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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 19:47

Infidèles à notre Ptibus nous avons gagné Vienne via Barcelone. Après avoir récupéré en un temps record et dans l’ordre, notre véhicule de location et notre coéquipière en provenance de Calvi, nous étions à pied d’oeuvre pour commencer notre découverte de Bratislava dès le milieu de l’après midi.

Le premier contact déconnecte un peu ; grands immeubles, maillage routier d’importance et zones en complet réaménagement, s’accordent difficilement avec le château, les bulbes et flèches des multiples édifices de la vieille ville.

Nous déposons nos valises, prenons rapidement nos marques et gagnons les bords du Danube qui accueillent piétons et véhicules non motorisés en tout genre. Il faut avoir des yeux dans le dos pour éviter les bolides à roulettes qui sillonnent ces anciennes voies sur berges. Sans transition nous passons d’une zone de bâtiments plus ou moins à l’abandon, d’une époque révolue, à des buildings ultra modernes abritant des hôtels, de luxe évidemment ! Poursuivant notre déambulation nous repérons des bistros sympas que nous ne tardons pas à tester non sans avoir admirer au passage plusieurs sculptures dont celle d’un lion fait de chutes de pneus, le résultat est bluffant !

Tout semble bien se « goupiller », le tram passe à notre porte, les liaisons rapides sur le Danube nous permettent d’envisager une escapade viennoise.

Le centre de Bratislava, entièrement réhabilité, a un charme fou et la grande diversité architecturale maintient les sens en alerte. Nous repérons quelques témoignages de l’ère soviétique un peu lourdingues et peu en harmonie avec l’ensemble, tout comme cette surprenante 2 fois 4 voies qui isole le château de la ville et empêche d’apprécier les vestiges de remparts qui ceignaient Bratislava. « Bas beau » aurait dit le petit Julien ! Rien à voir avec les palais baroques ou rococos, les façades colorées des nombreux hôtels particuliers ou les églises aux intérieurs un peu « chou à la crème ».

En préparant notre voyage, j’ai choisi comme fil conducteur à notre découverte, la sculpture. Si de plus en plus de villes lui font la part belle, Bratislava qui a choisi cette expression artistique pour mettre en scène sa « petite » histoire, lui réserve une place d’honneur.

Les touristes ne sont pas encore au rendez-vous mais nous croisons de nombreuses classes de la maternelle au collège, ce sera d’ailleurs une constante que ce soit en Hongrie ou en Slovaquie. L’instit en nous n’étant jamais très loin nous notons avec plaisir à quel point tous ces jeunes sont calmes bien qu’actifs, attentifs mais vivants, libres et responsables !!! « No stress », pas de présence policière, Vigipirate connaissent pas !

Nous démarrons notre quête sur Hvierzdoslavovo Namestie, sorte de rambla super ombragée dotée d’un très long bassin rythmé par de nombreux jets d’eau. Les terrasses de café nous font de l’œil mais nous avons encore le jarret ferme et la curiosité nous anime.

Hans Christian Andersen

Immédiatement nous tombons sur notre première sculpture, celle de Hans Christian Andersen, célèbre conteur fan de cette ville. Nous supputons qu’il y a là quelques symboles à décrypter, mais qu’en penser ? Pourquoi un escargot ? Qui est ce petit personnage qui susurre à l’oreille d’Andersen ? Son inspiration !

Peu importe, la sculpture est belle et les ombrages parfumés des tilleuls nous ramènent à Krems, sur les bords du Danube où nous étions l’an passé à la même époque. Passé, présent se mêlent.

Parvenues au Théâtre nous virons rue Lauriska encore peu animée et repérant la star des statues, Cumil, « the Man at Work » à l’angle de la rue Panska. Icône de Bratislava il faut s’accroupir pour ce mettre au niveau de cet homme au travail. Installé là en 1977, la position précaire qu’il occupe lui valut par 2 fois d’être décapité.

Cumil

Toutes les statues de Bratislava racontent une page d’histoire de la ville, ainsi le voisin de Cumil, « Schone Naci » rappelle l’expulsion en 1945 des allemands installés à Bratislava. Schone Naci réussit à y rester, toujours très digne avec son haut de forme, courtois avec les femmes et les enfants, sa grande pauvreté fit en lui le lit de la tuberculose qui l’emporta en 1967.

Schone Naci

Place Hlavné Namestie, c’est « Napoléon » qui attend le visiteur pile poil devant la façade de l’hôtel de ville. Un clin pour rappeler peut-être que ce sacré « Napo » en 1805 en fit voir de toutes les couleurs aux slovaques.

Napoléon à moins que ce soit Hubert ? Pour être tout à fait exact, 2 écoles s’affrontent. Pour certain il s’agirait d’un déserteur français qui par amour devint producteur d’un vin mousseux aujourd’hui le plus célèbre de Slovaquie et qui porte le nom de son créateur, Hubert.

Petit à petit poursuivant notre jeu de piste nous découvrons la vieille ville.

Quittant Hlavné Namestie après un coucou « au garde » dans sa guérite, seul rescapé de la garnison qui durant 3 siècles fut installée là nous furetons dans un dédale de rues, impasses, passages couverts et gagnons la Porte Saint Michel.

Porte St Michel

Nous repérons non loin « le » restau qui sert les gnocchis à la Slovaque dont on dit grand bien puis filons faire quatre courses avant de replonger dans les rues de la vieille ville bordées de maisons aux tons pastels qui dévoilent de temps à autre des bizarreries architecturales !

Requinquées chacune d’une belle assiettée de Bryndzové Haluški, nous repartons vers la rue Lauriska gaillardement en cherchant à découvrir notre « moqueur », dernière statue du jeu de piste qui doit nous mener au château !

Nous faisons chou blanc et sous une grosse chaleur nous attaquons la grimpette. Il paraît que la vue est splendide de là-haut, ça motive mais ne nous empêche pas de nous écrouler avec délice sous les tilleuls en fleurs, histoire de digérer nos gnocchis, menu idéal, l’hiver !

Le château étant fermé le lundi, ouf !, nous redescendons par le seul tronçon de remparts subsistant tout en faisant un gros effort d’imagination pour oublier l’autoroute urbaine à son pied. Après une brève incursion dans la cathédrale où un dragon en jupons oblige Frédérique à se couvrir les épaules, seules les cuissettes dodues sont autorisées semble t’il, nous regagnons la case départ sur Hvierzdoslavovo Namestie pour une pause bistrot.

Billets en poche pour une croisière sur le Danube le lendemain nous regagnons nos pénates rêvant déjà à nos retrouvailles viennoises à venir !

Do

 

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commentaires

F
elles sont superbes ces statues !
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D
ouais, génial !

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