Nous y sommes pourtant arrivées, notre ton les a scotchés un temps avant qu’ils nous « traitent » agressivement de « gilets jaunes ».

Toutes les rues aux abords de la Piazza del Risorgimento mènent aux musées du Vatican, aussi à chaque intersection de rues il se trouve toujours un bonhomme pour vous faire remarquer que le Vatican est par là quitte à vous attraper énergiquement par le bras pour vous remettre dans le droit chemin ! Au début, ça passe, au bout d’un certain temps, ça lasse. Trop c’est trop, nous avons craqué.

Lorsque vous avez réussi à passer tous les obstacles et que vous avez enfin pénêtré dans le saint des saints, la galère continue. Inutile de compter ne visiter que ce qui vous intéresse, étant tous parqués vous êtes condamnés à suivre le flot des touristes et il est bien difficile de profiter de ce que l’on voit.

Armées du plan du Routard nous avons au moins réussi à nous faufiler et éviter les musées étrusque et égyptien pour gagner le Musée Pio Clementino en sélectionnant les pièces majeures indiquées par notre guide. Une précision au passage, ne dépensez pas un radis pour l’audio-guide, autant vous équiper du Routard ou du guide bleu, cela vous fera plus d’usage !

L'Apollon du Belvédère

Après avoir admiré l’Apollon du Belvédère, passé un petit moment devant Lacoon et ses fils, mariage parfait de deux arts majeurs, la Littérature et les Arts Plastiques, Virgile et son Enéïde et 3 sculpteurs de Rodhes, happées par la foule, un rapide bonjour à Antinoüs, toujours aussi beau et nous avons été entraînées bien malgré nous vers la galerie des Cartes de Géographie.

Antinoüs
Plafond à caissons de la salle des cartes de géographie

Peintes fin XVIe sur les indications du Père Danti, mathématicien et géographe, en 40 tableaux, cette galerie restitue l’Italie et les possessions de l’Église à la Renaissance. Finalement nous nous sommes prises au jeu et c’est avec plaisir que nous nous sommes attardées en ce lieu qui par ailleurs ne semblait pas vraiment intéresser le gros de la foule.

La Corse

Marrante cette représentation de la Corse, tête en bas si je puis dire, intéressant de retrouver la Provence et de reconnaître tous ces villages que nous connaissons sur le bout des doigts. Par contre nous avons considérablement accéléré le pas dans la galerie des tapisseries pensant larguer la foule et pouvoir jouir des « Stanze » de Rafaël tout à loisir. Grossière erreur. J’attendais le coup au coeur, rien !

Alors que je connais quand même bien ces fresques étudiées en long et en large quand je suivais les Cours du Louvre, j’ai réalisé où je me trouvais en reconnaissant « Héliodore chassé du Temple ». Comble de malchance, en raison de travaux la visite fait découvrir les « chambres » en commençant par la dernière qui n’est d’ailleurs pas l’oeuvre de Rafaël ! Ces Stanze font partie d’un ensemble de 5 pièces peintes sous le Pape Jules II. Rafaël avait à peine 25 ans quand le pape l’a choisi pour reprendre et poursuivre l’oeuvre commencée par Sodoma .

Salle des signatures, l'Ecole d'Athènes de Rafaël

Seule la Chambre des signatures est entièrement son œuvre et le tableau dit « L’Ecole d’Athènes en est le fleuron. L’artiste l’a voulu comme la communion de la Philosophie antique et de la philosophie chrétienne. Les différents personnages, comme cela est fréquent, qu’ils soient bibliques, philosophes ou hommes politiques ont été peints sous les traits de célébrités de l’époque. On y retrouve ainsi Michel Ange, Bramante, Rafael lui-même.

Bousculées dans ces pièces envahies de visiteurs bavards, nous avons quitté les Stanze déçues zappant sciemment les appartements Borggia pour gagner la Chapelle Sixtine persuadées d’y vivre un grand moment. Las !

Plafond de la Chapelle Sixtine depuis le couloir !!!

Au Vatican, l’Art n’a plus d’âme. Nous nous sommes retrouvées debout parquées au coude à coude, entassés sans avoir la possibilité de trouver la position la plus confortable pour découvrir l’environnement. Difficile de supporter les injonctions sans cesse réitérées demandant de faire silence et rappelant que les photos étaient interdites. Certes la Chapelle Sixtine est un lieu de culte mais Dieu a déserté les lieux depuis belle lurette ! Si encore il était possible de s’assoir, de prendre le temps de repérer les différents personnages, de comprendre les scènes bibliques ! Le flot des touristes qui sans cesse pénêtre dans la chapelle doucement mais surement pousse vers les sorties. Ce que nous avons fait en ayant soin de choisir celle qui débouche sur St Pierre que nous n’avions pas pu visiter le matin ! Bien que gratuite l’entrée est hyper sécurisée et chaque visiteur doit passer au contrôle. Comme à l’aéroport les sacs passent aux rayons et chacun de nous doit se dévêtir, manteaux et pour certains chaussures, pour passer les portiques de sécurité. Au bas mot 2 heures de queue pour accéder au sanctuaire en arrivant sur le coup de 10h30 !

Nous avions eu la chance de visiter St Pierre en 1986 librement, sans trop de monde et si je me souvenais parfaitement de la vue décoiffante sur la place du haut de la coupole, cette fois nous avons abandonné l’idée d’y remonter, trop de queue et surtout un tarif prohibitif, 10€ pour un petit coup d’ascenceur sachant que le gros de l’ascension reste pédestre.

Pietà Michel Ange

Nous avons donc déambulé dans la basilique et mis à part devant la Pietà de Michel Ange où subitement l’émotion m’a fauchée, la aussi je n’ai pas ressenti grande émotion. Tout est trop, trop riche, trop grand, trop de monde !

Pas de recueillement, exactement ce que nous avions constaté le jour de Noël où quand par hasard nous avions atterri sur le coup de midi devant la Basilique. Une foule incroyable était là massée et nous avions alors réalisé que chacun attendait le Pape.

Lorsqu’il est apparu le gros de l’occupation des personnes présentes a été de le mitrailler, cela parlait, riait, s’apostrophait, allait, venait comme si de rien. Certes peut-être en aurait il été autrement si des haut-parleurs avaient été branchés mais quand même. Le cirque quoi ! J’avoue être tombée de haut !

Alors St Pierre, le Vatican ?! Bof !

 

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