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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 17:30

 

Pour nous qui allons environ une dizaine de fois au cinéma par an, parfois une quinzaine, les années fastes, l’année commence bien avec deux films en une semaine : « Au bout des doigts », de Ludovic Bernard, avec Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas et Jules Benchetrit (fils de Marie Trintignant, et donc petit-fils de Jean Louis Trintignant), et « Pupille », de Jeanne Herry, avec Elodie Bouchez, Gilles Lellouche, Sandrine Kimberlain et Olivia Côte.

Si les critiques de « Pupille » sont presque unanimement élogieuses, celles du film « Au bout des doigts » sont plus nuancés, la presse ayant toujours du mal à vanter les mérites d’un film (ou d’un livre) « feelgood » (entendez par là, si vous n’êtes pas au courant, un film qui fait du bien) ; vous avez sûrement remarqué que les films noirs assortis de fins tragiques et désespérantes ont toujours plus de succès que les comédies, comme si le bonheur était inaccessible dans la vraie vie, et donc, à bannir sur les écrans.

"Peu crédible" est le reproche majeur retenu contre le film « Au bout des doigt ». Personnellement, je ne vois pas en quoi car, même si les génies de la musique ne courent pas les rues, on sait qu’ils existent et on ne voit pas pourquoi ils ne sommeilleraient pas aussi dans les recoins des cités banlieusardes. Bref, tout est réuni dans ce film pour nous séduire : d’excellents acteurs, une histoire qui tient la route et de la belle musique (celle que j’aime) pour nous enchanter les oreilles et l’âme. Alors, certes, on pressent rapidement la fin, et on ne se trompe pas ; et alors ? Y’a pas de mal à se faire du bien, non ?

 

« Pupille » est un grand moment d’émotion ; là aussi, on sait que cela se

terminera plutôt bien pour le bébé "Théo", mais le parcours de ce petit bonhomme rejeté à la naissance secoue pas mal. Du nourrisson aux acteurs confirmés, tout le monde est parfait. Gilles Lellouche est bouleversant de justesse dans un rôle aux antipodes de ceux auxquels il nous a habitués ; en effet, qui l’aurait imaginé dans ce rôle d’assistant maternel pétri de tendresse ? Pas moi, en tout cas ! Ce docu-fiction nous permet de découvrir tous les dessous d’une adoption et explore sans jugement les engrenages psychologiques qui amènent chacun à choisir et à décider de son chemin de vie. Une chose est sûre : si l’on ne parle jamais d’elle, dans chaque discours adressé au nourrisson par les divers antagonistes, Françoise Dolto est omniprésente, elle qui fut la première à affirmer que le « bébé est une personne ». Ce film en est la parfaite illustration : inutile de parler « bébé » ! L’enfant, dès sa naissance (et même avant !), capte parfaitement l’énergie des mots, faculté à double tranchant qui peut le sauver, mais aussi le détruire ! Je ne sais pas si tout le monde aujourd’hui en est persuadé, mais ce n’est sans doute pas inutile de le rappeler et de mettre en évidence le pouvoir des mots.

Deux mois, c’est le temps nécessaire à toute une équipe, de l’assistant maternel, aux assistants sociaux, pour décider du devenir d’un enfant, et trouver les meilleurs parents pour lui. « Pupille » nous permet de saisir l’importance cruciale de chaque instant de ces deux « petits » mois avec justesse et sensibilité.

 

Alors, votre prochain film ? « Au bout des doigts » ? « Pupille ? »… Ne choisissez pas, allez voir les deux !

Frédérique

 

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