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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 21:16

Lors de notre tout dernier voyage nous avons fait halte sur les rives du Lac de Vassivière. Parcourues par un nombre impressionnant de kilomètres de sentiers de randonnée notre projet initial était d’y séjourner un petit moment pour découvrir la région. Ça, c’était avant que le froid et la pluie ne nous en chasse, nous poussant à trouver des cieux nettement plus cléments à Sarlat. Il n’y a pas à dire, randonner dans l’humidité n’est pas du tout à notre goût et j’admire toujours les randonneurs que j’aperçois de loin cap de pluie et barda dégoulinants s’appliquant à faire comme si !

En fait il n’y a vraiment que sur les dépliants touristiques, toutes destinations confondues, que le ciel soit toujours bleu ! Piège !

Après une nuit très glaciale, une douche bienvenue nous avions toutefois mis à notre programme la découverte de l’Île de Vassivière où est implanté un Centre international d’Art et de paysage.

Né d’un barrage sur la Maulde, affluent de la Vienne, le lac de Vassivière est en eau depuis Noël 1950 après 3 ans de travaux et sans doute un certain nombre d’habitations à jamais englouties. Les rives du lac présentent une grande diversité, forêts profondes, landes, tourbières, pâturages : l’Île en est la synthèse à quelques exceptions près.

Résidence d'artistes Vassivière

Un sentier en fait le tour traversant au passage un jardin d’herbes médicinales, un grand classique, quelques installations ne fonctionnant qu’en saison, traduisons par en Juillet et Août ! A part cela les paysages de l’île sont vraiment très beaux, la balade est donc par moment enchanteresse surtout quand aucune intervention de l’homme n’ y a apposé sa marque. C’est mon avis en tout cas !

Ce site est qualifié par les guides et ses concepteurs de « territoire de rencontre entre nature et culture ». En effet depuis 1983 tous les ans un symposium de sculptures se tient là. 64 œuvres disséminées ça et là dans ce que l’on nomme le « bois de sculptures », parfois depuis de nombreuses années ce qui fait qu’elles ont mal vieilli.

 

L’œuvre phare en est justement « le Phare » installé à côté du centre d’art qui accueille des expositions temporaires, une librairie, un centre d’informations et un cerbère en jupons qui, en tout cas le jour de notre venue, refoulait mal aimablement les différents visiteurs en manque d’informations. Fermé bien que grand ouvert ! Allez y comprendre quelque chose.

Au hasard de la balade qui dure 2 bonnes heures le randonneur butte sur des créations qui vous parlent, ou non, toutes accompagnées de commentaires des artistes qui leur ont donné vie et qui ont eu le don de nous faire monter le bouillon à la tête. Que de grands mots !

Niki Kester

Notre première oeuvre, à moins que le sous-marin à moitié immergé en est été une, fut un « chêne et [une] plaque de marbre s’affrontant dans une tension dictée par la gravité et la puissance même des éléments ». C’est à dire une plaque de marbre installée sans doute depuis longtemps à la fourche d’un arbre qui l’a en partie phagocytée (quand on a lu le libre de Peter Wohlleben on imagine sans peine les dégâts infligés à ce malheureux arbre), une œuvre qui « devient une expérience du regard qui ne peut trouver un aboutissement que par la marche et l’observation attentive du visiteur ... ».

La Déjantée

Je ne m’appesantirai pas sur « La Déjantée », un peu plus sur « Toilet on the mountain », un parallélépipède rappelant « la forme de toilettes provisoires en bois » évoquant tenez-vous bien : « l’isolement vis à vis de la société, un repli sur soi-même qui permet à la fois tranquillité et sentiment de solitude tout en offrant un panorama privilégié sur le lac ».

Andy Goldsworthy

Mis à part la structure d’Andy Goldsworthy, un rappel des enclos que les éleveurs édifiaient dans la région fixant un cheminement entre le lac et le bois mais aussi entre les huit villages engloutis et le lac qui les a submergés, le reste c’est souvent comme dit Bacri dans un « Air de famille », des trucs à e…..r les mouches !

Untitled

Moi ce qui m’a scié littéralement c’est l’œuvre de Marco Boggio Sella, « Untitled » un gigantesque casque allemand qui est là « comme une métaphore du poids de l’histoire [sensée] réactiver notre devoir de mémoire faisant écho à celui toujours vivace de la population locale [et qui] nous contraint à une confrontation permanente de l’histoire ».

Installé dans le coin pique-nique, en coupe faim peut-être ?!

Enfin toutes ces belles envolées lyriques m’ont inspirée pour vous présenter cette œuvre que j’ai intitulée Atahualpa.

Atahualpa

« Affrontement entre le minéral et le végétal, mouvement et non mouvement, une fleur, flamboyante comme le feu, en hommage à celui qui fut et que la pierre a fixé pour l’éternité ! ».

Je vais maintenant m’atteler à présenter mes différentes toiles !

Do

 

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